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Souris dans la maison : que faire et comment s’en débarrasser durablement

Photo réaliste d’une souris dans la maison, petite souris grise nette au sol d’une cuisine moderne, vue au ras du parquet, intérieur chaleureux flou en arrière-plan.

Des souris ont envahi votre maison ?

Présence de crottes, bruits de grattement dans les cloisons, emballages alimentaires grignotés… Une infestation de souris n’est jamais anodine : ces petits rongeurs abîment vos installations, contaminent les aliments et peuvent véhiculer des maladies. Dans cet article, nous vous expliquons comment reconnaître rapidement le problème, quelles actions mener tout de suite, quelles méthodes fonctionnent vraiment et quand faire appel à un professionnel comme CLEAN ON en Île-de-France.

Comment savoir si vous avez des souris dans la maison ?

Les signes typiques d’une infestation de souris

Plus vous détectez tôt la présence de souris, plus il sera simple de reprendre le contrôle. Les indices les plus fréquents sont :

  • Crottes : petites, sombres, en forme de grains de riz (3–7 mm), souvent le long des murs, dans les placards ou sous l’évier.
  • Bruits nocturnes : grattements, petits pas rapides dans les plafonds, cloisons ou derrière les meubles.
  • Traces de rongement : câbles électriques entamés, sacs poubelles déchirés, emballages de nourriture perforés.
  • Odeurs fortes : une odeur musquée, d’urine, surtout dans les espaces peu ventilés.
  • Nids : amas de papier, tissu, isolant ou carton, dissimulés dans un coin sombre.

La présence de plusieurs de ces signes dans différentes pièces indique souvent que l’infestation est déjà installée et nécessite une action structurée.

Zones à inspecter en priorité

Les souris cherchent chaleur, nourriture et cachettes. Commencez vos vérifications dans les lieux suivants :

  • Cuisine : sous et derrière les meubles, autour du frigo, du lave-vaisselle, du four.
  • Caves, garages, buanderies : stockages de cartons, de nourriture animale, de déchets.
  • Combles, faux-plafonds et gaines techniques : passages idéaux pour circuler dans tout le bâtiment.
  • Locaux à poubelles et locaux techniques en immeuble.

En habitat collectif, si vous repérez des signes chez vous, il est probable que d’autres logements ou parties communes soient touchés. Une action coordonnée est alors indispensable.

Pourquoi les souris s’installent-elles chez vous ?

Ce qui attire les rongeurs dans une habitation

Les souris ne viennent pas « par hasard ». Trois éléments les attirent particulièrement :

  • La nourriture : miettes au sol, restes sur le plan de travail, sacs de croquettes ouverts, poubelles débordantes.
  • L’eau : fuites sous les éviers, gamelles des animaux, caves ou garages humides.
  • L’abri : cloisons creuses, isolants, tas de cartons, débarras encombrés.

Une souris peut se faufiler dans un trou d’à peine 6 mm et grimper sur de nombreux supports. D’où l’importance de combiner hygiène, rangement et colmatage des accès pour limiter les risques d’installation.

Risques pour la santé et pour le bâtiment

Outre les nuisances, les rongeurs peuvent être réservoirs de bactéries responsables de maladies telles que la leptospirose, dont les principaux réservoirs en France sont les rongeurs (principalement les rats, mais aussi d’autres petits mammifères). (sante.gouv.fr) Cette infection est considérée comme un enjeu de santé publique, avec une incidence d’environ 1 cas pour 100 000 habitants par an en France hexagonale depuis 2014. (sante.gouv.fr)

Les souris peuvent également :

  • Endommager les câbles électriques (risques de court-circuit ou d’incendie).
  • Dégrader l’isolation en y creusant des galeries.
  • Contaminer les denrées alimentaires par leurs urines et excréments.

Les règlements sanitaires locaux, notamment à Paris, imposent d’ailleurs aux propriétaires et occupants de prendre toutes mesures pour éviter l’introduction de rongeurs et d’organiser leur destruction dès que leur présence est constatée. (legifrance.gouv.fr)

Que faire immédiatement quand on découvre des souris ?

Mesures d’urgence pour sécuriser votre logement

Dès les premiers signes, adoptez ces réflexes :

  • Mettez les aliments à l’abri : conservez tout (y compris la nourriture animale) dans des contenants hermétiques en verre, métal ou plastique épais.
  • Nettoyez rapidement miettes, éclaboussures et vaisselle sale, surtout le soir.
  • Limitez l’accès aux déchets : poubelles fermées avec couvercle étanche, sacs bien noués, sortie régulière.
  • Protégez les enfants et animaux : ne laissez pas jouer les enfants dans des zones où des excréments sont visibles et évitez que les animaux manipulent des souris mortes ou piégées.
  • Ne balayez pas à sec les excréments : humidifiez, ramassez avec des gants et jetez dans un sac fermé.

Ensuite, il est essentiel d’estimer l’ampleur de la situation pour choisir la bonne stratégie de lutte.

Évaluer le niveau d’infestation

Demandez-vous :

  • Les traces sont-elles limitées à une pièce ou présentes dans plusieurs endroits ?
  • Voyez-vous des souris en plein jour ? (souvent signe d’une forte population)
  • Entendez-vous des bruits dans les murs ou plafonds à plusieurs endroits de la maison ?
  • L’habitation est-elle individuelle ou collective ? Les voisins constatent-ils le même problème ?

Plus l’activité est diffuse, plus l’intervention professionnelle sera pertinente pour éviter une infestation durable.

Comment se débarrasser des souris : les principales méthodes

Pièges mécaniques : la base des traitements « maison »

Les pièges mécaniques sont souvent la première étape :

  • Tapettes classiques : efficaces et peu coûteuses, mais nécessitent une manipulation prudente.
  • Pièges à capture multiple : permettent de capturer plusieurs souris vivantes, à relâcher uniquement dans un environnement adapté, loin des habitations.
  • Pièges à bascule ou boîtes-culbutes : pratiques pour les endroits étroits et les faux-plafonds.

Placez les pièges le long des murs, derrière les meubles et à proximité des zones sales ou des passages identifiés. Variez les appâts : mélange de graines, beurre de cacahuète, chocolat, etc. Vérifiez-les régulièrement pour éviter les odeurs et la décomposition.

Appâts rodenticides : prudence absolue

Les rodenticides (anticoagulants, etc.) sont des produits biocides très réglementés en France. Leur mauvaise utilisation augmente les risques d’empoisonnement pour les enfants, les animaux domestiques et la faune sauvage, et contribue au développement de résistances chez les rongeurs. L’étude Pesti’Home de l’ANSES a montré que de nombreux ménages utilisent des pesticides domestiques, dont des produits contre les rongeurs, sans toujours respecter les consignes figurant sur les étiquettes. (anses.fr)

En pratique :

  • Respectez strictement les notices et les doses.
  • Utilisez des boîtes d’appâts sécurisées et fermées.
  • Ne placez jamais les appâts à portée des enfants ou des animaux.
  • En cas d’infestation importante ou de lieux sensibles (restaurant, crèche, école), faites intervenir un professionnel certifié.

Solutions naturelles et répulsifs : utiles, mais pas suffisants

Les répulsifs dits « naturels » (huiles essentielles de menthe poivrée, eucalyptus, etc.) peuvent aider à gêner les souris ou à les détourner de certains endroits, mais ils ne suffisent pas à éliminer une colonie déjà installée. De même, les appareils à ultrasons peuvent apporter un inconfort passager aux rongeurs, mais leur efficacité est très variable dans la durée et selon la configuration des lieux.

En revanche, certaines actions « naturelles » sont incontournables :

  • Boucher les trous avec de la laine d’acier, du mortier ou du mastic.
  • Réduire les cachettes (tas de cartons, zones encombrées).
  • Maintenir une hygiène stricte dans la cuisine et les zones de stockage, tout comme pour la lutte contre d’autres nuisibles (cafards, fourmis, mites, etc.). Pour approfondir ces aspects, vous pouvez consulter, par exemple, les solutions contre les fourmis dans la maison ou les conseils contre les mites des vêtements.

Comparatif des principales solutions contre les souris

Solution Efficacité Risques / limites Quand l’utiliser ?
Pièges mécaniques Bonne sur de petites populations si bien positionnés Nécessitent du temps, manipulation régulière, gestion des cadavres Infestation limitée, logement individuel, premiers signes
Appâts rodenticides Très efficace, surtout en traitement raisonné et ciblé Risque pour enfants/animaux, impact environnemental, résistances possibles Infestation importante ou récurrente, de préférence avec un professionnel
Répulsifs naturels / ultrasons Effet souvent partiel et temporaire Ne suppriment pas la colonie, résultats inégaux En complément, pour protéger une zone précise déjà traitée
Intervention professionnelle Très élevée, avec plan d’action complet et suivi Coût plus important, organisation d’un rendez-vous Infestation installée, sites sensibles (restaurants, crèches, etc.), habitat collectif

Prévenir le retour des souris dans la maison

Boucher les points d’entrée

La prévention commence par l’« étanchéité » de votre logement :

  • Repérez et colmatez les interstices autour des tuyaux, câbles, gaines, arrivées d’eau et de gaz.
  • Installez des grillages métalliques fins sur les bouches d’aération et orifices techniques.
  • Vérifiez le jeu sous les portes (ajout de balais de porte ou seuils métalliques si nécessaire).
  • Réparez les fissures des murs, appuis de fenêtre et soubassements.

Seuls des points d’accès correctement neutralisés empêchent de nouvelles souris de remplacer celles qui auront été éliminées.

Hygiène, stockage et gestion des déchets

Une hygiène régulière est aussi importante contre les souris que contre les cafards. Si le sujet vous concerne également, vous pouvez consulter les solutions efficaces contre les cafards.

  • Nettoyez les plans de travail et rangez les aliments après chaque repas.
  • Stockez farine, céréales, pâtes, croquettes et graines dans des boîtes hermétiques.
  • Évacuez les déchets régulièrement, en particulier les déchets alimentaires.
  • Entretenez les locaux à poubelles et évitez les sacs percés.
  • Réduisez l’encombrement dans les caves et greniers pour limiter les zones de nidification.

Maisons individuelles, appartements, restaurants : des enjeux différents

En maison individuelle, vous devrez surveiller aussi l’extérieur : tas de bois, compost, abri de jardin, poubelles doivent être gérés pour ne pas servir de « base arrière » aux rongeurs. En copropriété, un plan d’action collectif est indispensable, piloté par le syndic ou le bailleur, notamment sur les parties communes et les réseaux techniques.

Pour les restaurants, boulangeries et métiers de bouche, les exigences sont encore plus fortes : la présence de rongeurs met en jeu l’hygiène, l’image et peut conduire à des fermetures administratives. C’est précisément dans ces environnements sensibles que l’expérience de terrain d’une entreprise comme CLEAN ON, fondée par un ancien restaurateur parisien, fait la différence.

Quand faire appel à un dératiseur professionnel ?

Certains signaux doivent vous pousser à contacter rapidement une entreprise spécialisée en dératisation :

  • Vous piégez quelques souris, mais les traces réapparaissent en continu.
  • Vous entendez des bruits de rongeurs dans plusieurs parties de la maison, voire sur plusieurs étages.
  • Le site est sensible : restaurant, hôtel, crèche, école, cabinet médical, industrie agroalimentaire, etc.
  • Vous êtes en copropriété ou en immeuble avec locaux techniques complexes, caves étendues, cours intérieures.
  • Vous ne souhaitez pas manipuler vous-même des rodenticides ni gérer les aspects sanitaires.

Un professionnel sérieux ne se contente pas de poser quelques appâts : il réalise un diagnostic complet, identifie les voies d’accès, choisit des méthodes adaptées (pièges, appâts sécurisés, dispositifs spécifiques pour les zones alimentaires), puis met en place un suivi et des conseils de prévention. Pour en savoir plus sur ce que recouvrent réellement ces prestations, vous pouvez consulter le guide complet des services proposés par un dératiseur.

Si vous cherchez un professionnel près de chez vous, un article dédié explique comment procéder étape par étape : trouver un dératiseur autour de vous, vérifier ses certifications, ses méthodes et ses engagements environnementaux.

Choisir un spécialiste certifié, qui respecte la réglementation et les normes en vigueur, est essentiel pour une intervention à la fois efficace, sûre et respectueuse de l’environnement. Vous pouvez également approfondir ce point avec l’article Pourquoi choisir un dératiseur professionnel ?.

FAQ : questions fréquentes sur les souris dans la maison

Comment se débarrasser d’une souris dans les murs sans produits toxiques ?

Sans produits chimiques, la meilleure approche consiste à piéger les souris en sortie de leurs cachettes. Identifiez les zones de passage (grattements, crottes le long des plinthes, gaines techniques) puis placez des pièges mécaniques bien appâtés (graines, beurre de cacahuète) perpendiculairement aux murs. Colmatez progressivement les ouvertures accessibles avec de la laine d’acier et du mastic, en laissant néanmoins quelques sorties équipées de pièges. Évitez de boucher brutalement tous les passages : les souris risqueraient de mourir dans les cloisons, provoquant des odeurs persistantes.

Combien de temps faut-il pour éradiquer une infestation de souris ?

La durée dépend de l’ampleur de l’infestation, de la configuration du bâtiment et de la qualité des actions menées. Dans une petite maison avec quelques individus, un plan combinant pièges bien positionnés, colmatage des accès et hygiène stricte peut donner des résultats en 2 à 4 semaines. En habitat collectif, avec des réseaux de gaines et de caves interconnectées, la lutte est souvent plus longue et nécessite plusieurs passages professionnels étalés sur plusieurs semaines, voire mois, pour casser totalement le cycle de reproduction et empêcher la réinfestation par le voisinage.

Les ultrasons contre les souris sont-ils vraiment efficaces ?

Les appareils à ultrasons peuvent avoir un effet répulsif ponctuel, surtout dans une pièce dégagée. Cependant, leur efficacité est très variable : les obstacles (murs, meubles) atténuent fortement le signal, et les rongeurs peuvent finir par s’y habituer. Aucune autorité sanitaire ne les considère comme une solution suffisante pour gérer une infestation avérée. Utilisez-les éventuellement en complément d’un plan sérieux (pièges, colmatage, hygiène), mais ne comptez pas uniquement sur eux pour protéger durablement votre habitation.

Que faire si je suis locataire et qu’il y a des souris dans mon appartement ?

En tant que locataire, vous devez signaler rapidement la présence de rongeurs à votre propriétaire ou au syndic. Le règlement sanitaire type rappelle que les propriétaires et occupants doivent prendre toutes mesures pour prévenir et éliminer les rongeurs dans les immeubles. (legifrance.gouv.fr) Dans la pratique, l’entretien courant (propreté du logement, rangement, petites réparations) incombe au locataire, tandis que les campagnes de dératisation dans les parties communes et les travaux lourds relèvent du bailleur ou de la copropriété. En cas d’inaction prolongée, rapprochez-vous de votre mairie ou d’un service d’hygiène.

Les souris peuvent-elles transmettre des maladies aux humains ?

Oui, certains rongeurs peuvent être porteurs de bactéries responsables de zoonoses, comme la leptospirose. Les autorités sanitaires françaises ont d’ailleurs renforcé la surveillance de cette maladie, qui touche environ 600 personnes par an en France hexagonale et dont les principaux réservoirs sont les rongeurs. (sante.gouv.fr) La transmission à l’homme se fait principalement par contact avec un environnement contaminé par l’urine d’animaux infectés (eaux douces, sols boueux), mais une mauvaise gestion des rongeurs autour des habitations peut augmenter le risque. En cas de symptômes inquiétants (fièvre élevée, douleurs intenses), consultez rapidement un médecin.

Et maintenant ? Reprendre le contrôle de votre logement

Face à des souris dans la maison, l’essentiel est d’agir vite et avec méthode : identifier clairement les signes, sécuriser la nourriture et les déchets, combiner pièges, colmatage et hygiène, puis, si nécessaire, s’appuyer sur un professionnel de la dératisation. Basée à Noisy-le-Sec, CLEAN ON intervient sous 48 h (hors week-end) à Paris et dans toute l’Île-de-France pour la lutte contre les rongeurs, la désinsectisation, la désinfection et l’entretien des locaux.

Que vous soyez particulier ou professionnel (restaurant, commerce, industrie agroalimentaire), vous pouvez demander un devis personnalisé gratuit par téléphone au 06 69 41 07 17 ou via le site de CLEAN ON. Un diagnostic sur mesure vous permettra de retrouver rapidement un environnement sain, sécurisé et conforme aux normes d’hygiène en vigueur.

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