Anti Nuisibles

Comment se débarrasser des mulots : méthodes efficaces et durables

Vignette photoréaliste 16:9 d’un potager au matin avec entrée de terrier et mulot prudent au premier plan, piège tunnel et cage-piège propres, gants et petite pelle à côté, illustrant comment se débarrasser des mulots efficacement sans cruauté.

Les mulots ne partent pas “tout seuls”.

Pour se débarrasser des mulots, la stratégie la plus efficace consiste à combiner suppression des sources de nourriture, colmatage des points d’entrée, piégeage ciblé et nettoyage sécurisé. Cette approche (prévention + action) évite l’erreur classique : éliminer quelques individus sans traiter la cause, ce qui entraîne un retour rapide.

Comprendre le mulot (et éviter les confusions)

Mulot, souris, campagnol, rat : ce qui change vraiment

En Île-de-France, on confond souvent le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) avec une souris ou un campagnol. Or, l’identification influence la méthode : lieux de passage, points d’entrée, type de piège, et niveau de prévention à mettre en place.

Tableau comparatif : mulot vs souris vs campagnol (signes utiles sur le terrain)

Critère Mulot (souvent “souris des champs”) Souris (plutôt domestique) Campagnol
Milieu d’origine Haies, jardins, bois, lisières ; peut entrer dans les bâtiments Habitation, caves, faux plafonds, cuisines Prairies, jardins, potagers ; galeries dans le sol
Comportement Nocturne/crépusculaire, bon grimpeur, explore beaucoup Très opportuniste, s’installe facilement près des aliments Plutôt “terrassier”, dégâts racines/bulbes
Indices fréquents Traces le long des murs, grignotages, crottes, bruits de grattement Idem, souvent près des placards et zones alimentaires Petits monticules, galeries, plantes qui dépérissent
Risque principal Contamination, déjections, dégâts matériels Contamination, déjections, prolifération rapide Dégâts aux cultures/jardin

Pour une fiche naturaliste utile (taille, poids, alimentation, reproduction), vous pouvez consulter la ressource de l’Université de Bordeaux sur le mulot sylvestre.

Pourquoi les mulots entrent dans une maison, un garage ou un local ?

  • Chaleur et abri (automne/hiver : recherche de lieux secs et calmes).
  • Nourriture facile : graines pour oiseaux, croquettes, poubelles, compost, réserves mal fermées.
  • Accès simple : petits jours sous porte, gaines, aérations non protégées, fissures, passage de tuyaux.

Cycle de vie : pourquoi une petite présence peut devenir un vrai problème

Le mulot peut se reproduire une grande partie de l’année : selon les sources naturalistes, une femelle peut avoir plusieurs portées annuelles, avec une gestation d’environ 21–26 jours et des portées typiquement de 4 à 7 petits (parfois plus selon les conditions). Cela explique la “sensation de multiplication soudaine” si l’accès à la nourriture est facile. Pour une synthèse chiffrée, voir Animal Diversity Web.

Reconnaître une infestation de mulots : les signes qui ne trompent pas

Indices matériels (dans la maison, un commerce, un entrepôt)

  • Crottes (petites, sombres, souvent le long des murs, derrière appareils, dans les placards bas, combles, caves).
  • Bruits nocturnes : grattements, petits pas, activité dans cloisons/faux plafonds.
  • Traces et passages : marques grasses, poussière déplacée, empreintes fines.
  • Dégâts : grignotage sur emballages, isolants, gaines, cartons, parfois câbles (risque électrique).
  • Nids : amas de papier, tissu, isolant, herbes sèches dans un endroit calme.

Risques d’hygiène et de santé : à prendre au sérieux

Au-delà des dégâts, le risque majeur est la contamination de l’environnement par l’urine et les déjections (surfaces, denrées, zones de stockage). En France, la leptospirose est une zoonose surveillée : le Ministère de la Santé indique qu’en 2023, 570 cas ont été diagnostiqués en France hexagonale, et que la maladie est devenue à déclaration obligatoire depuis août 2023 (source ; données détaillées Santé publique France).

Concernant les hantavirus, l’Institut Pasteur publie des recommandations de prévention (notamment lors du nettoyage de lieux fermés potentiellement contaminés par des rongeurs).

Important : si vous découvrez des crottes, nids ou un animal mort, évitez de “faire de la poussière” (balayer/aspirer). Le bon réflexe est le nettoyage humide + désinfection, avec protections adaptées.

Comment se débarrasser des mulots : la méthode la plus fiable en 4 étapes

1) Supprimer l’attractivité (nourriture, eau, cachettes)

  • Stockage alimentaire : bocaux hermétiques, bacs fermés, sacs surélevés du sol (particuliers comme pros).
  • Déchets : poubelles fermées, sortie régulière, nettoyage des bacs.
  • Animaux : ne laissez pas les croquettes “en libre-service” la nuit ; nettoyez les gamelles.
  • Extérieur : limiter les graines pour oiseaux près des murs, sécuriser le compost, débroussailler au contact de la façade.

Dans les restaurants et l’agroalimentaire, cette étape est décisive : sans hygiène de stockage, la lutte devient une course sans fin.

2) Bloquer les accès : colmater, griller, renforcer

La prévention la plus rentable (en temps et en stress) reste l’exclusion. Un rongeur peut entrer par une ouverture minuscule : le CDC rappelle que des “mice” peuvent passer dans un trou d’environ 6 mm (largeur d’un crayon), et détaille les zones à vérifier ainsi que les matériaux de colmatage (guide “Seal Up”).

  • Bas de porte : pose de plinthe/brosse, seuil ajusté.
  • Passages de gaines/tuyaux : rebouchage durable (grillage métallique + mastic/solution adaptée au support).
  • Aérations : grilles métalliques à mailles adaptées, fixées solidement.
  • Fissures : inspection façade, soupiraux, cave, garage, combles.

3) Piéger de façon ciblée (et au bon endroit)

Le piégeage mécanique est souvent la solution la plus propre et contrôlable en habitat et en locaux. Pour être efficace :

  • Placez les pièges le long des murs (les rongeurs circulent rarement à découvert).
  • Multipliez les points dans une zone active plutôt qu’un seul piège “au hasard”.
  • Choisissez l’appât selon le contexte : beurre de cacahuète, chocolat, fruits secs, etc. (le mulot consomme volontiers graines/fruits/invertébrés, selon les ressources disponibles).
  • Sécurisez si enfants/animaux : boîtes de protection, emplacement inaccessible.

Si l’activité est dans une cloison, un faux plafond ou une gaine technique, le placement et la stratégie deviennent plus complexes : c’est typiquement un cas où une intervention professionnelle évite les erreurs (mauvais emplacement, sous-dimensionnement, réinfestation).

4) Nettoyer et désinfecter sans se contaminer

Après capture (ou découverte de déjections), la priorité est de retirer les sources de contamination en limitant l’aérosolisation des particules. Le CDC recommande notamment de ne pas aspirer ni balayer les déjections, de mouiller abondamment avec un désinfectant (ou solution d’eau de Javel préparée correctement), puis d’essuyer et d’évacuer les déchets de nettoyage de manière sûre (procédure “Clean Up After Rodents”, mise à jour 2024).

  • Gants (et, si zone très contaminée, protection respiratoire adaptée).
  • Aération préalable des pièces fermées longtemps.
  • Désinfection “humide”, temps de contact respecté.
  • Lavage des mains après retrait des gants.

Rodenticides et “solutions miracles” : ce qu’il faut savoir avant de faire une erreur

Ultrasons, huiles essentielles, répulsifs : utilité limitée

Les répulsifs peuvent parfois gêner temporairement, mais ils ne remplacent pas l’exclusion (boucher les entrées) et la suppression des sources de nourriture. Dans une infestation installée, ils déplacent parfois le problème (vers une autre pièce, un faux plafond, un voisinage) sans l’éteindre.

Appâts empoisonnés : prudence maximale (enfants, animaux, faune non-cible)

Les rodenticides anticoagulants exposent à des risques d’ingestion accidentelle et d’empoisonnement secondaire (prédateurs/charognards qui consomment des rongeurs intoxiqués). Des organismes scientifiques décrivent ces enjeux : par exemple, l’USGS synthétise les risques pour la faune prédatrice et charognarde et rappelle l’existence de restrictions sur certaines molécules (USGS).

En pratique : si vous utilisez un produit grand public, respectez strictement l’étiquette, privilégiez les boîtes d’appâtage inviolables et évitez toute pose “au hasard”. En milieu sensible (enfants, animaux, restauration), une stratégie professionnelle et documentée est souvent préférable.

Réglementation et compétences : pourquoi les pros ne travaillent pas “comme à la maison”

En France, l’usage de biocides par des professionnels s’inscrit dans un cadre réglementaire. Depuis le 1er janvier 2024, le dispositif Certibiocide est décliné en plusieurs certificats, dont un volet “nuisibles” (TP14/TP18/TP20) destiné aux usages pros (FFB ; synthèse pratique Certibiocide – réglementation). Cela reflète une réalité : produits, méthodes et traçabilité exigent de la formation, notamment pour limiter l’impact environnemental et sécuriser les sites.

Exemples concrets (Île-de-France) : quoi faire selon votre situation

Cas 1 : mulots dans un pavillon (garage, combles, cuisine)

  • Priorité : bas de porte + passages de réseaux (garage/cave = points d’entrée fréquents).
  • Retirer les attractifs : croquettes, graines, sacs de farine/riz, cartons au sol.
  • Piéger sur les trajets (le long des murs, près des zones de traces/crottes).
  • Nettoyer en méthode humide + désinfection.

Cas 2 : mulots dans un restaurant (réserves, local poubelles, faux plafonds)

  • Priorité : sécuriser les denrées (bacs fermés, stockage sur racks, rotation, nettoyage).
  • Identifier les accès : portes arrière, grilles, réservations techniques, siphons/évacuations selon configuration.
  • Mettre en place une stratégie de capture/monitoring adaptée aux contraintes d’hygiène.

Dans ce contexte, un accompagnement par une entreprise spécialisée évite les non-conformités et les récidives, surtout si l’activité est diffuse (plafonds, gaines, locaux techniques).

Cas 3 : jardin, dépendance, cabanon (mulots “de passage”)

  • Réduire les cachettes : bois au sol, encombrants, herbes hautes contre la façade.
  • Protéger compost et nourriture pour animaux.
  • Grillage des aérations et colmatage des fentes du cabanon.

Quand faire appel à un dératiseur professionnel ?

Vous pouvez souvent régler une présence isolée, mais il est recommandé de faire intervenir un professionnel si :

  • les signes reviennent malgré le colmatage et le piégeage ;
  • l’activité est dans des zones inaccessibles (cloisons, faux plafonds, gaines) ;
  • vous êtes un professionnel (restauration, agroalimentaire, locaux recevant du public) ;
  • vous suspectez plusieurs points d’entrée, ou un problème structurel (portes, ventilation, réseaux).

Pour mieux comprendre ce qu’implique une intervention structurée, vous pouvez lire :

CLEAN ON intervient à Paris et dans toute l’Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec des solutions sur mesure, une équipe formée, et des interventions rapides sous 48h (hors week-end). L’approche privilégie la prévention, la sécurisation des accès et des méthodes adaptées à votre environnement (habitation, commerce, restauration, locaux techniques).

Prévenir le retour des mulots : checklist simple (à appliquer toute l’année)

  • 1 fois par mois : vérifier bas de portes, grilles, aérations, joints, points de passage des réseaux.
  • Chaque semaine : contrôler zone poubelles, nourriture animaux, stockage (bacs fermés, pas de sacs au sol).
  • Après travaux : inspecter les nouveaux percements (gainage, clim, fibre, plomberie).
  • À l’automne : renforcer l’exclusion (période où les rongeurs cherchent plus volontiers un abri).

FAQ – Questions fréquentes sur les mulots

Mulot dans la maison : que faire en premier ?

Commencez par sécuriser la nourriture (tout fermer hermétiquement) et repérer où il circule : crottes, grignotages, traces le long des murs, bruits la nuit. Ensuite, mettez en place un piégeage ciblé sur les trajets (le long des murs) et, surtout, colmatez les points d’entrée (bas de portes, gaines, aérations). Sans colmatage, vous risquez d’attraper un individu… et d’en voir revenir d’autres les semaines suivantes.

Quelle est la différence entre un mulot et une souris ?

Le mulot est souvent associé aux milieux extérieurs (haies, jardins, lisières) mais peut entrer dans les bâtiments, tandis que la souris “domestique” s’installe plus volontiers à l’intérieur près des sources alimentaires. Sur le terrain, on s’aide surtout des lieux d’activité (combles/garage/jardin vs cuisines/placards) et des indices (passages, nids, dégâts). En cas de doute, un diagnostic professionnel permet d’éviter de choisir des méthodes inadaptées.

Les mulots sont-ils dangereux pour la santé ?

Le risque principal vient de la contamination (urine, déjections) et du contact indirect via surfaces/denrées. En France, la leptospirose est une zoonose surveillée : les autorités sanitaires rapportent 570 cas diagnostiqués en 2023 en France hexagonale et une incidence proche de 1 cas pour 100 000 habitants selon les années. Le risque augmente si l’on nettoie mal (poussières) ou si des denrées sont exposées. D’où l’importance d’une élimination + désinfection rigoureuse.

Comment nettoyer des crottes de mulot sans risque ?

Évitez de balayer ou d’aspirer : cela peut remettre des particules en suspension. Privilégiez la méthode “humide” : gants, aération, désinfectant appliqué jusqu’à bien mouiller les déjections, temps de contact, puis essuyage avec papier absorbant et élimination en sac fermé. Le CDC détaille une procédure pas à pas (désinfection, double ensachage, lavage des mains). Si la zone est très contaminée (grenier, cabanon fermé longtemps), une intervention professionnelle est préférable.

Pourquoi voit-on plus de mulots en automne ?

Quand les températures baissent et que les ressources changent dehors, les rongeurs cherchent plus volontiers un abri chaud et stable (garage, combles, faux plafonds) et des sources alimentaires faciles. C’est aussi une période où de petites failles (jour sous porte, grille mal fixée, passage de gaine) suffisent à transformer un simple “passage” en installation. Anticiper à l’automne avec colmatage + rangement + contrôle des zones sensibles réduit fortement les intrusions.

Et maintenant ?

Si vous voulez une solution durable (et pas seulement “attraper celui qu’on voit”), l’objectif est de combiner diagnostic, exclusion, méthodes de capture et assainissement. CLEAN ON peut vous accompagner à Paris et en Île-de-France, avec une intervention rapide et des méthodes adaptées à votre site (particulier ou professionnel). Pour nous joindre, passez par le site CLEAN ON ou contactez-nous au 06 69 41 07 17 / clean.on3d@gmail.com (devis personnalisé gratuit sur demande).

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