Maladies transmises par les rats : risques et prévention
Les rats ne sont pas “juste” un problème de nuisance : ils peuvent transmettre des maladies.
En ville comme en périphérie, la présence de rats (notamment Rattus norvegicus, le rat brun) augmente le risque d’exposition à des agents infectieux via l’urine, les déjections, la salive, les morsures, ou encore des parasites (puces, acariens). Cet article vous aide à comprendre quelles maladies les rats peuvent transmettre, comment elles se transmettent, et surtout comment prévenir les risques au quotidien, en particulier dans des environnements sensibles (restaurants, copropriétés, locaux techniques, entrepôts) en Île-de-France.
Pourquoi les rats représentent un risque sanitaire (et pas seulement matériel)
Les rats s’adaptent très bien aux zones urbaines : caves, vides sanitaires, égouts, locaux poubelles, parkings, réserves alimentaires… Or, une infestation augmente mécaniquement les contacts (directs ou indirects) entre humains et “traces” de rongeurs.
Les autorités sanitaires rappellent que les maladies liées aux rongeurs se transmettent fréquemment :
- par contact avec les déjections (crottes), l’urine ou la salive ;
- par inhalation de particules contaminées (poussières remises en suspension) ;
- par contamination des surfaces et parfois des denrées ;
- par morsure ;
- via des parasites transportés par les rongeurs (ex. puces, vecteurs historiques de certaines maladies).
Le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) souligne que les infestations de rongeurs dans et autour des bâtiments sont un facteur majeur de transmission, et qu’il faut agir sur nourriture, eau et abris pour éviter l’installation. Voir les recommandations de contrôle des rongeurs.
Comment se transmettent les maladies transmises par les rats ?
1) Contact indirect : urine, déjections, poussières et surfaces
C’est le scénario le plus courant dans les logements et les locaux professionnels : on ne touche pas le rat, mais on touche (ou on respire) ce qu’il a laissé. L’urine et les crottes peuvent contaminer :
- plans de travail, sols, plinthes, étagères, cartons ;
- réserves et zones de stockage ;
- locaux techniques (gainages, faux plafonds, VMC) ;
- eaux stagnantes, boues, sols humides (un contexte favorable à certaines bactéries).
2) Contact direct : morsure, griffure, manipulation
Une morsure (ou une griffure) est un risque particulier : elle peut inoculer des bactéries présentes dans la salive, et nécessite une attention médicale rapide selon le contexte (profondeur, terrain à risque, vaccination antitétanique, etc.).
3) Vecteurs : puces et autres parasites
Les rats peuvent transporter des ectoparasites (puces, acariens) qui, dans certaines zones du monde et circonstances, participent à la transmission de maladies. Même si certaines pathologies sont aujourd’hui rares en France, le principe de prévention reste le même : limiter l’infestation et sécuriser les lieux.
Quelles sont les principales maladies transmises par les rats ?
Il existe plusieurs maladies associées aux rats. En France, la leptospirose est souvent la plus mise en avant, mais d’autres risques existent, notamment dans certains contextes (locaux très infestés, élevage de rats domestiques, milieux humides, nettoyage inadapté, etc.).
Leptospirose (bactérie Leptospira)
La leptospirose se transmet à l’être humain par contact de peau lésée ou de muqueuses avec l’urine d’animaux porteurs (souvent des rongeurs) ou un environnement humide contaminé (eau douce, sols boueux). Santé publique France rappelle aussi que la leptospirose est devenue maladie à déclaration obligatoire en France depuis le 24 août 2023.
Données chiffrées (France) : en France hexagonale, 570 cas ont été diagnostiqués en 2023 selon les données du CNR et de Santé publique France. Voir les données 2023.
Signes possibles : fièvre brutale, douleurs musculaires, céphalées, parfois troubles digestifs ; des formes sévères existent (atteintes rénales/hépatiques, hémorragiques…). Le ministère de l’Agriculture rappelle que les rongeurs sont des réservoirs et que la transmission se fait via l’urine ou un environnement humide contaminé. Référence (Ministère de l’Agriculture).
Hantavirus : attention au virus Seoul (lié aux rats)
En France, la plupart des infections à hantavirus documentées sont liées au virus Puumala (plutôt associé aux campagnols), mais le virus Seoul concerne spécifiquement les rats (notamment Rattus norvegicus). Santé publique France indique que 11 cas d’infection par le virus Seoul ont été identifiés en France hexagonale depuis 2012 (dernier diagnostic mentionné : 2023, dans le Rhône). Voir les données hantavirus.
Le CDC précise que le virus Seoul est un hantavirus porté par le rat brun, transmis via urine, fèces et salive, notamment lors de la manipulation de litières/objets contaminés. Référence (CDC – Seoul virus).
Salmonellose (et autres infections digestives) : risque de contamination environnementale
Les rats peuvent contaminer un environnement (cuisine, réserve, atelier) en y laissant des déjections, ce qui augmente le risque de contamination croisée. L’ANSES rappelle que les déjections animales peuvent transmettre des bactéries à l’eau, aux végétaux ou à d’autres animaux, et contaminer des environnements de préparation. Référence (ANSES – salmonellose).
Dans un cadre professionnel (restauration, agroalimentaire), la priorité est de supprimer la source (infestation) et de sécuriser l’hygiène : stockage hermétique, nettoyage-désinfection des surfaces, gestion des déchets, et contrôle des points d’entrée.
Rat-bite fever (fièvre par morsure de rat)
Cette infection, rare, peut survenir après une morsure, une griffure ou un contact rapproché avec un rongeur. Le CDC indique que la rat-bite fever est due à Streptobacillus moniliformis ou Spirillum minus, avec des symptômes possibles comme fièvre, douleurs, vomissements, rash, douleurs articulaires. Référence (CDC – Rat-bite fever).
LCMV (virus de la chorioméningite lymphocytaire) : surtout lié aux souris, mais “rongeurs” au sens large
Le LCMV est classiquement associé aux souris, mais les recommandations de prévention concernent l’exposition à l’urine, aux déjections, à la salive ou aux matériaux de nidification de rongeurs. Le CDC souligne aussi un enjeu particulier chez les personnes immunodéprimées et pendant la grossesse. Référence (CDC – LCMV).
Peste (Yersinia pestis) : aujourd’hui rare, mais exemple utile du rôle des rongeurs et des puces
La peste est devenue rare dans de nombreux pays, mais elle illustre un mécanisme important : les maladies peuvent circuler entre rongeurs et humains via des vecteurs comme les puces. Le CDC rappelle qu’aux États-Unis, on observe en moyenne environ 7 cas humains par an (données mises à jour en 2025), principalement dans l’Ouest. Référence (CDC – peste, statistiques).
Tableau récapitulatif : maladies, transmission et prévention
| Maladie | Comment l’attrape-t-on (souvent) ? | Signes possibles | Prévention concrète |
|---|---|---|---|
| Leptospirose | Contact peau lésée/muqueuse avec urine de rongeurs ou milieu humide contaminé | Fièvre, douleurs musculaires, céphalées, parfois formes sévères | Éviter contact avec eaux souillées, protéger les plaies, gants/bottes en zones à risque, dératisation + assainissement |
| Hantavirus (Seoul) | Contact/inhalation de particules issues d’urine/fèces/litière contaminées (rats) | Syndrome pseudo-grippal, atteinte rénale possible (selon virus) | Nettoyage humide (pas de balayage), EPI adaptés, suppression de l’infestation, étanchéité des accès |
| Salmonellose (risque indirect) | Contamination croisée via environnement souillé et hygiène insuffisante | Diarrhée, fièvre, douleurs abdominales | Stockage hermétique, surfaces propres/désinfectées, gestion des déchets, lutte anti-rongeurs |
| Rat-bite fever | Morsure/griffure, contact rapproché, ingestion de nourriture contaminée (plus rare) | Fièvre, rash, douleurs articulaires | Éviter manipulation, sécuriser l’habitat, prise en charge rapide après morsure |
| Maladies via puces (ex. peste, selon zones) | Piqûre de puces ayant circulé sur rongeurs | Fièvre, adénopathies (selon maladie) | Réduire la présence de rongeurs, traiter les sources, nettoyer et éviter l’accumulation d’abris |
Que faire en cas d’exposition (ou si vous trouvez des traces de rats) ?
En cas de morsure : ne banalisez pas
Nettoyez immédiatement la plaie à l’eau et au savon, puis appliquez un antiseptique. Surveillez l’apparition de fièvre, rougeur, douleur, écoulement, ou symptômes généraux. Selon la situation (profondeur, état vaccinal, terrain à risque), un avis médical rapide est recommandé. Le but est d’éviter les complications infectieuses et d’obtenir la conduite à tenir adaptée.
Nettoyer des déjections de rat : la méthode “humide” (et surtout pas de balayage)
Le risque principal, lors du nettoyage, est de remettre en suspension des particules contaminées. Le CDC recommande de ne pas balayer et ne pas aspirer les déjections/urines avant désinfection, et privilégie une désinfection puis un retrait humide. Guide CDC – nettoyage après rongeurs.
- Aérez la pièce (en pratique, ouvrir portes/fenêtres et quitter la zone un moment si possible).
- Mettez des gants (et, si infestation importante, protections renforcées).
- Imbibez crottes/urines avec un désinfectant (ou solution d’eau de Javel préparée selon recommandations) et laissez agir.
- Ramassez avec essuie-tout, jetez dans un sac fermé (double ensachage utile selon contexte).
- Désinfectez ensuite la zone (sols, plinthes, surfaces proches).
- Lavez-vous les mains après retrait des gants.
Point clé : si l’infestation est importante (faux plafond, gaine technique, local poubelle très souillé), le nettoyage peut exiger des équipements spécifiques et une méthode professionnelle pour réduire le risque sanitaire.
Prévenir les maladies transmises par les rats : les gestes qui réduisent vraiment le risque
1) Couper l’accès : “étanchéité” du bâtiment
- Colmater fissures, passages de gaines, jours sous portes, grilles non protégées.
- Protéger les arrivées techniques et zones humides (caves, parkings, locaux poubelles).
- Surveiller les points d’entrée typiques : soupiraux, trappes, conduits, réserves, arrière-cuisines.
2) Supprimer la nourriture et l’eau disponibles
- Stockage des aliments en contenants fermés et résistants.
- Poubelles à couvercle, évacuation régulière, local déchets propre.
- Nettoyage des zones “oubliées” (dessous de rayonnages, derrière frigos, local technique).
- Réparation des fuites et suppression des eaux stagnantes.
3) Réduire les abris (désencombrement et entretien)
- Éviter l’accumulation de cartons au sol et le stockage “en vrac”.
- Maintenir les abords (cours, espaces verts) pour limiter les zones de refuge.
- Mettre en place une routine d’inspection : traces de gras, crottes, bruits nocturnes, emballages grignotés.
Pourquoi faire appel à une dératisation professionnelle en Île-de-France ?
Quand des rats sont présents, la question n’est pas seulement de “poser un piège”. Il faut :
- confirmer l’espèce et le niveau d’activité (zones de passage, nids, points d’eau) ;
- traiter de façon sécurisée (et compatible avec les contraintes d’un restaurant, d’un immeuble, d’un site sensible) ;
- empêcher la récidive via des corrections structurelles (points d’entrée) ;
- si nécessaire, organiser une désinfection et un plan d’entretien pour retrouver des locaux sains.
CLEAN ON intervient à Paris et dans toute l’Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec une approche de terrain adaptée aux environnements exigeants (restauration, agroalimentaire, immeubles, locaux professionnels). Pour mieux comprendre ce que couvre une intervention, vous pouvez consulter :
- le site de CLEAN ON (présentation et informations générales),
- le guide complet des services proposés par un dératiseur,
- pourquoi choisir un dératiseur professionnel,
- comment éviter une infestation durable,
- trouver un dératiseur autour de moi : guide pratique.
Engagements CLEAN ON : interventions rapides sous 48h (hors week-end), solutions sur mesure, méthodes respectueuses de l’environnement, équipe certifiée et formée aux normes en vigueur.
FAQ – Maladies transmises par les rats : vos questions fréquentes
Quelles sont les maladies transmises par les rats les plus surveillées en France ?
En France, la leptospirose fait partie des maladies les plus surveillées car elle est liée à l’urine de rongeurs et aux milieux humides contaminés, avec plusieurs centaines de cas diagnostiqués chaque année (570 cas en 2023 en France hexagonale selon Santé publique France). D’autres agents existent : certains hantavirus (dont le virus Seoul, associé aux rats, mais rare), ainsi que des risques indirects via la contamination de l’environnement (ex. denrées et surfaces). Si des symptômes apparaissent après exposition, il faut le signaler au médecin.
Comment nettoyer des crottes de rat sans prendre de risque ?
Évitez absolument le balayage à sec et l’aspirateur sur des déjections non désinfectées : cela peut remettre des particules en suspension. La méthode la plus sûre est le “nettoyage humide” : gants, aération, pulvérisation généreuse de désinfectant (ou solution adaptée), temps de contact, essuyage avec papier jetable, puis désinfection de la zone. Lavez-vous les mains après retrait des gants. En cas de forte infestation (beaucoup de déjections, gaines techniques, faux plafonds), faites intervenir un professionnel.
La leptospirose est-elle un risque à Paris et en Île-de-France ?
Le risque existe partout où des rongeurs sont présents, surtout dans des contextes humides (caves, égouts, locaux poubelles, zones inondées, chantiers, berges, etc.). Les données nationales montrent une présence continue de cas en France, avec une surveillance renforcée depuis l’inscription de la leptospirose à la déclaration obligatoire (24 août 2023). À l’échelle individuelle, le risque dépend surtout de l’exposition : contact avec eau/sols souillés, nettoyage inadapté de déjections, ou infestation installée dans un bâtiment.
J’ai trouvé un rat (ou des traces) dans ma cuisine : dois-je jeter tous mes aliments ?
Tout dépend de la situation. Par prudence, jetez les aliments clairement souillés, entamés, ou dont l’emballage a été rongé. Nettoyez et désinfectez les surfaces, et sécurisez le stockage (boîtes hermétiques). Le plus important est d’identifier l’accès (trou, gaine, porte, grille) et de traiter l’infestation : tant que les rats circulent, le risque de recontamination demeure. Dans un contexte professionnel (restauration), une dératisation et une remise en conformité hygiène sont vivement recommandées.
Et maintenant ?
Si vous suspectez une présence de rats (bruits, crottes, traces de gras, odeurs, emballages rongés) ou si vous souhaitez sécuriser durablement un logement, une copropriété ou un local professionnel, CLEAN ON peut vous accompagner en dératisation, désinfection et entretien régulier des locaux en Île-de-France. Contact : 06 69 41 07 17 – clean.on3d@gmail.com – 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Devis personnalisé gratuit sur simple demande.