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Maladies transmises par les souris : risques et prévention

Vignette photoréaliste en cuisine : petite souris près d’une plinthe avec indices d’infestation, gants nitrile bleus, spray désinfectant, lingettes, piège moderne et boîtes hermétiques, illustrant les maladies transmises par les souris et la prévention sanitaire.

Les souris ne sont pas “juste” une nuisance.

Elles peuvent contaminer l’air, les surfaces et les aliments, et contribuer à la transmission de maladies (souvent via l’urine, les déjections, la salive, ou la poussière souillée). Dans cet article, vous trouverez les risques sanitaires les plus importants liés aux souris et autres rongeurs, les symptômes qui doivent alerter, et surtout des mesures de prévention et de nettoyage fiables pour limiter l’exposition.

Pourquoi les souris représentent un risque sanitaire réel

Les principaux modes de transmission

  • Inhalation de poussières contaminées : en balayant, en aspirant ou en remuant des zones souillées (cave, grenier, faux plafond…), des particules peuvent se remettre en suspension. (ecdc.europa.eu)
  • Contact indirect : surfaces, plans de travail, placards, cartons, textiles, matériel stocké au sol.
  • Ingestion : denrées ou ustensiles contaminés (particulièrement critique en cuisine, restauration, agroalimentaire).
  • Morsure / contact direct : plus rare, mais possible, notamment avec des rongeurs manipulés ou coincés.

Pourquoi le risque augmente vite en intérieur

Une infestation peut se développer discrètement : une souris circule la nuit, laisse des traces (déjections, urine), grignote des emballages et peut nicher dans des zones difficiles d’accès. Dans les environnements sensibles (cuisines, réserves, locaux techniques), cette contamination “diffuse” devient rapidement un problème d’hygiène et de conformité.

Pour une approche structurée (repérage, sécurisation, suivi), vous pouvez consulter la page guide complet des services proposés par un dératiseur.

Quelles maladies peuvent être transmises par les souris (et autres rongeurs) ?

Important : toutes les souris ne sont pas porteuses de ces agents, et ces maladies restent globalement peu fréquentes en France. Mais le risque existe, et il augmente avec la présence de déjections/urines, la poussière et l’absence de nettoyage adapté.

Leptospirose : une des zoonoses majeures liées aux rongeurs

La leptospirose est une maladie bactérienne transmise à l’être humain principalement via l’urine d’animaux porteurs (les rats sont souvent cités comme réservoir important, mais les rongeurs au sens large sont concernés). La bactérie peut survivre dans l’environnement, notamment en eau douce et dans les sols humides. (pasteur.fr)

En France hexagonale, on observe depuis 2014 un ordre de grandeur autour de 600 à 700 cas par an ; 570 cas ont été diagnostiqués en 2023. (sante.gouv.fr)

  • Symptômes fréquents : fièvre, frissons, maux de tête, douleurs musculaires, yeux rouges ; formes graves possibles (atteinte rénale, hémorragies). (pasteur.fr)
  • Contexte typique : exposition à un environnement souillé (eau/sol) via plaies ou muqueuses. (pasteur.fr)

Pour une information médicale de référence : fiche Institut Pasteur – leptospirose et Ministère de la Santé – leptospirose. (pasteur.fr)

Hantavirus : un risque surtout lié à la poussière contaminée

Les hantavirus sont excrétés par des rongeurs via l’urine, les selles et la salive. L’infection humaine se fait le plus souvent par inhalation d’aérosols issus d’excréta contaminés, notamment dans des lieux poussiéreux et infestés (remises, greniers, caves). (ecdc.europa.eu)

En France, Santé publique France indique qu’en 2024, 76 cas de FHSR (forme rénale) ont été confirmés par le CNR, et que l’année 2024 a été considérée comme inter-épidémique (75 cas exposés en France hexagonale). (santepubliquefrance.fr)

  • Ce qui doit alerter : fièvre brutale + céphalées intenses, douleurs abdominales/dorsales, fatigue importante (le tableau exact varie). (ecdc.europa.eu)
  • Prévention clé : éviter de créer de la poussière et privilégier un nettoyage humide désinfectant. (ecdc.europa.eu)

Ressources : données Santé publique France – hantavirus et ECDC – hantavirus (transmission et prévention). (santepubliquefrance.fr)

Salmonellose : un risque “hygiène alimentaire” (surfaces et denrées)

La salmonellose est une infection due à la bactérie Salmonella, transmise par ingestion. Les germes peuvent être présents dans les déjections d’animaux et contaminer l’environnement, puis les mains et les aliments. (fda.gov)

En France, l’ANSES rappelle notamment que les œufs et préparations à base d’œufs crus sont impliqués dans une part importante des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) dues à Salmonella, et insiste sur les mesures d’hygiène en cuisine. (anses.fr)

  • Symptômes fréquents : diarrhée, fièvre, crampes abdominales, vomissements (délais variables après ingestion). (fda.gov)
  • Pourquoi les souris comptent : elles circulent entre zones sales (local poubelles, gaines, cave) et zones alimentaires (réserves, cuisines), et peuvent souiller des surfaces/emballages.

Ressources : ANSES – salmonellose (prévention) et OMS – sécurité sanitaire des aliments. (anses.fr)

LCMV (chorioméningite lymphocytaire) : la maladie directement associée à la souris domestique

La chorioméningite lymphocytaire (LCM) est causée par le virus LCMV, classiquement associé à la souris domestique (Mus musculus). L’exposition se fait via l’urine, les déjections, la salive ou les matériaux de nidification. (cdc.gov)

Le CDC indique que certaines études suggèrent que 2 à 5% des personnes vivant en zone urbaine auraient eu une infection passée (séropositivité), ce qui illustre un potentiel de circulation discret. (cdc.gov)

  • Le plus souvent : symptômes absents ou modérés, guérison spontanée chez les personnes en bonne santé. (cdc.gov)
  • Plus à risque : personnes immunodéprimées et femmes enceintes (risque fœtal). (cdc.gov)

Ressource : CDC – LCMV (LCM). (cdc.gov)

Autres risques possibles (souvent plus rares)

  • Infections liées aux morsures : toute morsure de rongeur doit être nettoyée rapidement et évaluée médicalement (risque d’infection locale, etc.).
  • Parasites associés aux rongeurs : puces/acarien peuvent provoquer des réactions cutanées et, selon les contextes, contribuer à des transmissions indirectes (le risque dépend fortement des zones et des espèces).

Tableau récapitulatif : maladies, transmission et prévention

Repères utiles pour comprendre et agir

Risque sanitaire Agent Comment on l’attrape (le plus souvent) Signaux d’alerte Prévention prioritaire
Leptospirose Bactérie (Leptospira) Contact peau lésée/muqueuses avec environnement souillé par l’urine de rongeurs Fièvre, frissons, douleurs musculaires, yeux rouges (formes graves possibles) Éviter contact avec eaux/sols souillés, protéger les plaies, dératisation + désinfection
Hantavirus Virus Inhalation de poussières/aérosols contaminés par excréta de rongeurs Fièvre brutale, céphalées intenses, douleurs abdominales/dorsales Ne pas balayer/aspirer, nettoyer humide + désinfectant, limiter poussières
Salmonellose Bactérie (Salmonella) Ingestion via mains/surfaces/denrées contaminées Diarrhée, fièvre, crampes, vomissements Hygiène des mains, protection des aliments, nettoyage-désinfection, lutte anti-rongeurs
LCMV (LCM) Virus LCMV Contact avec urine/déjections/salive/nids de souris Souvent asymptomatique ou syndrome pseudo-grippal ; risque accru grossesse/immunodépression Éviter contact, nettoyage sécurisé, contrôle des souris

Sources principales : Santé publique France (leptospirose, hantavirus), Institut Pasteur (leptospirose), ECDC (hantavirus), CDC (LCMV, nettoyage). (santepubliquefrance.fr)

Que faire si vous trouvez des crottes de souris (sans vous exposer)

Les erreurs à éviter absolument

  • Ne pas balayer et ne pas aspirer les déjections/urines : cela remet des particules en suspension dans l’air. (cdc.gov)
  • Éviter de secouer des textiles ou cartons potentiellement souillés dans une pièce fermée (risque de poussières).
  • Ne pas improviser avec des produits incompatibles (ex. mélange eau de Javel + ammoniaque).

Procédure de nettoyage/désinfection (méthode éprouvée)

Le CDC recommande une approche “humide” : désinfecter avant de retirer les déjections. (cdc.gov)

  1. Aérez la zone (si possible) avant intervention.
  2. Mettez des gants (et, en cas de forte infestation ou zone très poussiéreuse, une protection respiratoire adaptée).
  3. Imbibez les déjections/urines avec un désinfectant, ou une solution d’eau de Javel préparée correctement.
  4. Laissez agir : le CDC indique un temps de contact de 5 minutes (ou selon l’étiquette du désinfectant). (cdc.gov)
  5. Ramassez à l’essuie-tout, jetez dans un sac fermé, puis lavez/désinfectez les surfaces (sol, plinthes, dessous d’évier, étagères…).
  6. Lavez les mains après retrait des gants. (cdc.gov)

Repère utile : le CDC propose une recette de solution de Javel équivalente à 1 part de Javel pour 9 parts d’eau (et précise aussi une mesure type 1,5 cup par gallon). (cdc.gov)

Ressource pratique : CDC – How to Clean Up After Rodents. (cdc.gov)

Prévenir durablement : stopper l’infestation et limiter la contamination

1) Couper l’accès (exclusion)

  • Colmater les points d’entrée : bas de portes, passages de gaines, trous derrière plinthes, angles de sous-sols, aérations non protégées.
  • Limiter les “ponts” : objets collés aux murs, cartons au sol, stockage encombrant.

2) Réduire l’attractivité (nourriture, eau, abris)

  • Denrées en contenants hermétiques, rotation des stocks, nettoyage régulier des zones de préparation.
  • Gestion stricte des déchets : bacs fermés, local poubelles propre, sortie des sacs à heures fixes.
  • Réparer fuites et condensations (l’eau est un facteur d’installation).

3) Mettre en place une lutte adaptée (pièges, suivi, traçabilité)

Le choix des méthodes dépend du lieu (logement, commerce, copropriété, restaurant), de la pression parasitaire et des contraintes (présence d’enfants, animaux, normes d’hygiène). Pour choisir un prestataire et une méthode sérieuse, référez-vous à ces critères pour évaluer un bon dératiseur et à nos conseils pour éviter une infestation durable.

Quand faire appel à un professionnel en Île-de-France ?

Les situations où il vaut mieux ne pas attendre

  • Présence répétée de déjections, odeurs d’urine, bruits nocturnes (murs/plafonds), traces de grignotage.
  • Zone sensible : cuisine, réserve alimentaire, restauration, agroalimentaire, crèche, cabinet médical, copropriété.
  • Infestation en cave/grenier avec poussière : nettoyage à risque si mal réalisé.
  • Retour “récurrent” malgré des pièges grand public : signe d’accès non traité.

Ce que fait CLEAN ON (sans promesse irréaliste)

CLEAN ON intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec une approche centrée sur la lutte contre les nuisibles, la désinfection et l’entretien des locaux. L’entreprise a été fondée par Jean-Xavier Monvoisin, ancien restaurateur à Paris, avec une culture “terrain” des environnements exigeants en hygiène. L’objectif : réduire la pression de rongeurs, sécuriser les accès et limiter les risques de contamination, avec des solutions sur mesure et des produits/méthodes respectueux de l’environnement.

Si vous cherchez un point d’entrée simple, commencez par comprendre pourquoi faire appel à un dératiseur professionnel ou par ce guide pratique pour trouver un dératiseur autour de vous.

Bon réflexe : en cas de symptômes importants (fièvre élevée, maux de tête intenses, vomissements persistants, déshydratation, jaunisse, difficultés respiratoires), consultez rapidement un professionnel de santé et signalez une exposition possible à des rongeurs. (cdc.gov)

FAQ : questions fréquentes sur les maladies transmises par les souris

Peut-on tomber malade juste en respirant dans une pièce où il y a eu des souris ?

Oui, c’est possible dans certains contextes, surtout si des zones sont poussiéreuses et souillées. Plusieurs agents liés aux rongeurs se transmettent principalement quand on inhale des particules remises en suspension (par exemple en balayant ou en aspirant des déjections). La clé est d’éviter de générer de la poussière : aérez, portez des gants, humidifiez/désinfectez avant de ramasser, et nettoyez “humide”. Si la pièce est fortement infestée (grenier, cave, remise), l’intervention d’un professionnel peut réduire le risque d’exposition pendant le nettoyage.

Comment désinfecter correctement après une infestation de souris sans prendre de risque ?

La méthode la plus sûre est de désinfecter avant de retirer les déjections. Ne balayez pas, n’aspirez pas : cela peut aerosoliser des particules contaminées. Portez des gants, vaporisez un désinfectant (ou une solution de Javel conforme), laissez agir le temps recommandé (le CDC mentionne 5 minutes), puis ramassez à l’essuie-tout et jetez dans un sac fermé. Terminez par un nettoyage des surfaces (sols, plans, étagères) et un lavage soigneux des mains. En cas de forte contamination, équipez-vous davantage ou déléguez.

Quelles sont les maladies les plus fréquentes en France liées aux rongeurs ?

Les situations varient selon les régions et les expositions. En France, la leptospirose est une zoonose surveillée : l’ordre de grandeur est autour de 600–700 cas/an depuis 2014, avec 570 cas diagnostiqués en 2023. Les hantavirus existent aussi : Santé publique France rapporte 76 cas confirmés en 2024 (année dite inter-épidémique). D’autres infections sont possibles (salmonellose via contamination, LCMV lié à la souris domestique), mais la fréquence dépend beaucoup du contexte d’exposition et de l’hygiène.

Les enfants et les femmes enceintes sont-ils plus à risque face aux souris ?

Certaines infections peuvent être plus problématiques selon les profils. Par exemple, le CDC indique que le LCMV (virus associé à la souris domestique) peut être plus préoccupant pendant la grossesse (risques pour le fœtus) et chez les personnes immunodéprimées. Pour les enfants, le risque augmente surtout avec les comportements de contact (mains à la bouche, jeux au sol) et une hygiène imparfaite. Dans tous les cas : sécurisez les aliments, nettoyez correctement les zones souillées et traitez rapidement l’infestation.

Des crottes de souris dans une cuisine : faut-il jeter les aliments ?

Si des déjections/urines sont présentes, considérez que des surfaces et emballages ont pu être contaminés. Jetez les aliments visiblement atteints (emballages percés, denrées entamées, produits en vrac exposés). Nettoyez-désinfectez les placards et le plan de travail avec une méthode humide, puis réorganisez le stockage en contenants hermétiques. En restauration, l’enjeu est aussi réglementaire : la priorité est d’éliminer la source (accès/nidification), de sécuriser les denrées et de mettre en place un suivi anti-rongeurs.

Et maintenant ?

Si vous suspectez une présence de souris (bruits la nuit, déjections, traces de grignotage) ou si vous devez sécuriser un local sensible, commencez par consulter le site de CLEAN ON et nos ressources sur la dératisation, puis contactez-nous pour une prise en charge adaptée en Île-de-France (interventions rapides sous 48h hors week-end, selon disponibilité).

CLEAN ON — 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec
Téléphone : 06 69 41 07 17
Email : clean.on3d@gmail.com
Devis personnalisé gratuit sur simple demande.

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