Rat dans les combles : signes, risques et solutions
Un rat dans les combles, ça ne se laisse pas traîner.
Grattements la nuit, odeur d’urine, isolant déchiqueté… Les combles sont un refuge idéal pour certains rongeurs, et une infestation peut s’amplifier très vite. Dans ce guide, vous trouverez les signes fiables pour confirmer la présence de rats, les risques réels (santé, dégâts, sécurité) et les solutions efficaces — de la mise en sécurité immédiate à la prévention durable, en passant par l’intérêt d’une dératisation professionnelle en Île-de-France.
Pourquoi des rats s’installent dans les combles ?
Un abri chaud, calme… et souvent accessible
Les combles offrent trois éléments que les rats recherchent en priorité : chaleur, tranquillité et matériaux de nidification (laine de verre, ouate, cartons). Le moindre accès suffit : une tuile déplacée, un écran de sous-toiture abîmé, un passage autour d’un conduit, une ventilation non protégée.
Rat brun ou rat noir : lequel monte dans les combles ?
En pratique, deux espèces sont fréquemment rencontrées près des habitations :
- Le rat noir (Rattus rattus) (souvent appelé “rat des greniers/rat des toits”) : très agile, il grimpe facilement et se retrouve volontiers dans les étages, greniers, combles, faux-plafonds.
- Le rat brun (Rattus norvegicus) (surmulot) : plutôt au niveau du sol (caves, jardins, égouts), mais il peut aussi remonter via gaines, réseaux, vides techniques si l’environnement le permet.
Une infestation en hauteur n’exclut donc pas le rat brun, surtout dans certains immeubles ou maisons avec accès internes (gaine technique, trappes, conduits).
Signes d’un rat dans les combles : comment être sûr ?
Les indices les plus fréquents
- Bruits nocturnes : grattements, déplacements rapides, petits “chocs” (activité surtout la nuit).
- Déjections : les crottes de rats sont plus grandes que celles des souris. À titre indicatif, les déjections de rat sont souvent décrites autour de 1/2 à 3/4 inch (environ 1,3 à 1,9 cm), alors que celles de souris sont nettement plus petites. Une ressource du National Park Service (NPS) détaille ces ordres de grandeur pour différencier souris et rats. Voir le repère NPS sur l’identification via les déjections.
- Odeur d’ammoniaque : l’urine imprègne rapidement l’isolant et le bois.
- Traces de frottement (“rub marks”) : marques plus sombres le long des passages (chemins répétés).
- Matériaux déchiquetés : isolant arraché, cartons, tissus, papier (construction de nid).
- Rongements : bois, plastiques, gaines, voire câbles.
Tableau de diagnostic rapide (combles)
Repères pratiques pour interpréter ce que vous observez
| Signe observé dans les combles | Ce que cela suggère | À faire immédiatement |
|---|---|---|
| Bruits de course/grattements surtout la nuit | Activité de rongeur (rat possible si bruits “lourds”) | Limiter l’accès, éviter de stocker de la nourriture, planifier une inspection |
| Isolant arraché et “tunnels” dans la laine | Nidification + circulation régulière | Éviter de manipuler à sec (poussières), prévoir nettoyage humide + EPI |
| Déjections visibles en tas | Point de passage ou zone de repos | Ne pas balayer/aspirer à sec ; désinfecter (méthode humide) |
| Odeur d’urine persistante | Présence prolongée / imprégnation | Ventiler, identifier les zones souillées, envisager désinfection |
| Gaines/câbles endommagés | Risque de panne et d’échauffement/court-circuit | Faire contrôler l’installation électrique (prioritaire) |
Astuce simple (sans se mettre en danger) : si vous avez un doute sur l’activité “récente”, nettoyez une zone (méthode humide), puis revenez 24–48 h après. La réapparition de nouvelles déjections est un signe d’activité en cours. Le CDC conseille également cette logique d’observation après nettoyage. Référence CDC (contrôle des rongeurs)
Quels risques en cas de rats dans les combles ?
1) Risques sanitaires : bactéries, virus, contamination indirecte
Les rats peuvent contribuer à des risques sanitaires, surtout via urines, déjections, poussières contaminées et surfaces souillées.
- Leptospirose : zoonose dont les principaux réservoirs incluent les rongeurs (notamment les rats) qui excrètent la bactérie dans les urines. En France, les données de surveillance indiquent une hausse sur la dernière décennie, avec par exemple 570 cas diagnostiqués en 2023 en France hexagonale selon le Ministère de la Santé. Source : Ministère de la Santé (mise à jour 14/05/2025) et Santé publique France (2023).
- Hantavirus : certains hantavirus sont associés à des rongeurs. L’Institut Pasteur rapporte, par exemple, des cas sporadiques en France liés au virus Seoul et précise qu’une partie des cas détectés depuis 2012 est associée à une contamination par rats sauvages, avec des cas mentionnés à Paris (75) entre autres. Source : Institut Pasteur (CNR Hantavirus).
- Salmonelloses : majoritairement alimentaires, mais les contacts avec des animaux porteurs peuvent aussi contribuer à des contaminations (plus rarement). L’Institut Pasteur rappelle également les ordres de grandeur et la surveillance en France (mise à jour novembre 2024). Source : Institut Pasteur (2024).
2) Allergies et asthme : un sujet souvent sous-estimé
Au-delà des agents infectieux, l’environnement intérieur peut être dégradé par les allergènes de rongeurs (notamment des protéines présentes dans l’urine). Des organismes de santé publique rappellent que l’exposition aux allergènes de rongeurs peut déclencher ou aggraver des symptômes allergiques et des crises d’asthme chez les personnes sensibles. Source : American Lung Association (mise à jour 13/01/2026).
3) Dégâts matériels : isolation, bois, stockages… et nuisances durables
- Isolation dégradée : perte d’efficacité thermique, ponts thermiques, humidité, odeurs persistantes.
- Bois et matériaux : rongements, fragilisation, dégâts sur cartons/objets stockés.
- Parasites associés : selon le contexte, des puces peuvent être présentes sur les rongeurs (ce qui impose des précautions lors de la manipulation de nids/carcasses).
4) Sécurité : attention aux câbles et au risque électrique
Un rat peut ronger des gaines et câbles. Un câble dont l’isolant est détérioré augmente le risque de défaut (court-circuit, échauffement). En France, l’INRS rappelle que les incendies d’origine électrique représentent une part importante des sinistres (l’Observatoire national pour la sécurité électrique évoque 25% des incendies d’origine électrique). Source : INRS.
Important : si vous observez des câbles endommagés, la priorité est de faire vérifier l’installation électrique et d’éviter toute manipulation hasardeuse.
Que faire tout de suite si vous suspectez des rats dans les combles ?
Étape 1 : sécuriser et limiter l’aggravation
- Évitez de monter inutilement et de remuer l’isolant (poussières potentiellement contaminées).
- Ne stockez aucune nourriture dans les combles (même des graines, croquettes, etc.).
- Fermez les accès intérieurs (trappe, porte) et limitez les passages.
- Si vous avez des animaux domestiques, évitez qu’ils accèdent à des zones où un appât/rongeur pourrait être présent (risque d’ingestion ou de contact).
Étape 2 : ne pas nettoyer “à sec”
Le réflexe “aspirateur + balai” est une erreur classique. Les autorités sanitaires recommandent une méthode humide : ne pas aspirer ni balayer des déjections/nids à sec pour éviter la remise en suspension de particules.
Le CDC détaille une procédure de nettoyage après rongeurs (ventilation préalable, désinfection, temps de contact). Guide CDC : How to Clean Up After Rodents (08/04/2024).
Étape 3 : repérer les points d’entrée (sans prise de risque)
Depuis l’extérieur (si accessible en sécurité), regardez :
- tuiles déplacées, rives, faîtage, écran sous-toiture endommagé, trous près des chevrons ;
- aérations sans grille, passages autour des conduits ;
- végétation “pont” (lierre, branches au contact du toit).
À noter : certains organismes indiquent que des rats peuvent passer par des ouvertures de l’ordre de 3/4 inch (environ 19 mm). Source : American Lung Association (2026).
Solutions efficaces contre les rats dans les combles (et pourquoi ça marche)
1) La règle d’or : traiter la cause, pas seulement les symptômes
Pour éviter les récidives, il faut combiner :
- Suppression des ressources : accès à la nourriture/eau, stockage, déchets.
- Exclusion : boucher/protéger durablement les points d’entrée.
- Réduction de population : piégeage et/ou méthodes adaptées.
- Assainissement : nettoyage/désinfection des zones contaminées.
2) Piégeage : utile, mais doit être correctement positionné
Le piégeage peut être efficace si l’on connaît les axes de passage et si les pièges sont placés stratégiquement (le long des murs/chemins, zones de frottement). Attention : les rats peuvent être méfiants face aux nouveautés (néophobie), ce qui peut retarder la prise.
3) Rodenticides (appâts) : à manier avec précaution
Les rodenticides existent, mais leur usage comporte des enjeux de sécurité (enfants, animaux domestiques) et d’environnement, notamment avec certains anticoagulants. Des organismes scientifiques et publics décrivent le risque de poisonnement secondaire de la faune prédatrice/scavenger lors de l’utilisation d’anticoagulants. Source : USGS (2020).
Dans une maison, l’objectif est d’éviter les “solutions approximatives” et d’adapter la méthode au site (combles, présence d’animaux, accès, niveau d’infestation).
4) Colmatage et protections : la solution anti-récidive
Une dératisation qui réussit sur la durée inclut presque toujours des travaux d’exclusion (protection des entrées) :
- grilles sur aérations, protections anti-rongeurs sur points techniques ;
- réparation des défauts de toiture (tuiles, rives, faîtage, écrans abîmés) ;
- colmatage des passages autour conduits/tuyaux avec matériaux adaptés (résistants au rongement) ;
- gestion de la végétation au contact du toit.
Nettoyage et désinfection des combles : méthode sûre (résumé opérationnel)
Équipements recommandés
- Gants (caoutchouc/latex/nitrile)
- Masque : en cas de zone poussiéreuse, un masque filtrant de qualité (le CNR Hantavirus de l’Institut Pasteur évoque notamment le port d’un FFP2 lors d’opérations de nettoyage à risque). Source : Institut Pasteur
- Sacs résistants (idéalement double ensachage)
Les étapes clés (inspirées des recommandations sanitaires)
- Ventiler : ouvrir et laisser aérer (le CDC recommande par exemple 30 minutes avant nettoyage dans certaines situations). Source : CDC (2024)
- Humidifier/désinfecter : pulvériser un désinfectant ménager adapté ou une solution d’eau de Javel diluée selon les recommandations officielles (le CDC propose une recette-type et un temps de contact). Source : CDC (2024)
- Ramasser à l’essuie-tout (sans balayer/aspirer à sec), puis jeter dans un sac fermé.
- Laver/désinfecter les surfaces dures (plancher, éléments accessibles).
- Isolant souillé : s’il est contaminé, prévoir une évacuation en sacs (le CDC mentionne aussi la gestion des matériaux contaminés). Source : CDC (2024)
Réglementation (Paris / Île-de-France) : qui doit agir ?
La présence de rongeurs n’est pas seulement un problème de confort : elle peut aussi relever d’obligations sanitaires. À Paris, le Règlement sanitaire (article annexe 119) rappelle que propriétaires/gestionnaires doivent prendre des mesures pour éviter l’introduction des rongeurs et agir sans délai en cas de présence constatée. Texte : Légifrance – Article Annexe ART. 119.
Pourquoi faire appel à un professionnel pour des rats dans les combles ?
Les combles sont un environnement technique : accès difficiles, risques électriques, poussières, isolation, points d’entrée multiples. Un professionnel peut :
- confirmer l’espèce et l’ampleur (rat noir vs rat brun, activité réelle) ;
- mettre en place une stratégie cohérente (piégeage, sécurisation, suivi) ;
- réduire les risques liés à une mauvaise utilisation de produits ;
- traiter la cause (points d’entrée) pour éviter la récidive.
Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez aussi consulter des ressources Clean On sur le métier et les bonnes pratiques : guide complet des services proposés par un dératiseur et pourquoi choisir un dératiseur professionnel.
Rats dans les combles en Île-de-France : l’approche Clean On
CLEAN ON intervient pour la lutte contre les nuisibles (dont la dératisation), la désinfection et l’entretien des locaux en Île-de-France (Paris 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95). L’entreprise a été fondée par Jean-Xavier Monvoisin, ancien restaurateur à Paris, avec une culture de l’hygiène et de la rigueur acquise sur le terrain.
- Interventions rapides sous 48h (hors week-end)
- Solutions sur mesure selon votre configuration (maison, immeuble, combles aménagés, etc.)
- Méthodes respectueuses de l’environnement (priorité à la prévention et à l’exclusion quand c’est pertinent)
- Équipe certifiée et formée aux normes en vigueur
Pour des conseils complémentaires sur le choix d’un prestataire : les critères pour évaluer un bon dératiseur et comment éviter une infestation durable.
Et si vous souhaitez passer directement par le site : CLEAN ON (page d’accueil).
FAQ – Rat dans les combles
Est-ce forcément un rat si j’entends des bruits dans les combles ?
Non. Des bruits dans les combles peuvent venir de rats, mais aussi de souris, de loirs/lérots ou même d’oiseaux selon la saison. Le “bruit” seul n’est pas un diagnostic : crottes, odeurs, isolant arraché, traces de frottement et points d’entrée visibles sont des indices plus fiables. En cas de doute, évitez de remuer l’isolant (poussières) et privilégiez une inspection structurée. Le plus utile est d’identifier les zones de passage et de vérifier si des signes réapparaissent après un nettoyage humide (sans balayer/aspirer à sec).
Quel est le risque si je laisse des rats dans les combles quelques semaines ?
Le risque principal est l’aggravation rapide. Les rats se reproduisent vite : selon des sources de biologie des rongeurs, une femelle rat brun peut avoir plusieurs portées par an, avec des portées de plusieurs petits et une gestation courte (de l’ordre de 3 semaines). Référence : ICWDM (biologie du rat brun). Plus l’infestation dure, plus les dégâts s’étendent (isolant, odeurs, contamination) et plus la sécurisation des accès devient complexe.
Puis-je mettre de l’eau de Javel dans les combles pour “tout désinfecter” ?
La désinfection doit être ciblée et réalisée avec une méthode sûre. Le CDC recommande d’éviter de balayer/aspirer à sec, de ventiler, puis d’utiliser un désinfectant ménager adapté ou une solution d’eau de Javel diluée (avec un temps de contact) pour humidifier et neutraliser avant essuyage. Guide CDC (2024). Dans des combles poussiéreux, prévoyez des équipements de protection (gants, masque). Si l’isolant est contaminé en profondeur, un simple “spray” ne suffit pas toujours : une dépose/évacuation peut être nécessaire.
Comment savoir par où les rats entrent dans les combles ?
Les entrées fréquentes sont : tuiles déplacées, rives/faîtage, passages autour de conduits, aérations non grillagées, trous au niveau des débords de toit, et “ponts” végétaux (lierre, branches). Certains repères grand public indiquent que les rats peuvent passer par des ouvertures proches de 19 mm (3/4 inch). American Lung Association (2026). Dans les immeubles, des remontées via gaines/vides techniques sont aussi possibles. Une inspection complète consiste à croiser les indices intérieurs (traces, crottes, rub marks) et l’enveloppe extérieure.
Quand faut-il appeler un dératiseur pour des rats dans les combles ?
Appelez rapidement si vous constatez : plusieurs indices (bruits + crottes + isolant arraché), une odeur persistante, des dégâts sur gaines/câbles, ou une réapparition rapide de signes après nettoyage. Les combles présentent des risques spécifiques (poussières, accès difficiles, électricité) et une intervention structurée limite la récidive. Si vous cherchez un repère pratique : trouver un dératiseur autour de moi (guide).
Et maintenant ?
Si vous suspectez un rat dans les combles, l’objectif est simple : confirmer, sécuriser et bloquer durablement les accès tout en réduisant l’infestation. CLEAN ON intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec une prise en charge rapide (sous 48h hors week-end), des solutions sur mesure et une approche rigoureuse de l’hygiène. Vous pouvez contacter CLEAN ON au 06 69 41 07 17, par email à clean.on3d@gmail.com, ou passer par le site cleanon-nuisibles.fr pour demander un devis personnalisé gratuit.