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Rats dans la maison : que faire et comment les éliminer

Cuisine/cellier propre avec indices d’infestation, rat brun près d’une plinthe éclairé par lampe torche et station d’appât sécurisée au premier plan, illustrant rats dans la maison et solution anti-rongeurs.

Un rat chez vous n’est jamais anodin.

Si vous suspectez des rats dans la maison (bruits la nuit, crottes, odeur, dégâts), l’objectif est double : stopper l’accès (nourriture, eau, abris, points d’entrée) et éliminer la colonie avec une méthode fiable, sans danger pour les occupants. Dans cet article, vous trouverez une démarche claire, des signes concrets pour confirmer l’infestation, les risques à connaître, et les solutions efficaces — du “premier réflexe” à l’intervention professionnelle.

Pourquoi les rats entrent dans une maison (et pourquoi ils reviennent)

Les rats ne cherchent pas “à s’installer par hasard” : ils suivent un trio très simple nourriture + eau + cachettes. Dès qu’un site coche ces cases, il peut devenir un point de passage… puis un nid.

  • Nourriture disponible : poubelles mal fermées, sacs de croquettes, fruits, compost, restes sous les appareils, local poubelles, réserve alimentaire.
  • Eau : fuite sous évier, siphon humide, cave suintante, regard, écoulements, gamelle d’animaux laissée la nuit.
  • Abris : caves encombrées, faux plafonds, gaines techniques, derrière les meubles de cuisine, tas de cartons.
  • Points d’entrée : jours sous porte, trous autour des tuyaux, aérations non grillagées, fissures en soubassement, trappes de cave.

À noter : la capacité de reproduction explique la rapidité d’aggravation. Le rat brun (Rattus norvegicus), très fréquent en zone urbaine, peut se reproduire toute l’année, avec une gestation d’environ 21–24 jours et plusieurs portées par an (souvent 3 à 5 en moyenne selon les conditions). Une infestation “petite” peut donc changer d’échelle en quelques semaines. (source scientifique (PMC))

Comment reconnaître des rats dans la maison : les signes qui ne trompent pas

On voit rarement un rat en plein jour dans un logement : l’indice vient presque toujours des traces. Inspectez en priorité le long des murs, derrière les appareils, sous l’évier, dans les placards bas, la cave, le garage, les combles et près des gaines.

Tableau : indices d’infestation et interprétation

Indice observé À quoi ça ressemble Ce que ça suggère Où chercher en premier
Excréments Crottes plus grosses que celles de souris, souvent ~1/2″ à 3/4″ (extrémités plutôt émoussées) Présence active si elles réapparaissent après nettoyage Plinthes, derrière frigo/lave-vaisselle, placards, cave
Bruits nocturnes Grattements, course, frottements dans cloisons/plafonds Circulation sur des “trajets” réguliers Faux plafonds, gaines, derrière cuisine
Traces grasses (souillures) Marques sombres le long des murs/angles Passages fréquents (pistes) Angles, rebords, sous-sol, local poubelles
Dégâts / grignotage Emballages rongés, matériaux entamés Recherche de nourriture + usure des incisives Placards, réserve alimentaire, cartons
Odeur Ammoniaque / musquée persistante Urine, nid, forte activité Zones confinées (cave, coffrage, placard bas)

Repère utile : plusieurs ressources IPM (Integrated Pest Management) décrivent des crottes de rat souvent autour de 1/2″ à 3/4″, plus grosses que celles de souris, et des signes de passage le long des murs. (Northeastern IPM Center)

Rats ou souris : pourquoi c’est important

La stratégie dépend de l’espèce. Les rats sont généralement plus méfiants, plus puissants, et n’acceptent pas toujours un nouvel objet (piège) au même rythme qu’une souris. Les points d’entrée, la taille des appâts, le positionnement des dispositifs et le niveau de sécurisation ne sont pas les mêmes.

Quels risques quand on a des rats chez soi ?

Au-delà du dégoût, une infestation implique des risques sanitaires et des dommages matériels.

Risques sanitaires : urine, excréments, morsures

Les rongeurs peuvent transmettre des maladies par contact direct, par morsure, ou via l’exposition aux excréments/urines (poussières contaminées, surfaces souillées, denrées). Les autorités sanitaires rappellent que la leptospirose se transmet notamment par contact d’une peau lésée ou d’une muqueuse avec de l’urine d’animaux porteurs ou un environnement humide contaminé. (Ministère de la Santé (France) ; Ministère de l’Agriculture)

En France hexagonale, 570 cas de leptospirose ont été diagnostiqués en 2023 (données CNR, Institut Pasteur, relayées par Santé publique France). (Santé publique France – données leptospirose)

À l’échelle mondiale, Santé publique France rappelle un ordre de grandeur d’environ 1 million de cas/an et ~6% de décès (chiffres globaux, variables selon les régions). (Santé publique France – actualité 2023)

Enfin, les autorités de santé insistent aussi sur les précautions de nettoyage et la prévention de l’exposition aux déjections. Les CDC (États-Unis) rappellent que les maladies peuvent se transmettre par contact avec les excréments/urines/salive ou par inhalation de particules contaminées en suspension. (CDC – rodent control)

Dommages matériels : câbles, isolation, cloisons, denrées

  • Contamination : emballages et surfaces souillés, pertes alimentaires, risques en cuisine.
  • Dégâts : grignotage de matériaux, détérioration d’isolants et de cartons stockés.
  • Risque électrique : câbles endommagés (pannes, courts-circuits). Dans les locaux professionnels, c’est aussi un enjeu de conformité et de continuité d’activité.

Rats dans la maison : que faire tout de suite (plan d’action en 60 minutes)

Avant même de poser un piège, faites ces actions simples : elles augmentent fortement vos chances de succès et limitent les risques sanitaires.

  1. Isoler la nourriture : tout mettre en boîtes hermétiques (y compris croquettes), nettoyer dessous/derrière les appareils, vider les miettes, fermer la poubelle.
  2. Supprimer l’eau accessible : réparer fuites, essuyer zones humides, ne pas laisser de gamelle la nuit si possible.
  3. Repérer les zones actives : le long des plinthes, sous évier, cave, local poubelles, angles sombres.
  4. Nettoyer sans risque : évitez de balayer/aspirer à sec les déjections (ça peut remettre des particules en suspension). Préférez une méthode humide/désinfectante et portez gants (et idéalement masque) si vous manipulez des zones souillées. Les recommandations de prévention vont dans ce sens. (CDC)
  5. Sécuriser enfants et animaux : ne laissez pas traîner de produits toxiques “au hasard”. Ne placez jamais un appât sans boîtier sécurisé.

Conseil terrain (CLEAN ON) : une dératisation efficace commence presque toujours par la suppression des ressources (nourriture/eau) et le colmatage. Sans ça, même le meilleur piège devient un pansement temporaire.

Comment éliminer les rats efficacement : méthodes et limites

Il n’existe pas une solution unique, mais une combinaison. La démarche la plus robuste est la lutte intégrée : inspection → sécurisation → réduction de la population → suivi.

1) L’inspection : identifier l’origine (entrée + zone de nidification)

Une infestation persiste tant que l’accès reste ouvert. En maison individuelle, l’entrée est souvent proche du sol (soubassement, garage, soupiraux). En immeuble, il peut s’agir de caves, gaines techniques, locaux poubelles, zones de livraison, courettes, ou connexions avec les réseaux.

2) Le colmatage (rodent-proofing) : la base anti-récidive

  • Bas de porte : brosse/seuil, suppression des jours.
  • Passages de tuyaux : rebouchage durable (mortier, plaque métal + mastic adapté selon support).
  • Grilles : protections sur aérations/soupiraux (maillage métallique adapté).
  • Cave/garage : rangement, suppression des “nids” potentiels (cartons, textiles, isolants accessibles).

Sans colmatage, vous risquez d’éliminer quelques individus… tandis que d’autres entrent à nouveau.

3) Les pièges mécaniques : souvent la meilleure option en intérieur

En logement, les pièges mécaniques (adaptés aux rats) sont fréquemment privilégiés car ils permettent un contrôle précis, sans disséminer de substances actives.

  • Placement : le long des murs, dans les angles, sur les trajets, jamais “au milieu de la pièce”.
  • Appât : à choisir selon le contexte (en évitant d’attirer d’autres nuisibles).
  • Rythme : contrôles réguliers, réajustement si refus (néophobie possible chez le rat).

4) Les rodenticides (appâts) : efficaces mais à manier avec une extrême prudence

  1. met en évidence des résidus d’anticoagulants détectés chez plusieurs espèces sauvages, illustrant le risque d’exposition de la faune. ( PubMed – étude France (2010–
  2. )

Au niveau européen, l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques) a aussi travaillé sur l’évaluation comparative et rappelle l’existence de risques (primaires et secondaires) pour les animaux domestiques et la faune, tout en identifiant notamment les pièges comme alternative non chimique pertinente pour certains usages en intérieur. (ECHA – biocides)

En pratique :

  • Si vous utilisez un appât, faites-le uniquement dans un boîtier sécurisé, inaccessible aux enfants et aux animaux.
  • Ne multipliez pas les points “au hasard” : vous perdez le contrôle et augmentez les risques.
  • Ne mélangez pas trop de méthodes simultanées (ex. appâts + pièges partout) sans stratégie : vous pouvez rendre les rats méfiants et disperser l’activité.

5) Le suivi : indispensable pour “finir le travail”

Éliminer des rats, ce n’est pas “un coup” : c’est un process. Il faut vérifier la baisse d’activité, retirer les sources d’attractivité, contrôler les points d’entrée, et maintenir une surveillance (surtout en cave et cuisine) pendant plusieurs semaines.

Cas fréquents en Île-de-France : cave, immeuble, restaurant

À Paris et en Île-de-France, les situations reviennent souvent : immeubles avec caves et gaines, locaux poubelles, travaux générant des déplacements de colonies, arrière-cours, et activités de restauration.

En copropriété : agir “au bon endroit”

Si les rats circulent via cave/local poubelles/parties communes, traiter uniquement votre appartement peut limiter temporairement… sans résoudre la source. Une action coordonnée (gestion des déchets, colmatage, dispositifs sécurisés et suivi) est généralement nécessaire.

En restauration et agroalimentaire : hygiène et lutte contre les nuisibles

Dans les établissements manipulant des denrées, la lutte contre les nuisibles fait partie des exigences d’hygiène : le Règlement (CE) n° 852/2004 prévoit que des méthodes adéquates doivent être mises au point pour lutter contre les organismes nuisibles. (EUR-Lex – Règlement 852/2004)

C’est précisément le type d’environnement où l’expérience de terrain compte : CLEAN ON a été fondée par Jean-Xavier Monvoisin, ancien restaurateur à Paris, avec une culture d’intervention orientée rigueur, hygiène et conformité.

Quand faire appel à un dératiseur professionnel ?

Vous pouvez parfois gérer un doute isolé, mais il est recommandé de passer à une intervention pro si :

  • vous observez des signes répétés (crottes, bruits, traces) malgré vos actions de nettoyage/colmatage ;
  • les rats semblent venir des parties communes (cave, gaines, local poubelles) ;
  • il y a un risque élevé (enfants, animaux, personne fragile, denrées exposées, activité alimentaire) ;
  • vous devez mettre en place une stratégie durable (inspection, sécurisation, dispositifs adaptés, suivi).

Pour aller plus loin sur le “comment” et ce que comprend une intervention structurée, vous pouvez consulter :

Et si vous voulez découvrir l’ensemble des activités de CLEAN ON (dératisation, désinsectisation, désinfection, entretien des locaux, sécurité incendie), rendez-vous sur la page d’accueil de Clean On.

FAQ : rats dans la maison

Comment savoir si ce sont des rats et non des souris ?

Le plus simple est de croiser plusieurs indices : la taille des crottes (celles de rat sont nettement plus grosses, souvent autour de 1/2″ à 3/4″), les traces le long des murs (souillures, pistes), les bruits (plus “lourds”), et les dégâts (grignotage plus marqué). Des ressources IPM décrivent aussi le comportement de déplacement “au contact” des murs et l’intérêt d’inspecter angles, plinthes, zones cachées. En cas de doute, une inspection pro évite de traiter “à l’aveugle”.

Que faire si je trouve des crottes de rat dans la cuisine ?

Commencez par sécuriser : mettez des gants, évitez de balayer/aspirer à sec et privilégiez un nettoyage humide/désinfectant pour limiter la remise en suspension de particules. Ensuite, isolez toute la nourriture (boîtes hermétiques), nettoyez sous/derrière les appareils et inspectez les placards bas, dessous d’évier, plinthes et points de passage de tuyaux. Les CDC rappellent que les excréments/urines peuvent contribuer à la transmission de maladies et qu’il faut réduire nourriture, eau et abris pour stopper l’infestation. Si les traces réapparaissent, l’activité est probablement en cours.

Un rat peut-il remonter par les toilettes ?

Cela peut arriver, surtout dans certains contextes (réseaux, canalisations, bâtiments anciens), mais ce n’est pas le scénario le plus fréquent en logement. Beaucoup d’infestations proviennent plutôt de caves, locaux poubelles, soupiraux, portes mal jointées, trous autour des réseaux (eau, gaz, fibre) ou fissures en soubassement. Si vous suspectez une entrée via les canalisations, l’enjeu est de vérifier les points d’accès (regards, gaines, zones humides) et de mettre en place une stratégie de colmatage + contrôle adaptée, idéalement avec un professionnel en immeuble.

Les ultrasons sont-ils efficaces contre les rats ?

Dans la pratique, les solutions “ultrasons” donnent des résultats très inégaux et, lorsqu’elles marchent, c’est souvent temporaire : les rats peuvent éviter une zone un temps, puis s’habituer, ou contourner l’obstacle. Une stratégie fiable repose plutôt sur : suppression des ressources (nourriture/eau), colmatage des accès, et dispositifs de capture/contrôle correctement placés (le long des murs, sur les trajets). Si l’infestation est installée, les ultrasons seuls ne remplacent pas une démarche de lutte intégrée avec suivi.

Combien de temps faut-il pour se débarrasser des rats ?

Il n’y a pas de durée universelle : tout dépend du niveau d’infestation, des points d’entrée, de l’accès à la nourriture/eau et de la coordination (notamment en copropriété). Ce qui est certain, c’est que la reproduction peut être rapide (gestation ~21–24 jours et plusieurs portées par an selon les conditions), ce qui rend l’action précoce essentielle. L’objectif n’est pas seulement de “capturer”, mais de couper le cycle : entrée + ressources + abris. Une intervention pro ajoute généralement une inspection structurée, des dispositifs sécurisés et un plan de suivi.

Et maintenant ? (prochaine étape)

Si vous avez des rats dans la maison à Paris ou en Île-de-France, CLEAN ON peut vous accompagner avec une approche rigoureuse (inspection, sécurisation, lutte intégrée et suivi). L’équipe intervient sous 48h (hors week-end) sur les départements 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95. Demandez un devis personnalisé gratuit : téléphone 06 69 41 07 17, email clean.on3d@gmail.com, ou passez par le site cleanon-nuisibles.fr. Adresse : 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec.

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