Rongeurs dans la maison : signes, risques et solutions (rats, souris…)
Un rongeur dans la maison, c’est un signal d’alerte.
Qu’il s’agisse d’une souris dans la cuisine, de bruits dans les cloisons ou de crottes dans une cave, l’objectif est le même : identifier rapidement l’origine, limiter les risques (santé, dégâts, hygiène) et mettre en place une solution durable (pas seulement “chasser” l’animal visible).
Rongeurs dans la maison : que faire en priorité ?
Avant même de choisir une solution (piège, obturation, intervention), appliquez cette logique simple : diagnostiquer → sécuriser → traiter → prévenir.
- Repérez les indices : crottes, traces grasses, bruits nocturnes, emballages rongés, matériaux de nid.
- Supprimez l’attractivité : nourriture accessible, eau stagnante, sacs poubelle ouverts, gamelles la nuit.
- Bloquez l’accès (si possible immédiatement) : calfeutrage des trous, bas de porte, gaines techniques.
- Choisissez une méthode adaptée (pièges / appâts sécurisés / intervention pro) selon l’ampleur.
- Nettoyez et désinfectez correctement les zones souillées (sans balayer ni aspirer à sec).
Quels rongeurs envahissent le plus souvent les habitations en Île-de-France ?
En zone urbaine et périurbaine (Paris et petite couronne notamment), on rencontre surtout rats et souris. Dans des zones plus végétalisées (jardins, combles), d’autres petits rongeurs peuvent aussi apparaître.
Tableau de reconnaissance rapide (indices, zones, risques)
| Rongeur (le plus probable) | Indices fréquents | Zones typiques | Risques principaux |
|---|---|---|---|
| Souris (souvent la souris domestique) | Petites crottes (type “grain de riz”), emballages grignotés, grattements légers | Cuisine, cellier, placards, faux plafonds | Contamination alimentaire, allergènes, installation rapide si nourriture disponible |
| Rat brun (rat d’égout / surmulot) | Crottes plus grosses, traces grasses le long des murs, bruits plus “lourds”, dégâts marqués | Cave, vide sanitaire, local poubelles, réseaux, sous-sols | Gros dégâts matériels, risques sanitaires, forte capacité d’adaptation en ville |
| Rat noir (moins fréquent, mais possible) | Traces et passages en hauteur, bruits dans combles | Combles, charpentes, zones hautes | Dégâts dans l’isolation/combles, contamination des zones de stockage |
| Mulot / campagnol (souvent depuis l’extérieur) | Intrusion ponctuelle, nids près de matériaux doux | Garage, abri de jardin, rez-de-chaussée, zones proches du jardin | Risque sanitaire plus faible en intérieur, mais salissures et dégâts possibles |
Les signes d’une infestation : apprendre à “lire” sa maison
Indices visuels (les plus fiables)
- Déjections : leur présence répétée (et fraîche) indique une activité en cours.
- Traces de graisse le long des murs et plinthes (souvent chez le rat) : passages réguliers.
- Marques de rongement : emballages, bois, plastique, bas de portes, joints, gaines.
- Matériaux de nidification : papier, tissu, isolant déchiqueté, mousse…
- Empreintes / traînées dans la poussière (caves, greniers, locaux techniques).
Indices sonores et olfactifs (souvent nocturnes)
- Grattements dans les cloisons, plafonds, derrière l’électroménager.
- Couinements ou agitation la nuit.
- Odeur d’urine persistante, parfois “ammoniacale”, surtout en infestation installée.
Visite isolée ou colonie installée : ce qui change tout
Un rongeur “vu” ne représente souvent qu’une partie du problème : on observe parfois l’animal quand l’infestation est déjà active. À l’inverse, une intrusion isolée (porte restée ouverte, travaux, météo) peut arriver. La différence se fait sur la répétition des signes : crottes nouvelles chaque jour, bruits fréquents, plusieurs points d’activité, dégâts qui progressent.
Pourquoi les rongeurs entrent-ils chez vous ? (les causes les plus courantes)
Le trio gagnant : nourriture + eau + abri
Rats et souris cherchent d’abord des ressources faciles. Les causes les plus fréquentes en logement (ou local professionnel) :
- Nourriture accessible : sachets ouverts, miettes, réserves mal fermées, compost trop près, nourriture pour animaux.
- Eau : fuites sous évier, condensation, gamelles, siphons, locaux humides.
- Abris : encombrement, cartons stockés, faux plafonds, isolants, zones peu visitées.
Les points d’entrée : parfois minuscules
Un point clé en prévention est le “rodent-proofing” (l’exclusion). Par exemple, le CDC rappelle qu’une souris peut passer dans un trou d’environ 6 mm (l’épaisseur d’un crayon). Source : CDC, “How to Seal Up to Prevent Rodents” (mise à jour 2024).
- Jeux sous portes, seuils, portes de cave/garage mal ajustées
- Passages de gaines (eau, gaz, électricité), trous autour des tuyaux
- Aérations non protégées, grilles manquantes, conduits
- Fissures en sous-sol, accès via locaux techniques
Quels risques en cas de rongeurs dans la maison ?
Risques sanitaires : maladies, contamination, allergènes
En 2023, 570 cas de leptospirose ont été diagnostiqués en France hexagonale.
La leptospirose est une zoonose associée notamment aux rongeurs : elle se transmet à l’humain par contact avec de l’urine d’animaux infectés ou un environnement contaminé (eau douce, terre humide). En France, le Ministère de la Santé indique une hausse observée depuis 2014 (autour de 600 cas/an) et confirme 570 cas diagnostiqués en 2023. Source : sante.gouv.fr (leptospirose).
Santé publique France précise également qu’en 2023 l’incidence estimée était d’environ 0,9 cas pour 100 000 habitants (France hexagonale), et rappelle que la leptospirose est devenue une maladie à déclaration obligatoire depuis août 2023. Source : Santé publique France (données leptospirose).
Autre exemple : les hantavirus, principalement transmis par des rongeurs infectés. Santé publique France indique 50 cas en 2023 (France hexagonale) et publie un suivi annuel. Source : Santé publique France (données hantavirus).
Enfin, au-delà des maladies infectieuses, il existe un volet souvent sous-estimé : les allergènes (protéines présentes notamment dans l’urine et les squames). Une étude sur un échantillon représentatif de logements aux États-Unis a retrouvé des niveaux détectables d’allergène de souris dans 82% des foyers (données publiées en 2004), avec un lien entre exposition élevée et symptômes d’asthme chez les personnes allergiques. Source : PubMed (2004), National prevalence and exposure risk for mouse allergen in US households.
Risques matériels : isolation, denrées, câbles
Les rongeurs rongent pour user leurs incisives : cela peut endommager isolation, bois, plastiques, emballages… et parfois des gainages (zones techniques, derrière électroménager, combles). Sans alarmisme inutile : le risque dépend surtout de la durée d’installation et de l’accès aux zones sensibles.
Risques spécifiques pour les professionnels (restaurants, agroalimentaire, locaux recevant du public)
Dans un établissement, la présence de rongeurs peut impacter l’hygiène, l’image et la conformité des locaux. Les zones critiques sont souvent les réserves, cuisines, locaux poubelles, arrière-salles, gaines techniques et faux plafonds. Un plan d’action structuré (détection, exclusion, suivi) est généralement indispensable.
Solutions efficaces : comment s’en débarrasser sans erreurs
1) Assainir : enlever ce qui “nourrit” l’infestation
- Stockage alimentaire : boîtes hermétiques (verre/métal/plastique dur), aucun sac ouvert.
- Poubelles : couvercles étanches + sortie régulière.
- Nettoyage : dessous/derrière électroménager, plinthes, coins, dessous d’évier.
- Eau : réparer fuites, limiter humidité, vider gamelles la nuit si possible.
2) Exclure : boucher les accès (la clé du durable)
On peut piéger longtemps… mais si l’accès reste ouvert, le problème revient. Le CDC recommande d’inspecter et de colmater les trous, y compris autour des lignes (électricité/eau/gaz), et rappelle qu’une souris passe dans un trou d’environ 6 mm. Source : CDC (2024).
- Calfeutrer avec des matériaux adaptés (grille métal, mortier, solutions anti-rongeurs), pas seulement de la mousse expansive “seule”.
- Poser/renforcer bas de porte et joints, protéger aérations.
- Traiter les zones “oubliées” : cave, garage, trappes, passages de gaines.
3) Capturer : pièges bien placés (et bien suivis)
Les pièges (mécaniques notamment) sont efficaces à condition d’être placés sur les trajets (le long des murs, derrière les meubles, près des points d’activité), en nombre suffisant, et contrôlés régulièrement. L’échec vient souvent d’un mauvais emplacement, d’un nombre trop faible, ou d’un arrêt trop tôt.
4) Appâts/rodenticides : prudence, cadre réglementaire et sécurité
Les rodenticides sont des produits biocides encadrés au niveau européen par le règlement (UE) n° 528/2012 (Biocidal Products Regulation). Source : ECHA (règlement biocides).
En France, l’activité d’utilisation professionnelle de certains biocides (dont ceux de lutte contre les rongeurs, TP14) s’inscrit dans un cadre défini par l’arrêté du 9 octobre 2013 modifié, avec des exigences de certificats (certibiocide) selon les cas. Source : Légifrance (arrêté biocides / certibiocide).
En pratique, pour éviter les accidents (enfants, animaux domestiques, faune non-cible), on privilégie des postes d’appâtage sécurisés, un placement maîtrisé, une quantité contrôlée et un suivi. En cas d’infestation installée, l’approche la plus sûre reste souvent la gestion intégrée (exclusion + traitement + monitoring) menée par une équipe formée.
5) Nettoyer et désinfecter après rongeurs (sans se mettre en danger)
Le CDC recommande de ne pas balayer ni aspirer à sec les déjections (risque d’aérosolisation), de mouiller/désinfecter avant retrait, et de porter des gants. Exemple : laisser agir le désinfectant quelques minutes avant d’essuyer. Source : CDC, “How to Clean Up After Rodents” (mise à jour 2024).
- Gants (et masque si forte suspicion de poussières contaminées), aération
- Désinfectant ménager adapté (suivre l’étiquette) ou solution d’eau de Javel préparée correctement
- Essuyage avec papier absorbant + double sac si nécessaire
- Lavage des mains après retrait des gants
Pourquoi une dératisation professionnelle change tout (diagnostic + lutte intégrée)
Quand les signes se multiplient, quand l’accès est complexe (cave, gaines, faux plafonds) ou quand il faut protéger un site sensible (enfants, denrées, ERP, restauration), l’intervention professionnelle apporte surtout une chose : une méthode.
Ce qu’un professionnel vérifie (au-delà de “poser des pièges”)
- Identification (rat/souris) et cartographie des points d’activité
- Recherche des accès (fissures, conduits, réseaux, bas de porte, aérations)
- Choix des moyens : exclusion, piégeage, postes sécurisés, suivi
- Plan de prévention : recommandations d’hygiène, stockage, gestion des déchets, entretien
Ce que CLEAN ON met en place en Île-de-France
CLEAN ON est une entreprise spécialisée dans la lutte contre les nuisibles, la désinfection et l’entretien des locaux en Île-de-France. Fondée par Jean-Xavier Monvoisin (ancien restaurateur à Paris), l’entreprise s’appuie sur une expertise de terrain acquise dans des environnements où l’hygiène est non négociable.
- Dératisation (notamment pour restaurants et agroalimentaire)
- Solutions sur mesure, méthodes et produits à visée plus respectueuse de l’environnement (selon les contraintes du site)
- Interventions rapides sous 48h (hors week-end)
- Zones : Paris et Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95)
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter :
- le site CLEAN ON (accueil)
- le guide des services proposés par un dératiseur
- pourquoi faire appel à un dératiseur professionnel
- les critères pour reconnaître un bon dératiseur
- comment éviter une infestation durable
- trouver un dératiseur autour de moi : guide pratique
Prévenir le retour des rongeurs : checklist simple (maison et locaux)
- 1 fois par mois : inspection rapide (sous évier, derrière électroménager, cave, local poubelles).
- Stockage : tout ce qui est alimentaire dans des contenants fermés, pas de sac au sol.
- Déchets : poubelles fermées, zone propre, pas d’encombrants “abri” (cartons, vieux tissus).
- Entretien : réparer fuites, joints, grilles d’aération, bas de porte.
- Extérieur : limiter végétation collée au bâti, sécuriser compost, gérer nourriture d’animaux.
FAQ : rongeurs dans la maison (questions fréquentes)
Combien de temps faut-il pour éliminer une infestation de souris dans une maison ?
Tout dépend du niveau d’installation : une intrusion récente peut se régler vite si l’accès est colmaté et si le piégeage est bien positionné. En revanche, une infestation “installée” demande souvent plusieurs étapes : suppression des sources de nourriture, obturation des points d’entrée, piégeage/traitement, puis contrôle sur la durée. Un indicateur utile : si vous avez encore de nouvelles crottes ou des bruits après plusieurs jours de mesures cohérentes, c’est rarement “un seul passage”.
Les répulsifs à ultrasons ou les “astuces miracles” sont-ils fiables ?
Ils donnent parfois une impression de mieux (moins de bruits, déplacement temporaire), mais ils remplacent rarement les fondamentaux : exclusion (boucher les accès) et suppression des ressources (nourriture/eau). Dans beaucoup de situations, le rongeur s’adapte, contourne, ou se déplace dans une autre zone du logement. Si vous voulez une solution durable, considérez les répulsifs au mieux comme un appoint, et concentrez l’effort sur le calfeutrage, l’hygiène et un plan de capture/traitement suivi.
J’ai trouvé des crottes : faut-il désinfecter tout de suite et comment faire sans risque ?
Oui, mais sans balayer ni aspirer à sec. L’approche recommandée consiste à aérer, mettre des gants, puis imbiber les déjections avec un désinfectant ménager adapté (ou une solution appropriée, selon les recommandations), laisser agir quelques minutes, puis essuyer avec du papier et jeter dans un sac fermé. Le CDC détaille une méthode complète (y compris ce qu’il ne faut pas faire) pour limiter les risques lors du nettoyage après rongeurs. Voir les recommandations (CDC).
Rats dans les parties communes : qui doit agir en copropriété ?
En pratique, quand l’activité se situe dans les caves, gaines, locaux poubelles ou couloirs, l’action est généralement plus efficace si elle est coordonnée à l’échelle de l’immeuble (diagnostic global, traitement, prévention). Le bon réflexe est de signaler rapidement au syndic ou au gestionnaire, car une dératisation “à la porte d’un seul appartement” peut échouer si la colonie circule ailleurs dans le bâtiment. Chaque copropriété ayant ses règles (règlement, contrats d’entretien), l’important est d’éviter les actions isolées qui laissent les accès et sources en place.
Et maintenant ?
Si vous suspectez des rongeurs dans la maison (ou dans un local professionnel), le plus rentable sur la durée est d’agir vite : diagnostic, exclusion des points d’entrée, puis traitement et prévention. CLEAN ON intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), sous 48h (hors week-end), avec des solutions sur mesure.
Devis personnalisé gratuit sur simple demande.
Téléphone : 06 69 41 07 17
Email : clean.on3d@gmail.com
Adresse : 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec
Pour découvrir l’ensemble des services, rendez-vous sur https://cleanon-nuisibles.fr/.