Bruit dans les combles la nuit : causes et solutions (diagnostic simple, gestes sûrs et prévention)
Un bruit dans les combles la nuit n’est jamais anodin.
Grattements, courses rapides, claquements, frottements… Ces sons peuvent être liés à des nuisibles (rats, souris, loirs, fouines), à des oiseaux, voire à la charpente qui “travaille”. L’objectif est simple : identifier l’origine sans prendre de risques, puis appliquer la bonne solution (colmatage, sécurisation, nettoyage/désinfection, intervention spécialisée si nécessaire).
Sur le blog de Clean On, on vous guide pas à pas pour comprendre les causes les plus fréquentes, reconnaître les indices, et agir efficacement en Île-de-France.
Pourquoi entend-on surtout des bruits la nuit dans les combles ?
Les combles sont un espace idéal : chaud, calme, peu fréquenté, avec des recoins pour nicher. La nuit, deux phénomènes se cumulent :
- Activité nocturne : beaucoup d’animaux sont actifs après le coucher du soleil (ex. la souris domestique est essentiellement nocturne). Les espèces opportunistes profitent du calme pour se déplacer et chercher de la nourriture. (Voir par exemple la fiche INPN sur la souris Mus musculus.)
- Variations de température : en soirée et la nuit, certains matériaux se rétractent et peuvent produire des “tocs” ou craquements (bois, métal, fixations, conduits).
Les causes les plus fréquentes d’un bruit dans les combles la nuit
1) Rongeurs (souris, rats) : la cause n°1 en habitat
Les rongeurs laissent souvent un “signature sonore” assez reconnaissable :
- Grattements dans l’isolant, sous les rampants, près des cloisons.
- Courses rapides (bruits de petites pattes), souvent en rafales.
- Rongements (parfois un bruit sec répétitif), notamment près des passages de gaines.
Au-delà de la nuisance sonore, il existe un enjeu sanitaire et sécurité (dégradations d’isolant, risque sur certains câbles, souillures).
2) Loirs / Lérot : bruits “lourds” et très nocturnes
Les gliridés (loir gris, lérot, muscardin) sont souvent évoqués quand on parle de “bruit de galop” dans le plafond.
- Le loir gris est le plus grand : il peut produire des bruits de déplacements nettement audibles, et hiberne environ 7 mois selon les fiches naturalistes (LPO).
- Le lérot se reconnaît notamment par son masque facial noir (LPO). Il peut occuper des zones proches des maisons (jardins, vergers) et parfois se rapprocher du bâti.
Ces animaux peuvent provoquer des nuisances (bruit, souillures, dégradation d’isolant). L’identification précise compte, car certaines espèces peuvent être protégées selon le contexte local : on évite toute action “brutale” sans diagnostic.
3) Fouine : bruits de pas, frottements, “bagarres” nocturnes
La fouine est un mustélidé très adaptable, au contact des activités humaines. Dans des combles, on peut entendre :
- Pas plus lourds que ceux d’un rongeur, parfois comme un petit animal “qui saute”.
- Grattages et bruits de frottement, surtout si elle aménage un gîte.
- Parfois des cris (conflits territoriaux, période de reproduction).
Pour mieux comprendre son écologie et ses interactions avec l’humain, il existe une documentation utile de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur la fouine.
4) Chauves-souris : parfois audibles, et surtout à ne pas déranger
Les chauves-souris peuvent occuper des combles (notamment en colonie de reproduction en été). Leur bruit est généralement plus discret que celui de rongeurs, mais une colonie peut être perceptible dans certaines configurations (LPO).
Point crucial : en France, les chauves-souris sont protégées et leur capture, destruction, ainsi que la dégradation de leurs sites de reproduction/aires de repos sont encadrées. Référence juridique : Arrêté du 23 avril 2007 (Légifrance) sur la protection de certains mammifères terrestres.
Si vous suspectez une colonie (présence de guano, va-et-vient au crépuscule, petits bruits près d’une sortie), la bonne approche est l’accompagnement et la cohabitation quand c’est possible (ex. conseils LPO, réseau SOS chauves-souris).
5) Oiseaux (pigeons, moineaux, étourneaux) : bruits tôt le matin / grattements sous tuiles
Un bruit dans les combles “la nuit” peut commencer à l’aube. Les signes typiques :
- Grattements sous les tuiles, près d’une tuile chatière ou d’un jour en toiture.
- Battements d’ailes et bruit de matériaux déplacés (brindilles).
6) La maison “travaille” : craquements, claquements, clics
Si le bruit ressemble à des tocs secs, isolés, sans déplacement, il peut s’agir de :
- Dilatation/rétractation (charpente, plaques, conduits).
- Conduits de chauffage ou de ventilation qui se mettent en contrainte.
- Vent : tuiles légèrement mobiles, accessoires, trappes, éléments de toiture.
Dans ce cas, on cherche surtout à repérer si le bruit est associé à un défaut visible (tuile déplacée, infiltration, fissure, isolant tassé).
Comment identifier la cause : indices simples (sans se mettre en danger)
Les bons réflexes (sécurité d’abord)
- N’entrez pas dans les combles dans le noir. Attendez le jour et équipez-vous (gants, masque anti-poussière/FFP2 si possible, lampe, manches longues).
- Évitez de manipuler des déjections à mains nues. Les souillures doivent être gérées proprement (risque biologique).
- Si vous suspectez des câbles rongés (odeur de plastique, disjonctions, traces sur gaines), coupez l’alimentation de la zone et faites vérifier.
Repérer 3 choses : le son, l’horaire, et les traces
- Son : course rapide (petit), pas lourds (plus grand), bruit fixe dans le bois (insectes xylophages possibles), claquement sec (structure).
- Horaire : pleine nuit (souvent mammifères), crépuscule/aube (oiseaux, chauves-souris à l’entrée/sortie).
- Traces : crottes, empreintes dans la poussière, matériaux tirés, isolant déchiré, odeurs, points d’entrée.
Tableau de diagnostic rapide : bruit + indices + piste probable
| Bruit entendu la nuit | Indices fréquents dans les combles | Piste la plus probable | Première action utile |
|---|---|---|---|
| Courses rapides + petits grattements | Petites crottes, isolant “creusé”, odeur d’urine | Souris | Repérer points d’entrée, sécuriser la nourriture, programmer un diagnostic |
| Déplacements plus lourds, bruits de “galop” | Déjections plus grosses, nids dans l’isolant, traces de passages | Loir / lérot | Observer accès en toiture, éviter toute action sans identification |
| Pas, frottements, parfois cris | Zone de couchage, restes alimentaires, fortes odeurs | Fouine | Repérer l’accès, éviter de “piéger” soi-même, demander conseil |
| Bruits discrets + présence de petits excréments friables | Guano (friable, fragments d’insectes), va-et-vient au crépuscule | Chauves-souris | Ne pas obturer les sorties, se renseigner sur la réglementation |
| Claquement sec isolé, sans déplacements | Pas de déjections, bruit lié au refroidissement | Charpente / conduits | Vérifier fixations, ventilation, éventuelles tuiles mobiles |
Solutions efficaces selon la cause (et erreurs à éviter)
Si ce sont des rongeurs : traiter + empêcher le retour
Pour que le problème s’arrête durablement, il faut combiner :
- Une identification (souris vs rats, zones de passage).
- Une action de lutte adaptée (méthodes et protocoles selon la situation).
- Un colmatage des points d’entrée (la partie la plus “oubliée” et pourtant essentielle).
- Une remise au propre si nécessaire (souillures, odeurs, éléments contaminés).
Sur le volet sanitaire, il est utile de rappeler que certaines zoonoses sont associées aux rongeurs. Par exemple, la leptospirose est une maladie à déclaration obligatoire depuis le 24 août 2023 (Santé publique France). En France hexagonale, 570 cas ont été diagnostiqués en 2023 selon Santé publique France, et le ministère de la Santé indique une hausse depuis 2014 autour d’environ 600 cas/an. Pour en savoir plus : données de surveillance leptospirose (Santé publique France) et fiche leptospirose (Ministère de la Santé).
Erreurs fréquentes :
- Poser des solutions “au hasard” sans trouver les points d’entrée : l’activité baisse puis revient.
- Nettoyer à sec (balai/aspirateur non adapté) des déjections : cela peut aérosoliser poussières et particules. Préférez une méthode humide et des protections.
- Ignorer les dégâts sur isolant : un isolant souillé perd en performance et peut concentrer odeurs et contaminants.
Si ce sont loirs / lérots : diagnostic précis et approche raisonnée
Quand on suspecte un loir ou un lérot, l’approche la plus efficace est :
- Repérer l’accès (souvent en toiture : tuiles, rives, débords, grilles absentes, passages de gaines).
- Limiter l’attractivité (accès à nourriture, zones d’abri faciles).
- Intervenir proprement pour éviter le retour (réparation + sécurisation).
Pour vous aider à reconnaître ces espèces (taille, poids, morphologie, hibernation), vous pouvez consulter les fiches naturalistes : loir gris (LPO) et lérot (LPO).
Si c’est une fouine : stopper la nuisance sans aggraver la situation
La fouine peut causer des nuisances importantes dans les combles (bruit, odeurs, matériaux déplacés). Le bon plan d’action :
- Localiser la zone de gîte (coins abrités, isolant remué).
- Supprimer l’accès au bon moment et de façon sécurisée (éviter d’enfermer l’animal à l’intérieur).
- Assainir si nécessaire (souillures).
Pour mieux comprendre l’espèce et ses interactions avec l’humain : document OFB sur la fouine.
Si ce sont des chauves-souris : cohabiter ou se faire accompagner (cadre légal)
Si vous suspectez des chauves-souris :
- Ne bouchez pas les sorties “en urgence” : on peut piéger des animaux (et se mettre hors cadre réglementaire).
- Évitez les travaux en période sensible sans diagnostic (souvent avril à septembre selon les contextes, la LPO recommande de la prudence et un accompagnement).
- Faites-vous conseiller : des réseaux naturalistes (type SOS chauves-souris) aident à trouver des solutions compatibles avec la réglementation et votre confort.
Référence juridique utile : Arrêté du 23 avril 2007 (Légifrance) (interdictions relatives à la destruction, perturbation, et aux sites de reproduction/aires de repos de certaines espèces protégées).
Conseils pratiques pour cohabiter et limiter les nuisances : vivre en harmonie avec les chauves-souris (LPO).
Si le bruit vient du bâtiment : limiter les bruits et vérifier l’état du toit
Si vous avez éliminé la piste “animal” (pas de déjections, pas de traces, bruit très ponctuel), les solutions sont souvent :
- Vérifier la toiture : tuiles légèrement mobiles, éléments métalliques qui vibrent au vent, trappe mal fixée.
- Contrôler la ventilation : VMC, conduits, fixations qui claquent ou vibrent.
- Inspecter l’humidité : une charpente trop humide peut “travailler” davantage et favoriser d’autres problèmes (champignons, déformations).
Prévenir le retour : les 8 actions les plus rentables (en temps et en tranquillité)
- 1) Colmater les passages (jonctions toiture/murs, rives, sorties de gaines, trous autour des tuyaux).
- 2) Installer ou réparer des grilles (aérations, chatières/entrées non souhaitées) avec un maillage adapté.
- 3) Ranger et limiter l’attractivité : cartons, textiles, nourriture d’animaux, graines stockées en vrac.
- 4) Surveiller l’isolant : un isolant arraché/tassé peut signaler une activité et perd en efficacité.
- 5) Entretenir la toiture : une tuile déplacée suffit parfois à créer un accès.
- 6) Élaguer ce qui “connecte” au toit : branches trop proches, lierres grimpants (ponts d’accès).
- 7) Mettre en place une routine d’inspection (au moins 2 fois/an : après l’automne et après l’hiver).
- 8) Agir tôt : plus on attend, plus l’infestation (et les dégâts) s’installent.
Quand faire appel à un professionnel en Île-de-France ?
Vous devriez demander un avis professionnel si :
- Les bruits sont quotidiens ou s’intensifient sur plusieurs nuits.
- Vous trouvez des déjections, une odeur persistante, ou un isolant dégradé.
- Vous suspectez des rats (activité sonore plus marquée, dégâts visibles) ou une espèce nécessitant un cadre d’intervention particulier (ex. chauves-souris).
- Vous souhaitez une solution durable avec diagnostic + plan d’action + prévention.
Clean On intervient pour la lutte contre les nuisibles, la désinfection et l’entretien des locaux en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), avec des interventions rapides sous 48h (hors week-end). Pour comprendre ce qu’implique une intervention structurée, vous pouvez aussi consulter :
- Guide complet des services proposés par un dératiseur
- Pourquoi choisir un dératiseur professionnel en 2025 ?
- Les critères pour évaluer un bon dératiseur en 2025
- Dératiseur : comment éviter une infestation durable ?
FAQ – Bruit dans les combles la nuit
Comment savoir si le bruit vient d’une souris ou d’un rat ?
La souris produit souvent des courses rapides et des grattements légers, comme un “crépitement” dans l’isolant. Les rats, plus lourds, font des bruits plus marqués (déplacements plus “francs”, parfois chocs). Le meilleur indicateur reste la combinaison bruit + traces : taille des déjections, chemins de passage, matériaux remués. En cas de doute, évitez de multiplier les essais “au hasard” : un diagnostic permet d’identifier l’espèce et surtout les points d’entrée à traiter.
Un bruit dans les combles la nuit peut-il être une fouine ?
Oui. La fouine peut produire des bruits plus lourds qu’un rongeur : pas rapides mais “pesants”, frottements, grattages et parfois cris. On observe aussi parfois une zone de repos, des matériaux déplacés et des odeurs plus fortes. Comme l’accès se fait souvent par une faiblesse en toiture (tuiles, rives, débords), la solution durable passe par l’identification de l’accès puis la sécurisation du bâti, sans risquer de coincer l’animal à l’intérieur.
J’entends du bruit mais je ne trouve aucune crotte : que faire ?
Si aucune trace n’apparaît (pas de déjections, pas d’isolant déchiré, pas d’odeur), envisagez une cause “bâtiment” : claquements liés à la charpente, vibrations au vent, conduits mal fixés, trappe de visite. Faites un repérage méthodique en journée : vérifiez les tuiles, les fixations, la ventilation et l’état général des combles. Si le bruit se répète au même endroit ou s’accompagne d’un défaut visible (tuile déplacée, humidité), mieux vaut faire contrôler pour éviter qu’un petit problème ne devienne un gros.
Et si ce sont des chauves-souris dans les combles ?
La première règle est de ne pas les déranger : ne pas boucher une sortie, ne pas tenter de capture, et éviter les travaux sans avis. Les chauves-souris sont protégées en France et la dégradation de leurs sites de reproduction/aires de repos est encadrée (voir l’arrêté du 23 avril 2007 sur Légifrance). En pratique, il existe souvent des solutions de cohabitation (réduction des nuisances, aménagements, conseils). Des réseaux spécialisés comme SOS chauves-souris (LPO) peuvent accompagner.
Les bruits dans les combles sont-ils dangereux pour la santé ?
Le bruit en lui-même n’est pas dangereux, mais sa cause peut l’être. Les rongeurs peuvent souiller les lieux et sont associés à certaines maladies. Par exemple, la leptospirose est suivie par Santé publique France : 570 cas diagnostiqués en 2023 en France hexagonale (données Santé publique France), et elle est devenue maladie à déclaration obligatoire à partir du 24 août 2023. Sans dramatiser, l’objectif est d’éviter toute manipulation à mains nues, de nettoyer correctement, et d’éliminer la cause (infestation + points d’entrée).
Et maintenant ?
Si vous entendez un bruit dans les combles la nuit et que vous souhaitez une solution claire (diagnostic, traitement, prévention du retour), Clean On peut vous accompagner en Île-de-France. Contact : 06 69 41 07 17 – clean.on3d@gmail.com – 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Vous pouvez aussi passer par le site Clean On pour faire une demande de devis personnalisé gratuit.