Chasser les rats : méthodes efficaces et durables
Les rats ne partent pas “tout seuls”.
Pour chasser les rats durablement, il faut combiner diagnostic, suppression des ressources (nourriture/eau/abris), blocage des accès et actions ciblées (pièges, sécurisation, éventuellement biocides utilisés dans un cadre maîtrisé). L’objectif n’est pas seulement de “tuer un rat”, mais de casser le cycle d’infestation — particulièrement en ville et en Île-de-France, où les sources alimentaires et les refuges sont fréquents.
Pourquoi les rats reviennent (et pourquoi le “coup de poison” ne suffit pas)
Une capacité de reproduction qui impose d’agir vite
Le rat brun (surmulot) peut se reproduire toute l’année si les conditions sont favorables : gestation d’environ 21–23 jours et portées pouvant atteindre plusieurs petits, avec des cycles rapprochés. Résultat : une infestation peut s’amplifier très vite si l’environnement reste accueillant (déchets, points d’eau, accès, cachettes).
Le rat est opportuniste : nourriture, eau, chaleur, abri
Dans l’habitat (caves, vide-sanitaires, gaines techniques) comme dans les commerces (réserves, local poubelles, faux plafonds), les rats s’installent là où ils trouvent :
- De la nourriture (sacs mal fermés, denrées stockées au sol, compost accessible, nourriture pour animaux, déchets ménagers).
- De l’eau (fuites, condensation, siphons, zones humides, caves).
- Des abris (encombrants, cartons, végétation dense, locaux techniques).
- Des accès (jours sous portes, trous, conduits, passages de réseaux).
Un enjeu sanitaire réel (surtout en présence d’urines et déjections)
Au-delà des nuisances (bruits nocturnes, dégâts, odeurs), les rats peuvent contribuer à la transmission de maladies via urine, déjections et contamination indirecte. Par exemple, en France hexagonale, 570 cas de leptospirose ont été diagnostiqués en 2023 (surveillance CNR).
La leptospirose est une zoonose transmise notamment via des environnements souillés par l’urine (les rats étant un réservoir majeur), et elle peut évoluer vers des formes graves.
Reconnaître une infestation : les signes qui ne trompent pas
Les indices les plus fréquents
- Déjections : crottes en “grains” plus grosses que celles de souris, souvent le long des murs, derrière les appareils, près des accès.
- Traces de frottement : marques sombres/gras sur les plinthes, murs, tuyaux (passages répétés).
- Bruits : grattements dans les cloisons, faux plafonds, caves, surtout la nuit.
- Gros dégâts : sacs percés, isolants arrachés, cartons déchiquetés, câbles rongés.
- Odeurs : odeur musquée/ammoniacale en zones confinées.
- Terriers : trous près des fondations, talus, jardins, local poubelles.
Quand faut-il considérer la situation comme “urgente” ?
- Présence de rats en plein jour (pression d’infestation souvent élevée).
- Déjections quotidiennes malgré le nettoyage.
- Infestation dans un restaurant, une cuisine, un site agroalimentaire ou une copropriété (risque de propagation rapide).
- Suspicion de contamination de denrées ou d’espaces de stockage.
Chasser les rats durablement : la méthode en 4 piliers (approche “intégrée”)
1) Couper l’accès à la nourriture (sans quoi vous nourrissez l’infestation)
La règle : pas de buffet = moins de rats. Actions simples mais déterminantes :
- Stocker les denrées dans des contenants rigides (métal/verre/plastique épais) avec couvercle.
- Éviter le stockage au sol (sur palettes/étagères), surtout dans caves et réserves.
- Nettoyer immédiatement les miettes et liquides (sous frigos, fours, zones de plonge).
- Gérer les déchets : sacs fermés, bacs propres, local poubelles entretenu, sortie des bacs au bon moment.
2) Couper l’accès à l’eau (souvent sous-estimé)
- Réparer les fuites (robinets, tuyaux, évacuations, groupes froid).
- Assécher/ventiler les zones humides (caves, locaux techniques).
- Vérifier les siphons, regards, points bas (odeurs + humidité attirent).
3) Bloquer les entrées (exclusion) : la base d’une solution durable
Si vous ne bouchez pas les accès, vous risquez une “victoire temporaire”. Les recommandations de prévention insistent sur l’inspection et l’obturation des trous et passages potentiels.
Pour donner un ordre d’idée utilisé en santé environnementale, des rats peuvent entrer via des ouvertures d’environ 1/2 pouce (≈ 1,27 cm).
- Petits trous : laine d’acier + mastic (ou mortier) pour empêcher l’extraction.
- Ouvertures plus grandes : grillage métallique, tôle, ciment, plaques adaptées (autour des tuyaux et gaines).
- Bas de porte : brosse + seuil + protection anti-rongeurs (plaque métal si nécessaire).
- Ventilation : grilles en métal (maillage adapté), fixations solides.
4) Réduire la population : pièges et/ou appâts, mais avec stratégie
Une fois les ressources réduites et les accès traités, on met en place des moyens de capture/contrôle là où l’activité est réelle (trajets, points chauds, terriers, zones de frottement).
Méthodes efficaces pour chasser les rats (avec leurs limites)
Tableau comparatif : quelle méthode pour quel contexte ?
| Méthode | Utile quand… | Points forts | Limites / risques | Durabilité |
|---|---|---|---|---|
| Assainissement (déchets, nettoyage, rangement) | Tout le temps (prévention + curatif) | Réduit l’attractivité, améliore l’hygiène | Exige régularité et implication | Très élevée |
| Exclusion (obturation des accès) | Entrées identifiées / copro / commerces | Empêche le retour, structure la lutte | Doit être complet (oubli d’un point = faille) | Très élevée |
| Pièges mécaniques (claques, cages) | Activité localisée, intérieur, zones sensibles | Contrôle ciblé, sans dispersion de produit | Mauvais placement = inefficacité ; prudence enfants/animaux | Élevée si combinée aux 2 piliers ci-dessus |
| Appâts rodenticides (usage maîtrisé) | Forte pression, réseaux/vides techniques, extérieur encadré | Efficace à grande échelle si protocole rigoureux | Risque non-cible (faune/pets), nécessite sécurisation, suivi, conformité | Moyenne à élevée (si plan + suivi) |
| Répulsifs “miracles” (ultrasons, odeurs) | Rarement (plutôt en complément) | Peut gêner temporairement | Habituation fréquente, ne traite pas la cause | Faible |
Le piégeage : efficace, mais seulement si vous respectez les règles
Le piège “au hasard” au milieu d’une pièce fonctionne peu. Les bonnes pratiques (issues notamment des recommandations de contrôle des rongeurs) consistent à :
- Placer les pièges le long des murs et sur les trajets.
- Multiplier les points de capture sur une zone active.
- Garder les dispositifs hors de portée des enfants et des animaux.
- Maintenir le piégeage jusqu’à disparition des signes, puis contrôler sur la durée.
Une recommandation opérationnelle est de poursuivre jusqu’à l’absence de capture et de nouveaux signes pendant une période d’observation (ex. une semaine sans capture et sans nouveaux indices).
Les rodenticides : à manipuler avec précautions (efficacité ≠ absence de risque)
Les rodenticides anticoagulants peuvent poser un risque pour des espèces non ciblées (prédateurs/scavengers) via l’empoisonnement secondaire. Des organismes scientifiques ont documenté ce danger environnemental, en particulier avec certaines molécules anticoagulantes.
En France, l’achat/usage de certains biocides professionnels (dont des rodenticides selon catégories) s’inscrit dans un cadre réglementaire : l’arrêté du 9 octobre 2013 (modifié) précise les conditions et la logique des certificats individuels (Certibiocide) pour différents types de produits.
En pratique : si un traitement chimique est envisagé, il doit être justifié, sécurisé (postes d’appâtage fermés, implantation raisonnée) et suivi (contrôle/traçabilité), sinon vous risquez à la fois l’inefficacité, les dangers pour les non-cibles et le retour rapide des rongeurs.
Plan d’action concret (à appliquer dès aujourd’hui)
Étape 1 : inspection et cartographie (30–60 minutes)
- Repérez les zones d’activité (déjections, traces de gras, odeurs, bruits).
- Identifiez les ressources (déchets, denrées, eau, encombrants).
- Recherchez les points d’entrée (jours sous portes, gaines, fissures, soupiraux, conduits).
- Notez ce qui doit être colmaté en priorité (accès directs + zones techniques).
Étape 2 : assainissement ciblé (immédiat)
- Nettoyez et rangez les “zones buffet” (réserves, cuisine, local poubelles).
- Éliminez les abris (cartons, encombrants au sol, végétation trop dense près des murs).
- Réduisez l’accès aux aliments (contenants fermés, rotation, contrôle des sacs).
Étape 3 : exclusion (24–72 h selon travaux)
- Scellez les trous (matériaux résistants aux morsures : métal/ciment/grillage).
- Traitez en priorité : bas de porte, réseaux (eau/gaz/élec), soupiraux, caves, locaux techniques.
- Évitez les solutions “mousse seule” si elle n’est pas renforcée : l’objectif est une barrière durable.
Étape 4 : capture/contrôle (7–21 jours + suivi)
- Pose de pièges aux bons endroits (trajets, bords de murs, zones actives).
- Contrôles réguliers, retrait des captures, ajustement des emplacements.
- Si appâts : uniquement en postes sécurisés et avec un plan de contrôle (objectif : efficacité + sécurité).
Nettoyage après présence de rats : les précautions d’hygiène à respecter
Pourquoi ce point est crucial
Les urines et déjections peuvent contaminer des surfaces et générer un risque sanitaire. Les recommandations de santé publique rappellent que des maladies peuvent se transmettre via l’exposition aux déjections/urines/salive des rongeurs, notamment lors du nettoyage si des particules sont remises en suspension.
Bonnes pratiques (sans entrer dans des dosages hasardeux)
- Ventilez la zone, portez des gants (et protection adaptée si poussières).
- Évitez de balayer à sec si cela remet des poussières en l’air : privilégiez des méthodes humides/essuyage.
- Nettoyez puis désinfectez selon un protocole adapté au lieu (logement, cuisine professionnelle, local technique).
- Attention aux mélanges : certains produits (ex. javel + acide/ammoniaque) peuvent dégager des gaz irritants/toxiques.
Cas fréquents en Île-de-France : ce qui marche vraiment
Restaurants et métiers de bouche : tolérance zéro, méthode et traçabilité
Dans les cuisines et réserves, la priorité est de supprimer les ressources (graisses, déchets, denrées accessibles) et de sécuriser les accès (portes, siphons, gaines). Une stratégie de dératisation structurée s’inscrit dans une logique d’hygiène exigeante et répétable (contrôles planifiés, actions correctives, suivi). Pour comprendre ce qu’implique une intervention pro (diagnostic, plan, suivi), vous pouvez consulter ce guide : services proposés par un dératiseur.
Copropriétés, caves, locaux poubelles : traiter l’immeuble, pas seulement un appartement
En collectif, “chasser les rats” dans un seul logement peut échouer si les rats circulent via caves, gaines et parties communes. La méthode la plus durable consiste à : localiser les points d’entrée, réduire l’attractivité du local poubelles, traiter les zones techniques, puis mettre en place un suivi. L’ANSES rappelle que la prévention et la lutte contre rats/souris mobilisent aussi des acteurs publics (services communaux, ARS) dans un cadre sanitaire.
Maisons avec jardin : attention au compost, au stockage et aux abris
- Compost fermé et éloigné des murs si possible.
- Pas de sacs de graines/aliments pour animaux stockés en cabanon non étanche.
- Débroussaillage et réduction des “cachettes” près des façades.
- Contrôle des terriers le long des dalles, talus et abris de jardin.
Les erreurs à éviter quand on veut chasser les rats
- Se limiter à un produit sans traiter les accès (retour quasi assuré).
- Sous-estimer le local poubelles (source alimentaire majeure).
- Poser trop peu de pièges ou au mauvais endroit.
- Oublier la sécurité (enfants, animaux domestiques, faune non-cible).
- Nettoyer sans précautions (poussières, contact avec déjections/urines).
Pourquoi faire appel à un professionnel (quand l’infestation résiste)
Quand les rats persistent malgré vos actions, c’est souvent qu’il reste : un point d’entrée actif, une ressource non identifiée, ou un réseau (caves, gaines, extérieur) qui réalimente l’infestation. Un professionnel apporte une approche structurée : diagnostic, plan d’exclusion, choix des méthodes (mécaniques/biocides) et suivi.
Pour approfondir :
- Pourquoi choisir un dératiseur professionnel (méthode, sécurité, efficacité).
- Les critères pour évaluer un bon dératiseur (ce qu’il faut vérifier).
- Comment éviter une infestation durable (prévention et actions de fond).
FAQ : réponses concrètes pour chasser les rats
Comment chasser les rats sans poison, efficacement ?
Oui, c’est possible dans beaucoup de cas, à condition de raisonner “système” : d’abord supprimer nourriture et eau (déchets, denrées, fuites), ensuite bloquer les entrées (jours sous portes, gaines, soupiraux), puis piéger sur les trajets réels (le long des murs, zones de frottement). Le piégeage devient nettement plus efficace quand l’environnement n’offre plus de ressources faciles. Enfin, maintenez une phase de contrôle : l’objectif est de constater l’arrêt des signes (déjections, bruits, traces) sur une durée d’observation.
Quel est le signe le plus fiable d’une infestation de rats ?
Les indices les plus fiables sont la répétition et la fraîcheur : déjections retrouvées quotidiennement, traces de frottement grasses le long des murs, odeur persistante en zone confinée, bruits nocturnes réguliers. Un rat peut rester discret, mais il laisse presque toujours des signes sur ses trajets. Si vous voyez un rat en journée, cela peut indiquer une pression forte (concurrence, dérangement, manque de place), et il est recommandé d’agir rapidement avec une stratégie complète : assainissement + exclusion + contrôle.
Les rats peuvent-ils entrer par les toilettes ou les canalisations ?
Des remontées via réseaux existent selon la configuration des bâtiments et l’état des ouvrages (regards, siphons, colonnes, défauts d’étanchéité). Dans la pratique, on retrouve surtout des intrusions par caves, soupiraux, jours sous portes, passages de gaines et fissures de façade. Si vous suspectez un passage par réseaux, il faut inspecter les points de connexion (local technique, sous-évier, WC, regards) et traiter l’étanchéité avec des solutions adaptées (grilles, clapets, réparations, obturations résistantes). Une inspection pro est souvent utile en collectif.
Comment nettoyer des crottes de rat sans prendre de risques ?
Évitez le nettoyage “à sec” qui peut remettre des particules en suspension. Ventilez, portez des gants, ramassez avec une méthode humide/essuyage, puis nettoyez et désinfectez selon un protocole adapté au lieu. Le risque sanitaire vient notamment du contact avec urines/déjections et de l’inhalation de particules contaminées : des recommandations de santé publique existent sur la prévention des expositions aux rongeurs et au nettoyage.
En combien de temps peut-on se débarrasser des rats ?
Il n’y a pas de délai universel : tout dépend de la pression d’infestation, des accès, de l’environnement (local poubelles, caves, voisinage) et de la rigueur du plan. En général, on observe des résultats rapides si l’on combine exclusion + assainissement + contrôle, puis on stabilise avec un suivi. À l’inverse, si les accès restent ouverts ou si une source alimentaire subsiste, les rats reviennent. Pensez en deux temps : “réduction” (capture/traitement) puis “durabilité” (obturation, hygiène, contrôle périodique).
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