Anti Nuisibles

Dératisation : méthodes efficaces pour éliminer les rats (et éviter leur retour)

Vignette photo-réaliste 16:9 de dératisation : technicien antiparasitaire en cuisine inspectant une plinthe à la lampe torche, avec boîte d’appât sécurisée noire, piège mécanique et appâts en récipient, rat discret sortant d’un trou près du mur.

Les rats ne “partent” jamais tout seuls.

Une dératisation efficace repose sur une approche complète : identifier l’espèce et les accès, supprimer les ressources (nourriture/eau/abris), sécuriser le bâtiment, puis mettre en place un traitement adapté (pièges, appâts en postes sécurisés, suivi). L’objectif n’est pas seulement de tuer quelques individus, mais de casser durablement le cycle d’infestation et d’éviter la récidive — particulièrement en restauration, en copropriété ou en entrepôt.

Pourquoi une infestation de rats est un problème sérieux

Risques sanitaires : des maladies bien réelles

Les rongeurs peuvent contaminer les lieux via leurs urines, déjections et leurs passages répétés sur les surfaces. En France, la leptospirose (souvent associée aux urines de rongeurs) est devenue maladie à déclaration obligatoire depuis le 24 août 2023.

Pour donner un ordre de grandeur : Santé publique France rapporte 570 cas diagnostiqués en 2023 en France hexagonale (données CNR/Institut Pasteur), avec une incidence d’environ 0,87/100 000.

À l’échelle mondiale, une revue systématique (Torgerson et al.) estime environ 1,03 million de cas et 58 900 décès par an.

Risques matériels : câbles, isolants, stocks, réputation

  • Dégradations : un rat ronge en continu (ses incisives poussent) et attaque souvent gaines, isolants, réserves, emballages.
  • Non-conformités : en agroalimentaire/restauration, des traces de nuisibles (crottes, souillures, rongeages) peuvent déclencher des actions correctives immédiates et impacter l’image.
  • Récidives : une action “coup de poing” sans colmatage ni hygiène revient souvent à déplacer le problème… ou à le repousser de quelques semaines.

Un point clé : la vitesse de reproduction

Les populations de rats peuvent augmenter très vite. Chez le rat brun (surmulot), la gestation est d’environ 21 à 23 jours et les portées sont souvent autour de 7 petits (avec variations).

Conséquence pratique : plus on attend, plus le plan de dératisation doit être structuré (suivi, sécurisation, contrôle des ressources).

Reconnaître une infestation : signes fiables à surveiller

Traces typiques (du plus fréquent au plus parlant)

  • Déjections : crottes en “grains” (taille variable selon rat/souris), souvent le long des murs et dans les zones de passage.
  • Bruits : grattements la nuit (plafonds, cloisons, faux plafonds, caves).
  • Traces de gras : marques sombres sur plinthes/murs (passages répétés).
  • Rongeages : angles d’emballages, sacs, gaines, bois tendre, joints.
  • Nids : amas de matériaux (papier, isolant, textile) près d’un point chaud/abrité.
  • Odeurs : forte odeur d’ammoniac en cas d’activité importante.

Rats ou souris : les indices qui changent tout

  • Taille des crottes : généralement plus grosses chez le rat que chez la souris.
  • Comportement : le rat est souvent plus méfiant (néophobie), ce qui influence le choix des dispositifs.
  • Accès : une souris passe dans des ouvertures plus petites ; un rat exploite souvent caves, sous-sols, réseaux, évacuations.

Les méthodes de dératisation réellement efficaces (approche professionnelle)

1) Diagnostic et cartographie (la base du succès)

Une dératisation réussie commence par une inspection méthodique :

  • repérage des points d’entrée (soupiraux, bas de porte, gaines, réservations techniques, évacuations),
  • localisation des zones actives (traces, déjections, rongeages),
  • identification des ressources (déchets, nourriture accessible, eau, zones encombrées),
  • choix d’un plan d’action : piégeage, appâtage sécurisé, obturation, hygiène, suivi.

2) Mesures d’exclusion : empêcher l’accès (le levier “anti-retour”)

Sans “proofing” (exclusion), on traite souvent les symptômes. Les actions les plus rentables dans le temps :

  • Colmater les passages (bas de porte, fissures, gaines) avec des matériaux adaptés (grillage/plaques, joints renforcés, etc.).
  • Protéger les soupiraux/grilles et sécuriser les locaux poubelles.
  • Réduire l’encombrement (cartons au sol, stocks non surélevés) pour limiter les abris.

3) Hygiène et gestion des déchets : couper l’attractivité

Un rat s’installe là où il trouve manger, boire et se cacher. Les bonnes pratiques à appliquer en priorité :

  • déchets dans des contenants fermés, évacuation régulière, nettoyage des bacs,
  • denrées stockées en contenants hermétiques, sur palettes/étagères,
  • nettoyage des zones à risque (arrière-cuisine, réserve, local technique),
  • réparation des fuites et suppression des points d’eau accessibles.

En restauration et métiers de bouche, ces pratiques s’intègrent dans les bonnes pratiques d’hygiène et démarches de maîtrise sanitaire. Le ministère de l’Agriculture rappelle le rôle des Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène (GBPH) comme documents de référence sectoriels.

4) Pièges : capture mécanique (souvent indispensable)

Le piégeage est utile pour :

  • réduire rapidement la pression,
  • traiter des zones où l’appâtage est délicat (présence d’enfants, denrées, animaux),
  • confirmer l’activité (captures = indicateur concret).

Selon les situations, on utilise des dispositifs mécaniques (tapettes sécurisées, pièges en postes, etc.) positionnés sur les trajets (souvent le long des murs), avec un plan de contrôle et de relevés.

5) Rodenticides (appâts) : uniquement dans un cadre maîtrisé

Les appâts rodenticides peuvent être efficaces, mais ils exigent une gestion rigoureuse (postes sécurisés, emplacement, dosage, suivi, retrait en fin de traitement), notamment pour limiter les risques pour les non-cibles et l’environnement.

Au niveau européen, l’agence ECHA (Comité des produits biocides) a publié en mai 2025 des positions sur plusieurs anticoagulants, en indiquant notamment des restrictions selon les usages (ex. non-recommandation de certains usages contre les souris par des non-professionnels, et du “permanent baiting” dans certains cas) au regard d’alternatives plus sûres.

6) Suivi et monitoring : ce qui fait la différence sur le long terme

Un traitement sans suivi, c’est comme une réparation sans contrôle qualité. Le suivi permet :

  • d’ajuster les points de pose (si les rats contournent),
  • de confirmer la baisse d’activité (moins de consommation/moins de traces),
  • de retirer et sécuriser les dispositifs en fin de campagne,
  • de mettre en place un plan de prévention (surtout en sites sensibles).

Tableau comparatif : quelle méthode de dératisation choisir selon la situation ?

Comparatif des principales solutions (forces, limites, usages recommandés)

Méthode Objectif Points forts Limites / vigilance Idéal pour
Inspection + cartographie Comprendre l’infestation Évite les traitements “au hasard” Demande méthode et expérience Tous les sites
Exclusion (colmatage, protections) Empêcher l’entrée Réduit fortement les récidives Doit être complet (petits accès inclus) Copropriétés, commerces, entrepôts
Hygiène + déchets Supprimer nourriture/eau/abris Mesure durable, faible risque Exige régularité et discipline Restaurants, locaux poubelles, sites de stockage
Piégeage Capturer Contrôle direct, utile en zones sensibles Placement et relevés indispensables Intérieurs, zones à forte contrainte sanitaire
Appâts rodenticides en postes sécurisés Réduire rapidement la population Efficace si protocole strict Risque non-cibles, nécessité de suivi/retrait Cas avérés, plan d’action encadré

Cas concrets : ce qui marche (vraiment) en Île-de-France

Restaurant à Paris : derrière cuisine + local poubelles

  • Constat : traces le long des plinthes, déjections derrière un frigo, sacs de déchets parfois déposés au sol.
  • Actions clés : sécurisation du local poubelles, amélioration des contenants, nettoyage ciblé, piégeage en zones techniques + points d’exclusion (bas de porte / réservations).
  • Résultat attendu : baisse rapide des indices, puis stabilisation via monitoring.

Copropriété (caves) en Seine-Saint-Denis : accès techniques

  • Constat : activité en sous-sol, passages par gaines/évacuations, zones encombrées.
  • Actions clés : tri/désencombrement, colmatage des traversées, traitement ciblé en postes sécurisés et contrôles réguliers.

Entrepôt : rongeages sur emballages

  • Constat : rongeages près des quais, traces autour des zones de stockage alimentaires/consommables.
  • Actions clés : plan d’exclusion autour des quais, gestion des palettes, protocole déchets, monitoring renforcé sur les axes de circulation des rongeurs.

Réglementation & bonnes pratiques : ce qu’il faut savoir (sans jargon)

Hygiène alimentaire : prévenir la contamination par les nuisibles

En restauration et métiers de l’alimentaire, l’objectif est clair : maintenir des locaux propres, en bon état, et limiter les sources de contamination. Le “Paquet Hygiène” (notamment le Règlement (CE) n°852/2004) fixe des exigences générales applicables aux établissements manipulant des denrées.

Certibiocide : une obligation structurante pour l’usage de biocides

Pour les interventions impliquant des produits biocides (dont certains rodenticides selon les cas d’usage), la compétence et le cadre réglementaire comptent. Le dispositif Certibiocide a évolué : depuis le 1er janvier 2024, il existe notamment un Certibiocide “nuisibles” (TP14/18/20) et le certificat individuel est présenté comme obligatoire pour l’achat/utilisation/vente de biocides professionnels selon les situations.

À retenir : l’efficacité ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité (enfants, animaux, denrées) ni d’un usage responsable des produits. Un protocole sérieux inclut toujours la pose sécurisée, le suivi et le retrait.

DIY : ce que vous pouvez faire tout de suite (et ce qu’il vaut mieux éviter)

Actions immédiates (sans risque)

  1. Protéger les aliments (boîtes hermétiques, rien au sol).
  2. Sortir les déchets plus souvent, nettoyer les bacs et la zone autour.
  3. Supprimer l’eau accessible (fuites, coupelles, condensats).
  4. Ranger (cartons, encombrants), dégager les murs pour repérer les traces.
  5. Repérer les accès (bas de porte, trous, gaines) et planifier le colmatage.

À éviter (souvent contre-productif)

  • Multiplier les “repulsifs miracles” : la plupart ne suffisent pas si la nourriture reste accessible.
  • Poser des appâts n’importe où : risque pour les non-cibles + absence de suivi = échec fréquent.
  • Négliger un rat vu en journée : cela peut indiquer une forte pression (concurrence, manque de ressources, dérangement du nid).

Pourquoi faire appel à un dératiseur professionnel en Île-de-France

Un professionnel ne se contente pas de “poser un produit”. Il construit une stratégie : diagnostic, traitement, sécurisation, preuves de suivi et prévention — indispensable dans les environnements sensibles.

FAQ dératisation : réponses concrètes aux questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour éliminer des rats ?

Tout dépend du niveau d’infestation, des accès (caves, gaines, local poubelles), et surtout de la capacité à corriger les causes (nourriture, eau, abris). Une dératisation sérieuse se déroule généralement en phases : diagnostic, action (pièges/appâts sécurisés selon le contexte), puis suivi. Sans colmatage et hygiène, on peut observer une amélioration rapide… suivie d’un retour. L’indicateur fiable n’est pas “un rat mort”, mais la baisse continue des traces et de l’activité au fil des contrôles.

Comment savoir si ce sont des rats ou des souris ?

On se base sur un faisceau d’indices : taille/forme des déjections, traces de frottement, rongeages, bruits, et localisation. Les rats exploitent souvent sous-sols, caves et réseaux, avec une méfiance plus marquée vis-à-vis des nouveautés ; les souris se faufilent dans des ouvertures plus petites et laissent des crottes généralement plus fines. Bien identifier l’espèce aide à choisir le bon placement des dispositifs et à éviter les erreurs (mauvais appât, mauvais emplacement, mauvais rythme de contrôle).

Quels sont les risques sanitaires d’une infestation en restaurant ?

Le risque principal est la contamination indirecte : surfaces souillées, denrées atteintes, emballages percés, traces sur zones de préparation/stockage. Parmi les maladies associées aux rongeurs, la leptospirose est souvent citée : en France, elle est à déclaration obligatoire depuis le 24 août 2023, et Santé publique France rapporte 570 cas diagnostiqués en 2023 en France hexagonale. Au-delà du sanitaire, l’enjeu est aussi la conformité et l’image : il faut une prévention continue, pas seulement une intervention ponctuelle.

Les poisons anti-rats sont-ils dangereux pour les animaux et l’environnement ?

Ils peuvent l’être s’ils sont mal utilisés. Les rodenticides anticoagulants, par exemple, font l’objet d’un encadrement et de restrictions d’usages selon les contextes, et les autorités européennes discutent régulièrement des conditions d’emploi (dont la limitation de certains usages). C’est pourquoi une approche moderne privilégie la lutte intégrée : exclusion, hygiène, piégeage, et produits uniquement si nécessaire, en postes sécurisés, avec suivi et retrait. En présence d’enfants/animaux domestiques, la prudence doit être maximale.

Et maintenant ?

Si vous avez des signes de rats (déjections, bruits, rongeages) ou un risque en site sensible, CLEAN ON peut mettre en place une dératisation sur mesure avec diagnostic, plan d’action, sécurisation et suivi. L’entreprise intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), avec des interventions rapides sous 48h (hors week-end). Pour en savoir plus sur nos prestations, rendez-vous sur https://cleanon-nuisibles.fr/ ou contactez-nous : 06 69 41 07 17clean.on3d@gmail.com — 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec.

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