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Invasion de souris : signes, causes et solutions rapides

Invasion de souris dans une cuisine moderne sombre la nuit, petite souris grise sur le plan de travail avec indices d’infestation (crottes, emballage grignoté, trou près d’un tuyau) et solutions rapides visibles (piège mécanique, mastic, laine d’acier, bocal hermétique).

Une invasion de souris peut s’aggraver très vite.

Si vous entendez des grattements la nuit, trouvez des petites crottes noires ou sentez une odeur musquée persistante, vous êtes probablement face à une infestation de souris. Dans cet article, vous allez apprendre à reconnaître les signes, comprendre pourquoi elles s’installent, appliquer des solutions rapides (sans prendre de risques), puis éviter que le problème revienne.

Comment reconnaître une invasion de souris (les signes qui ne trompent pas)

Indices visibles : crottes, traces et dégâts

  • Déjections : petites crottes noires, souvent en chapelet le long des murs, derrière les appareils, dans les placards.
  • Emballages grignotés : sachets de farine, pâtes, céréales, nourriture pour animaux percés.
  • Marques de dents : sur le bois, le plastique, voire certains câbles (risque électrique).
  • Nids : amas de papier, textile effiloché, isolant, dans un coin calme (arrière de meuble, faux plafond, cave).
  • Traces de frottement : petites marques sombres/gras le long des plinthes et passages répétés.

Indices sonores et olfactifs : grattements, course et odeur

  • Bruits nocturnes : grattements, petits pas rapides, surtout dans cloisons, plafonds, coffrages.
  • Odeur : une odeur musquée (urine + nids), plus marquée en espace fermé (cellier, placard, local poubelles).

Tableau de diagnostic rapide (où chercher en priorité)

Ce que vous observez Ce que ça suggère Où vérifier tout de suite Action rapide
Déjections fraîches Activité récente Derrière frigo, four, lave-vaisselle, sous évier Nettoyage sécurisé + mise en place de pièges
Bruits dans les cloisons Circulation/nid dans une zone technique Faux plafonds, gaines, coffrages, placards techniques Repérer points d’entrée + éviter d’ouvrir/aspirer à sec
Paquets alimentaires percés Accès à une source de nourriture Placards bas, arrière de réserves, réserve sèche Stockage hermétique + nettoyage + suppression des miettes
Odeur musquée persistante Présence installée (urine/nids) Derrière meubles, caves, débarras, local poubelles Désinfection adaptée + suppression des nids
Un seul “passage” récurrent Itinéraire établi Le long des murs/plinthes, derrière les plinthes, trous autour de tuyaux Piégeage sur trajet + colmatage durable

Pourquoi les souris envahissent une maison (ou un local) : les causes principales

1) Nourriture facile d’accès

Les souris “grignotent” un peu partout : quelques miettes sous un four, un sac de croquettes mal fermé, une réserve alimentaire en carton… et l’installation démarre. En restauration et agroalimentaire, une simple zone de préparation mal nettoyée peut suffire à déclencher une présence régulière.

2) Chaleur et abri (surtout en automne/hiver)

La souris domestique (Mus musculus) est très opportuniste et cherche un endroit chaud et calme. Des sources techniques (moteur de frigo, faux plafond, plinthes creuses, gaines) offrent un “hôtel” idéal.

3) Points d’entrée minuscules

Une souris peut se faufiler par des ouvertures très petites : les références de lutte antiparasitaire indiquent des passages possibles dès ~6 mm (¼ de pouce) selon la forme de l’ouverture. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter une fiche technique de référence comme celle du UC IPM (House Mouse).

4) Désordre, stockage au sol et “zones mortes”

Cartons empilés, débarras, caves encombrées, réserves au sol : plus il y a de cachettes et moins on voit les indices tôt. C’est un facteur classique d’invasion de souris en appartement, en pavillon… et en locaux professionnels.

À quelle vitesse une invasion de souris peut s’emballer ?

La souris domestique se reproduit rapidement : des fiches techniques indiquent qu’une femelle peut avoir 5 à 10 portées par an, avec environ 5 à 6 petits par portée, et une gestation d’environ 19 à 21 jours (ordre de grandeur variable selon conditions). Une source de référence grand public détaillée est disponible ici : UC IPM – House mouse.

Concrètement : attendre “pour voir” revient souvent à laisser le problème changer d’échelle.

Quels risques en cas d’infestation de souris ?

Risques sanitaires : air intérieur, surfaces et contamination

Sans dramatiser, une présence de rongeurs n’est jamais anodine. Les risques viennent surtout des urines, déjections et matériaux de nidification (poussières contaminées), ainsi que de la contamination des surfaces alimentaires.

  • Allergènes : les protéines présentes notamment dans l’urine peuvent devenir aéroportées une fois sèches et déclencher des symptômes (allergies, asthme). Un point de synthèse est proposé par l’American Lung Association.
  • Zoonoses liées aux rongeurs : certaines infections se transmettent via l’environnement souillé. Par exemple, la leptospirose est liée au contact avec des milieux contaminés par l’urine d’animaux porteurs (rongeurs notamment) ; Santé publique France rappelle qu’elle devient maladie à déclaration obligatoire en France depuis le 24 août 2023 et indique des ordres de grandeur (monde et France). Voir : Santé publique France.
  • Virus LCMV : le CDC indique que la chorioméningite lymphocytaire (LCM) est un virus notamment associé à la souris domestique (Mus musculus). Informations : CDC – About LCM.

Dégâts matériels et risques électriques

  • Câbles et gaines grignotés (pannes, courts-circuits).
  • Isolation dégradée (perte énergétique, odeurs persistantes).
  • Stocks détériorés (alimentaire, emballages, cartons).

Solutions rapides contre une invasion de souris (sans erreurs dangereuses)

Étape 1 : sécuriser l’hygiène (sans mettre de poussière en l’air)

Évitez de balayer/aspirer à sec les déjections : cela peut remettre des particules en suspension. Le CDC recommande une méthode de désinfection puis essuyage (gants, désinfectant, temps de contact, double ensachage, lavage des mains). Guide pratique : CDC – How to Clean Up After Rodents.

  1. Aérez la pièce.
  2. Mettez des gants (et, en cas de forte infestation, protections adaptées).
  3. Humidifiez/désinfectez avant d’essuyer.
  4. Jetez en sac fermé, puis nettoyez les surfaces.

Étape 2 : supprimer l’attraction (nourriture, eau, cachettes)

  • Stockez en boîtes hermétiques (verre/plastique dur).
  • Nettoyez sous les appareils et derrière les meubles (zones souvent oubliées).
  • Videz et nettoyez le bac à graisse, les dessous d’éviers, les zones de cartons.
  • Réduisez les cachettes : cartons au sol, textiles en vrac, débarras non triés.

Étape 3 : piéger correctement (placement avant quantité)

Les pièges mécaniques (type tapette de qualité) restent une solution rapide si l’activité est limitée et si le placement est précis.

  • Placez les pièges le long des murs (trajets naturels), derrière frigo, près des plinthes, dans les zones où vous voyez des traces.
  • Évitez de “parfumer” les pièges (gants) : les odeurs humaines peuvent réduire l’efficacité.
  • Contrôlez quotidiennement et éliminez de façon hygiénique.

À éviter : multiplier les solutions au hasard (répulsifs “miracles”, ultrasons, ou bricolages) sans traiter l’accès et la nourriture. Dans la plupart des cas, cela déplace le problème au lieu de le résoudre.

Étape 4 : colmater les points d’entrée (la clé du durable)

Sans “mouse-proofing” (mise à l’épreuve des rongeurs), l’invasion revient. Traitez en priorité :

  • Passages de tuyaux (cuisine/SDB), trous autour des gaines.
  • Bas de porte, portes de cave, accès local poubelles.
  • Aérations abîmées, grilles manquantes, fissures en façade.

Objectif : fermer toutes les ouvertures exploitables (même petites) avec des matériaux adaptés au rongement, puis assurer une finition étanche.

Rodenticides : prudence et cadre réglementaire

Les produits biocides (dont rodenticides) sont encadrés par le règlement (UE) n°528/2012. L’ANSES rappelle le principe d’évaluation/autorisation et le cadre de mise à disposition sur le marché. Référence : ANSES – Évaluation des produits biocides.

En pratique : si vous avez des enfants, des animaux, un établissement recevant du public, ou une suspicion de forte infestation, mieux vaut privilégier une stratégie professionnelle maîtrisée (sécurisation des appâts, traçabilité, prévention secondaire).

Prévenir une nouvelle invasion de souris (plan simple et efficace)

Checklist prévention (habitations et locaux pro)

  • Rangement : limiter cartons, stocker sur étagères, dégager plinthes.
  • Gestion des déchets : contenants fermés, nettoyage régulier du local poubelles.
  • Étanchéité : bas de porte, grilles, joints, rebouchage des traversées.
  • Contrôle régulier : inspection visuelle des zones à risque (caves, réserves, locaux techniques).
  • Hygiène : pas de nourriture la nuit sur plan de travail, nettoyage des dessous d’équipements.

Exemples concrets (Île-de-France)

  • En copropriété : une porte de cave mal ajustée + local poubelles humide = point d’entrée et de nourriture.
  • En restauration : miettes sous une ligne de cuisson + cartons de livraison stockés au sol = installation rapide.
  • En bureaux/entrepôts : faux plafonds et gaines = circulation discrète, indices tardifs (odeur, déjections dans zones techniques).

Quand faut-il appeler un professionnel (et pourquoi ça change tout) ?

Vous devriez envisager une intervention spécialisée si :

  • Vous voyez des indices plusieurs jours de suite malgré le nettoyage et le piégeage.
  • Vous avez des bruits dans les cloisons/plafonds (accès difficile).
  • Vous êtes un professionnel (restaurant, agroalimentaire, commerce) : enjeux d’hygiène, d’image et de conformité.
  • Vous suspectez une forte infestation (odeur marquée, nombreuses déjections, plusieurs zones touchées).

Chez CLEAN ON, la dératisation s’appuie sur une approche de terrain et des méthodes adaptées aux environnements exigeants. Fondée par Jean-Xavier Monvoisin (ancien restaurateur à Paris), l’entreprise intervient en Île-de-France avec une logique de diagnostic, sécurisation et prévention pour limiter les récidives.

Pour comprendre le déroulé d’une prise en charge (diagnostic, plan d’action, suivi), vous pouvez consulter le guide des services proposés par un dératiseur.

Ressources utiles Clean On (liens internes)

FAQ – Invasion de souris : questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour se débarrasser d’une invasion de souris ?

Tout dépend de trois facteurs : le nombre de souris, l’accès aux nids (cloisons, plafonds, caves) et surtout la capacité à colmater les points d’entrée. Un piégeage seul peut réduire l’activité en quelques jours, mais si une ouverture reste accessible, le problème revient. La bonne approche combine : nettoyage sécurisé, suppression de nourriture, piégeage ciblé sur les trajets, puis “mouse-proofing” (rebouchage/étanchéité). En cas de forte activité ou de zones techniques, une intervention professionnelle accélère la stabilisation et limite les récidives.

Pourquoi je vois des souris en plein jour ?

Voir une souris en journée n’est pas une preuve absolue, mais c’est souvent un signal d’alerte : concurrence pour la nourriture, dérangement du nid, ou population déjà installée. Les souris sont principalement nocturnes ; une activité diurne peut indiquer que la pression est forte (manque de ressources, passages fréquents). Dans ce cas, évitez les actions qui dispersent les contaminations (balayage/aspiration à sec), sécurisez immédiatement la nourriture (boîtes hermétiques) et intensifiez le contrôle des points d’entrée.

Les ultrasons et répulsifs “miracles” fonctionnent-ils contre les souris ?

Dans la pratique, ces solutions donnent des résultats inégaux : certaines souris s’habituent, d’autres contournent la zone, et cela ne traite ni l’accès, ni les nids, ni les sources de nourriture. Pour une solution fiable, privilégiez une stratégie “en 4 piliers” : hygiène (suppression de l’attraction), exclusion (colmatage), réduction de population (pièges/solutions encadrées), puis suivi. Si vous êtes en environnement sensible (enfants, animaux, restauration), une approche professionnelle est plus sûre et plus durable.

Comment nettoyer les crottes de souris sans danger ?

Le point clé est d’éviter de remettre des poussières en suspension. La recommandation généralement retenue est : aérer, porter des gants, humidifier/désinfecter les déjections et zones souillées, attendre le temps de contact, puis essuyer avec du papier absorbant avant de nettoyer les surfaces. Évitez de balayer ou d’aspirer à sec. Un guide pas-à-pas est disponible via le CDC : “How to Clean Up After Rodents”. Si l’infestation est importante (beaucoup de déjections, zone confinée), des protections renforcées et une prise en charge spécialisée sont préférables.

Qui est responsable en cas d’invasion de souris en copropriété ?

En copropriété, la situation dépend souvent de l’origine : parties privatives (appartement) vs parties communes (caves, gaines, local poubelles, cour). Une invasion peut aussi être “mixte” (entrée en commun, dégâts en privatif). Sur le plan pratique, l’important est de traiter la source et les accès : si les points d’entrée sont dans les communs, une action uniquement dans le logement risque d’échouer. Documentez les indices (photos, dates, zones), alertez le syndic, et mettez en place une stratégie coordonnée (assainissement + étanchéité + traitement).

Et maintenant ?

Si vous suspectez une invasion de souris à Paris ou en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), CLEAN ON peut vous aider à reprendre le contrôle rapidement avec une approche sur mesure (dératisation, sécurisation des accès, recommandations de prévention). Contact : 06 69 41 07 17clean.on3d@gmail.com28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Un devis personnalisé gratuit est possible sur simple demande, avec des interventions rapides sous 48h (hors week-end).

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