Maladies transmises par les souris : risques, symptômes et prévention
Les souris ne sont pas qu’une simple nuisance.
Elles peuvent transporter et diffuser plusieurs agents infectieux dangereux pour l’être humain, via leurs urines, leurs déjections, leur salive ou les parasites qu’elles hébergent. Cet article fait le point, de façon claire et pratique, sur les principales maladies transmises par les souris, les situations à risque et les bons réflexes pour protéger votre famille, vos salariés ou vos clients.
Attention : les informations ci-dessous sont générales et ne remplacent pas l’avis d’un médecin. En cas de doute après un contact avec des rongeurs ou leurs déjections, consultez rapidement un professionnel de santé.
Pourquoi les souris représentent un risque sanitaire réel ?
Les souris s’installent volontiers dans les habitations, caves, faux plafonds, réserves alimentaires, gaines techniques ou locaux techniques. Elles y trouvent chaleur, nourriture et matériaux pour faire leurs nids. Une fois présentes, elles peuvent :
- contaminer l’environnement par leurs urines, excréments et salive ;
- souiller les denrées alimentaires et les emballages ;
- transporter des puces, tiques ou acariens qui véhiculent d’autres agents pathogènes ;
- favoriser les réactions allergiques et crises d’asthme par les particules allergènes (poils, débris de nids, déjections).
Les autorités sanitaires rappellent que les rongeurs (rats, souris, campagnols, etc.) sont impliqués dans de nombreuses zoonoses, c’est‑à‑dire des maladies se transmettant de l’animal à l’homme, par contact direct ou indirect avec leurs excrétas ou via des vecteurs (puces, tiques, etc.). (cdc.gov)
La présence de quelques crottes dans un placard n’implique pas automatiquement une contamination, mais augmente nettement le risque si rien n’est fait pour éliminer les rongeurs et nettoyer correctement les lieux.
Les principales maladies transmises par les souris
Les souris partagent plusieurs maladies avec les autres rongeurs (notamment les rats). Le risque dépend du contexte (zone géographique, type d’activité, densité de rongeurs, niveau d’hygiène, etc.), mais certaines infections sont régulièrement surveillées en France et en Europe.
Leptospirose
La leptospirose est une infection bactérienne provoquée par des Leptospira. Les rongeurs, surtout les rats mais aussi d’autres espèces, excrètent les bactéries dans leurs urines, qui contaminent ensuite l’eau douce ou les sols humides. L’humain se contamine par contact de la peau lésée ou des muqueuses avec ce milieu souillé. (sante.gouv.fr)
En France métropolitaine, le Ministère de la Santé rapporte une hausse du nombre de cas, passés d’environ 300 par an à près de 600 depuis 2014, avec 570 cas diagnostiqués en 2023. (sante.gouv.fr) Les formes graves peuvent entraîner des atteintes hépatiques, rénales ou pulmonaires nécessitant une hospitalisation.
Infections à hantavirus
Les hantavirus sont des virus portés par certains rongeurs sauvages (campagnols, mulots, parfois rats). La contamination humaine se fait principalement par inhalation de poussières contaminées par les excrétas (urines, déjections, salive) lors du nettoyage de locaux fermés, granges, cabanes, etc. (sante.gouv.fr)
En France, ces virus provoquent surtout des fièvres hémorragiques avec syndrome rénal (FHSR), surveillées par Santé publique France. On compte en moyenne une centaine de cas par an, avec de fortes variations (75 cas confirmés en 2024). (santepubliquefrance.fr) Les symptômes débutent souvent comme une grippe (fièvre, douleurs musculaires, céphalées), puis peuvent évoluer vers une atteinte rénale sévère.
Salmonellose
Les salmonelles sont des bactéries responsables de troubles digestifs (diarrhées, vomissements, fièvre). Les rongeurs peuvent contaminer les denrées alimentaires, la vaisselle, les plans de travail ou l’eau par leurs excréments. L’ingestion de ces aliments ou l’absence de lavage de mains après contact sont les principaux modes de contamination.
Les autorités sanitaires américaines et européennes rappellent que les rongeurs (y compris ceux utilisés comme nourriture pour reptiles) peuvent être à l’origine d’épidémies de salmonellose lorsqu’ils ne sont pas manipulés ou stockés correctement. (fda.gov)
Fièvre par morsure de rat (rat‑bite fever)
Bien que son nom mette surtout en cause le rat, cette infection bactérienne peut également être transmise par d’autres rongeurs, dont certaines souris. Elle survient généralement après une morsure ou une griffure, plus rarement après un simple contact avec les sécrétions de l’animal.
Les symptômes associent fièvre, douleurs musculaires, céphalées et parfois éruption cutanée ou arthrite. Non traitée, cette maladie peut conduire à des complications sévères (atteinte cardiaque, neurologique, etc.), d’où l’intérêt de consulter rapidement après toute morsure de rongeur. (cdc.gov)
LCMV (virus de la chorioméningite lymphocytaire)
Le LCMV est un virus associé notamment à la souris domestique. Il se transmet par contact avec l’urine, les excréments, la salive ou les matériaux de nidification contaminés. Chez la plupart des adultes en bonne santé, l’infection est asymptomatique ou modérée (syndrome pseudo‑grippal).
En revanche, l’infection pendant la grossesse peut entraîner des complications graves pour le fœtus (atteintes neurologiques, troubles du développement). C’est pourquoi les femmes enceintes doivent éviter tout contact avec des rongeurs ou leurs déjections et confier le nettoyage ou la dératisation à des professionnels équipés.
Allergies et asthme liés aux souris
Au‑delà des infections, la présence de souris dans un logement ou un local professionnel augmente le risque de réactions allergiques (rhinites, conjonctivites, toux, crises d’asthme), en particulier chez les enfants, les personnes asthmatiques ou atopiques.
Les allergènes proviennent des poils, squames, urines et déjections qui se dispersent sous forme de fines particules dans l’air, surtout lors du nettoyage ou du déplacement de boîtes, cartons et archives.
Tableau récapitulatif des principales maladies liées aux souris
| Maladie | Agent | Mode de transmission principal | Symptômes fréquents | Gravité (ordre d’idée) |
|---|---|---|---|---|
| Leptospirose | Bactérie Leptospira | Contact avec eau/sols souillés par l’urine de rongeurs | Fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, parfois ictère et atteinte rénale | Peut être grave, hospitalisations fréquentes |
| Infections à hantavirus (FHSR) | Hantavirus (Puumala, Seoul…) | Inhalation de poussières contaminées par excrétas de rongeurs | Syndrome grippal, douleurs, possible atteinte rénale sévère | Potentiellement grave, létalité variable selon les formes |
| Salmonellose | Bactéries Salmonella | Ingestion d’aliments/eau contaminés par les déjections | Diarrhée, vomissements, crampes abdominales, fièvre | Souvent bénigne mais parfois sévère chez sujets fragiles |
| Fièvre par morsure de rat | Bactéries (ex. Streptobacillus moniliformis) | Morsure, griffure ou contact avec salive/urine | Fièvre, douleurs, éruption, arthralgies | Grave sans traitement adapté |
| LCMV | Virus de la chorioméningite lymphocytaire | Contact avec excrétas de souris, aérosols | Fièvre, fatigue, maux de tête, méningite virale possible | Risque important chez la femme enceinte et l’immunodéprimé |
Comment les souris transmettent-elles ces maladies ?
Les modes de transmission varient selon les agents infectieux, mais reposent sur quelques mécanismes principaux :
- Urines et excréments : contamination de l’eau, des sols, des plans de travail, des emballages ou de la nourriture (le cas typique pour la leptospirose, certaines salmonelloses, hantavirus…). (sante.gouv.fr)
- Inhalation de poussières : lors du balayage, du nettoyage de greniers, remises, caves ou cabanes restées fermées, des particules contaminées peuvent être respirées (hantavirus, LCMV). (sante.gouv.fr)
- Morsures et griffures : transmission directe de bactéries (fièvre par morsure de rat, certaines infections cutanées).
- Aliments souillés : consommation de denrées contaminées dans les réserves, cuisines, restaurants, ateliers de transformation alimentaire.
- Vecteurs : puces, tiques et acariens vivant sur les rongeurs peuvent transmettre d’autres maladies (rickettsioses, typhus murin, etc.). (cdc.gov)
Important : on ne peut pas savoir à l’œil nu si une souris est porteuse de germes. L’absence de signe de maladie chez le rongeur ne signifie pas absence de risque.
Prévenir les maladies transmises par les souris à la maison
Repérer rapidement une infestation de souris
Plus l’intervention est précoce, plus le risque sanitaire diminue. Les principaux signes d’infestation sont :
- crottes noires, allongées, de quelques millimètres (dans les placards, derrière les appareils électroménagers, le long des plinthes) ;
- bruits de grattement dans les cloisons ou les plafonds, surtout la nuit ;
- sachets ou emballages de nourriture grignotés ;
- odeur d’urine persistante dans certains recoins ;
- nids faits de papiers, tissus, isolants déchiquetés.
Si vous constatez plusieurs de ces indices, il est probable que des souris circulent régulièrement dans vos locaux.
Nettoyer en sécurité les crottes et nids de souris
Le nettoyage des déjections est une étape critique : mal réalisé, il augmente le risque d’inhalation de particules infectieuses. Les autorités sanitaires (France, États‑Unis, etc.) recommandent des gestes très précis : (sante.gouv.fr)
- Aérer la pièce au moins 30 minutes avant de commencer le nettoyage.
- Porter des gants jetables (et un masque en cas d’infestation importante).
- Ne jamais balayer ni aspirer à sec les crottes ou nids de souris : cela met les particules en suspension dans l’air.
- Imbiber généreusement la zone souillée avec un détergent désinfectant ou une solution d’eau de Javel diluée.
- Laisser agir quelques minutes, puis ramasser avec du papier absorbant ou des chiffons jetables.
- Jeter immédiatement gants et déchets dans un sac fermé, puis se laver soigneusement les mains.
En cas de volume important de déjections ou de suspicion d’infestation massive, il est vivement conseillé de faire appel à une entreprise spécialisée en dératisation et désinfection.
Mesures d’hygiène et d’entretien pour éviter le retour des souris
Prévenir les maladies transmises par les souris passe aussi par la suppression des conditions favorables à leur installation :
- boucher ou grillager toutes les ouvertures supérieures à 5–7 mm (bas de portes, passages de canalisations, fissures, aérations non protégées) ; (cdc.gov)
- stocker les denrées alimentaires dans des contenants hermétiques (boîtes rigides, bacs avec couvercle) ;
- vider régulièrement les poubelles et utiliser des sacs fermés ;
- limiter les zones encombrées (cartons au sol, piles de journaux, vieux textiles) qui servent de refuges ;
- entretenir les abords (jardinières, local poubelle, remises) pour ne pas offrir d’abris aux rongeurs.
En complément, une surveillance régulière (pose de plaques de détection, inspection visuelle) permet d’agir rapidement en cas de nouvelle intrusion.
Risques spécifiques pour les professionnels et les collectivités
Dans certains environnements, la présence de souris représente un enjeu encore plus critique :
- Restaurants, hôtels, cafés : obligation de garantir une hygiène irréprochable, risque de fermetures administratives, d’intoxications alimentaires et d’atteinte à l’image.
- Industries agroalimentaires, boulangeries, cuisines centrales : contamination possible des lignes de production par les excrétas et les poils de rongeurs, non‑conformité aux normes sanitaires.
- Bureaux, commerces, établissements recevant du public : risque pour la santé des salariés et du public (allergies, infections), dégradation des câbles et équipements.
- Copropriétés et bailleurs : propagation rapide des souris d’un logement à l’autre via les gaines techniques, image dégradée de la résidence.
Dans ces contextes, la dératisation doit être abordée comme un processus structuré : diagnostic précis, plan d’action, suivi dans le temps, en conformité avec les réglementations et les normes d’hygiène.
Pour mieux comprendre les prestations possibles, vous pouvez consulter le guide complet des services proposés par un dératiseur publié par CLEAN ON.
Quand faire appel à un professionnel de la dératisation ?
Certains signaux doivent vous inciter à contacter rapidement une entreprise spécialisée comme CLEAN ON :
- présence de crottes dans plusieurs pièces ou étages ;
- bruits de grattement réguliers dans les murs ou plafonds ;
- appareils électriques, câbles ou isolants endommagés ;
- retour d’infestation malgré l’utilisation de pièges grand public ;
- locaux sensibles (cuisine professionnelle, laboratoire, crèche, école, hôpital, EHPAD, etc.).
Un dératiseur professionnel dispose de matériels adaptés, de produits encadrés par la réglementation et de protocoles sécurisés pour limiter les risques pour la santé humaine, les animaux domestiques et l’environnement. Pour approfondir ces points, l’article Pourquoi choisir un dératiseur professionnel en 2025 ? détaille les avantages par rapport aux solutions « maison ».
Enfin, pour éviter que l’infestation ne se réinstalle, il est essentiel de coupler l’intervention ponctuelle avec une stratégie de prévention. Le contenu Dératiseur : Comment éviter une infestation durable ? explique comment mettre en place ce suivi dans le temps.
Questions fréquentes sur les maladies transmises par les souris
Quelles sont les principales maladies que l’on peut attraper à cause des souris ?
Les souris peuvent être impliquées dans plusieurs infections humaines. Les plus connues sont la leptospirose (surtout liée aux rats mais possible via d’autres rongeurs), certaines infections à hantavirus, la salmonellose, la fièvre par morsure de rat (ou d’autres rongeurs) et les infections par le virus LCMV. À cela s’ajoutent des allergies respiratoires causées par les poils, urines et déjections. Toutes ces maladies ne sont pas fréquentes, mais certaines peuvent être graves, ce qui justifie de traiter sérieusement toute infestation de souris. (sante.gouv.fr)
Comment savoir si j’ai été exposé à un risque après avoir nettoyé des crottes de souris ?
Le risque varie selon la quantité de déjections, le lieu (pièce confinée ou non), la manière dont vous avez nettoyé (balayage à sec, aspiration, port de gants ou non) et votre état de santé. Si vous avez balayé ou aspiré à sec dans un espace peu ventilé, vous avez potentiellement inhalé des poussières contaminées, ce qui augmente le risque pour certaines maladies (hantavirus, LCMV, leptospirose en milieu humide…). (sante.gouv.fr) En cas de symptômes dans les jours ou semaines suivantes (fièvre, douleurs, gêne respiratoire), consultez un médecin en mentionnant clairement l’exposition aux rongeurs.
Les souris domestiques ou de laboratoire peuvent-elles aussi transmettre des maladies ?
Oui, même si le risque est généralement plus faible que pour les rongeurs sauvages, les souris de compagnie ou de laboratoire peuvent parfois être porteuses de certains agents infectieux (par exemple LCMV, salmonelles ou bactéries responsables de la fièvre par morsure de rat). (cdc.gov) Les protocoles des animaleries et laboratoires sont conçus pour réduire fortement ce risque, mais il reste important de respecter des règles d’hygiène strictes : lavage de mains après manipulation, nettoyage régulier des cages, absence de contact entre animaux domestiques et rongeurs sauvages. En cas de morsure, surveillez l’évolution et consultez si nécessaire.
Les enfants et les femmes enceintes sont-ils plus à risque face aux maladies liées aux souris ?
Certains publics sont effectivement plus vulnérables : enfants en bas âge, femmes enceintes, personnes âgées et personnes immunodéprimées. Les infections par LCMV, par exemple, peuvent avoir des conséquences graves sur le fœtus lorsqu’elles surviennent pendant la grossesse. (cdc.gov) De même, les complications sévères de leptospirose, de salmonellose ou d’hantavirose sont plus probables chez les sujets fragiles. Dans un logement où vivent ces personnes, il est recommandé de ne pas les exposer aux tâches de nettoyage liées aux rongeurs et de faire intervenir un professionnel équipé.
Les souris sont-elles moins dangereuses que les rats du point de vue sanitaire ?
Les rats sont souvent cités comme principaux réservoirs pour certaines maladies (leptospirose, virus Seoul…), mais les souris n’en sont pas pour autant inoffensives. Elles partagent plusieurs agents pathogènes avec les rats et peuvent également transporter des puces, tiques et acariens. (sante.gouv.fr) Surtout, leur petite taille et leur capacité à se faufiler dans des interstices minuscules les rendent difficiles à exclure totalement des bâtiments. En pratique, toute infestation de rongeurs – rats ou souris – doit être prise au sérieux et traitée comme un problème sanitaire à part entière.
Et maintenant ? Protéger durablement votre maison ou votre entreprise
Comprendre les maladies transmises par les souris est une première étape ; la suivante consiste à sécuriser durablement vos locaux. En Île‑de‑France, l’équipe CLEAN ON intervient sous 48 h (hors week‑end) pour :
- diagnostiquer précisément l’ampleur de l’infestation ;
- mettre en place une dératisation ciblée avec des méthodes respectueuses de l’environnement ;
- assurer la désinfection des zones souillées ;
- vous accompagner sur les mesures de prévention à long terme (entretien, bouchage des accès, bonnes pratiques).
Pour trouver un intervenant proche de chez vous et organiser une visite, vous pouvez suivre le guide pratique pour trouver un dératiseur autour de vous ou découvrir comment choisir un dératiseur autour de vous en 2025. Un devis personnalisé est proposé gratuitement sur simple demande, afin de garantir des espaces sains, conformes aux normes et rassurants pour vos occupants.