Poison souris : lequel choisir et l’utiliser sans risque
Les souris ne disparaissent pas “par magie”.
Si vous cherchez le meilleur poison souris, l’enjeu n’est pas seulement l’efficacité : c’est surtout de choisir un produit adapté et de l’employer sans danger pour les enfants, les animaux domestiques… et l’environnement. Ce guide vous aide à comprendre les différents rodenticides (raticides/souricides), à éviter les erreurs courantes, et à savoir quand une dératisation professionnelle devient la solution la plus sûre.
Pour en savoir plus sur notre approche et nos interventions en Île-de-France, vous pouvez aussi consulter le site de CLEAN ON.
Avant de choisir un poison : confirmer qu’il s’agit bien de souris
On n’utilise pas la même stratégie contre une souris, un rat ou même un mulot. Avant d’acheter un appât, vérifiez ces indices :
- Déjections : petites crottes noires (souvent 3 à 7 mm pour la souris), nombreuses, près des murs.
- Traces et frottements : marques sombres le long des plinthes et derrière l’électroménager.
- Bruits : grattements nocturnes dans cloisons, faux plafonds, placards.
- Dégâts : emballages alimentaires percés, isolants ou cartons rongés.
- Odeurs : odeur d’urine persistante dans un placard ou un local à déchets.
Pourquoi c’est important ? Si l’infestation concerne en réalité des rats (caves, vide-ordures, sous-sols, locaux poubelles), le “poison souris” grand public est souvent insuffisant et peut augmenter les risques (appâts mal placés, rongeurs qui meurent hors d’accès, etc.).
Poison souris : de quoi parle-t-on exactement ?
En France, les “poisons souris” vendus légalement sont des produits biocides (type de produit TP14 : rodenticides). Leur mise sur le marché et leur utilisation sont encadrées par la réglementation européenne et française. (ecologie.gouv.fr)
Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’appâts rodenticides anticoagulants : le rongeur mange l’appât, puis meurt après un délai (souvent plusieurs jours) par troubles de la coagulation. En cas d’intoxication, l’antidote médical est la vitamine K1 (prise en charge médicale obligatoire, pas d’automédication). (sfmu.org)
À retenir : un bon “poison souris” n’est pas celui qui “tue le plus vite”, mais celui qui est autorisé, ciblé, et utilisé dans un dispositif sécurisé (boîte d’appâtage), avec un suivi strict.
Les principaux types de poison souris (et leurs usages)
1) Les appâts anticoagulants (les plus courants)
Ce sont les rodenticides les plus utilisés. Ils contiennent des substances actives dites anti-vitamine K (ex. : difénacoum, bromadiolone, brodifacoum, diféthialone, etc., selon les autorisations en vigueur). Ils agissent avec un délai, ce qui évite (en théorie) la méfiance alimentaire immédiate dans la colonie. (sfmu.org)
Points de vigilance :
- Risque d’intoxication des enfants et animaux domestiques si l’appât est accessible.
- Risque d’empoisonnement secondaire (rapaces, carnivores) si un prédateur consomme un rongeur intoxiqué. (usgs.gov)
- Usage “au hasard” peu efficace : si vous ne traitez pas les accès (trous, gaines, bas de porte), l’infestation revient.
2) Pâte, blocs paraffinés, céréales : quelles différences ?
La différence n’est pas seulement “marketing” : la formulation influence la tenue dans le temps et les lieux d’usage.
- Pâte : très appétente, utile quand les souris ont beaucoup d’alternatives alimentaires (cuisine, réserve). Mais elle doit être impérativement placée en boîte sécurisée.
- Blocs paraffinés : plus résistants à l’humidité, souvent utilisés en zones techniques (caves, locaux poubelles), toujours en station sécurisée.
- Céréales/grains : peuvent être efficaces, mais sont plus facilement déplacés si mal conditionnés ; prudence accrue (enfants/animaux).
3) Ce qu’il faut éviter absolument
- Les produits interdits / importations illégales : l’Anses a alerté après des décès d’enfants liés à un raticide interdit en France (substance très toxique). Achetez uniquement des produits autorisés, avec notice en français, via des circuits classiques. (anses.fr)
- Les “recettes maison” ou appâts bricolés : non maîtrisés (dose, attractivité, risques), et dangereux.
- Le dépôt d’appât en vrac derrière un meuble ou sous l’évier : c’est la situation typique d’accident domestique.
Tableau comparatif : poison souris et alternatives (choisir selon votre contexte)
| Solution | Quand c’est pertinent | Avantages | Limites / risques | Niveau de sécurité recommandé |
|---|---|---|---|---|
| Appâts anticoagulants en boîte sécurisée | Infestation confirmée, zones de passage identifiées | Efficace si placement + suivi + hygiène | Intoxication (enfants/animaux), empoisonnement secondaire, mauvaise efficacité si “pose au hasard” | Élevé si station inviolable + contrôle régulier |
| Pièges mécaniques (tapette, piège à capture) | Faible à moyenne infestation, logement avec enfants/animaux | Sans poison, résultat visible, contrôle simple | Doit être multiplié et bien positionné ; peut être contourné | Très élevé |
| Colmatage + hygiène (IPM) | Dans tous les cas (complément indispensable) | Réduit durablement le risque de récidive | Demande méthode et temps (points d’entrée parfois cachés) | Très élevé |
| Appareils à ultrasons | Plutôt en prévention (efficacité variable) | Facile à installer | Résultats inconstants, ne remplace pas un traitement réel | Élevé |
| Dératisation professionnelle | Infestation récurrente, sites sensibles (restauration, copropriété) | Diagnostic, sécurisation, stratégie sur mesure, traçabilité | Nécessite intervention planifiée | Maximal (protocoles + produits/méthodes adaptés) |
Mode d’emploi sécurisé : 10 règles d’or (sans prise de risque)
- Lisez l’étiquette et respectez strictement les conditions d’emploi (dose, lieux autorisés, fréquence de contrôle).
- Utilisez une boîte d’appâtage inviolable (station fermée, fixable au sol ou au mur). Jamais d’appât accessible.
- Placez au bon endroit : le long des murs, derrière/au-dessous des zones de passage, près des traces (crottes, frottements), pas au milieu d’une pièce.
- Évitez les zones à risque : accessible aux enfants, aux chats/chiens, aux oiseaux, ou près des aliments.
- Portez des gants : pour votre sécurité et pour éviter de “parfumer” l’appât (certaines souris se méfient des odeurs humaines).
- Ne multipliez pas les produits : mélanger plusieurs rodenticides n’augmente pas l’efficacité, mais augmente les risques.
- Contrôlez régulièrement (au minimum tous les 2–3 jours au début) et notez : consommations, nouveaux signes, déplacements.
- Retirez les cadavres dès que possible (gants + sac fermé) pour limiter odeurs et risques sanitaires.
- Stoppez quand c’est résolu : la “pose permanente” d’appâts est une mauvaise pratique (risques + exposition inutile).
- Combinez avec la prévention : colmatez les accès, gérez les déchets, rangez l’alimentaire (voir section dédiée).
Risques pour la santé : enfants, animaux, intoxications et leptospirose
Intoxication au rodenticide : que faire immédiatement
En cas de suspicion d’ingestion (enfant, adulte, chien, chat) : n’attendez pas les symptômes. Appelez un centre antipoison et gardez l’emballage/nom du produit à portée de main. Le numéro national (ORFILA) est 01 45 42 59 59 (24h/24, 7j/7). (centres-antipoison.net)
- Ne faites pas vomir.
- Ne donnez pas à boire “pour diluer” sans avis médical.
- En cas de détresse vitale : 15 / 112.
L’Anses a déjà signalé des cas graves et des décès d’enfants liés à des produits interdits introduits illégalement : cela justifie de n’acheter que des raticides autorisés en France et de proscrire les circuits douteux. (anses.fr)
Leptospirose : pourquoi une infestation de souris/rat n’est pas “juste gênante”
Les rongeurs peuvent contribuer au risque de leptospirose, une zoonose transmise notamment via l’urine d’animaux porteurs et un environnement contaminé (eau douce, boue, terre humide). En France hexagonale, on observe depuis 2014 un ordre de grandeur autour de 600 cas par an, avec 570 cas diagnostiqués en 2023. (sante.gouv.fr)
C’est une raison supplémentaire de traiter correctement : l’objectif n’est pas seulement de “ne plus voir” de souris, mais de réduire durablement la contamination (déjections, urines, contacts indirects) par une lutte raisonnée et une remise en hygiène.
Réglementation en France : ce que vous devez vérifier avant d’acheter
Les produits rodenticides sont des biocides : ils sont réglementés au niveau européen (règlement (UE) n° 528/2012) et au niveau national. En France, l’Anses délivre des autorisations (AMM) pour de nombreux produits, et met à disposition un registre des décisions. (ecologie.gouv.fr)
Concrètement, avant d’acheter un poison souris :
- Privilégiez les circuits classiques (magasin spécialisé, distribution habituelle) et une notice en français. (anses.fr)
- Méfiez-vous des produits “miracles” sans étiquetage clair.
- Respectez les règles de vente et de mise à disposition : certains biocides font l’objet de restrictions (dont interdictions de certaines pratiques commerciales et encadrement de la vente au grand public). (ecologie.gouv.fr)
Enfin, pour certains usages et selon les produits, l’intervention d’un professionnel formé/certifié (dont Certibiocide pour certaines activités liées aux biocides) permet de sécuriser le choix des produits, la pose, la traçabilité et la gestion des risques. (ecologie.gouv.fr)
Pourquoi le poison seul échoue souvent (et comment éviter les “récidives”)
La cause n°1 d’échec, ce n’est pas “le mauvais poison” : c’est l’absence d’approche globale. Une souris a besoin de 3 choses : accès, nourriture, abri. Si vous ne supprimez pas au moins une de ces trois conditions, vous risquez :
- une consommation faible de l’appât (trop d’alternatives alimentaires),
- une recolonisation rapide après quelques jours/semaines,
- des mauvaises surprises (odeur de cadavre en cloison, accès d’un animal domestique à l’appât, etc.).
Actions simples qui changent tout :
- Hygiène alimentaire : boîtes hermétiques, nettoyage des graisses, pas de nourriture d’animaux laissée la nuit.
- Gestion des déchets : poubelles fermées, local poubelles propre, sacs sortis régulièrement.
- Colmatage : bas de porte, passages de gaines, trous derrière l’évier (la souris passe dans de très petites ouvertures).
- Suivi : on ne “pose pas et on oublie” ; on contrôle, on ajuste, on retire.
Quand faire appel à un professionnel en Île-de-France
Dans ces situations, mieux vaut éviter le bricolage et passer à une dératisation structurée :
- Infestation qui dure malgré plusieurs tentatives,
- présence en cuisine professionnelle, réserve alimentaire, local technique d’immeuble,
- risque enfants/animaux (crèche, école, logement avec chat/chien),
- bruits dans cloisons et zones inaccessibles (faux plafond, gaines),
- copropriété : traitement partiel = échec quasi assuré.
CLEAN ON intervient à Paris et dans toute l’Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec une approche orientée hygiène, sécurité et conformité, particulièrement adaptée aux environnements exigeants (restauration, agroalimentaire).
- Guide complet des services proposés par un dératiseur
- Pourquoi choisir un dératiseur professionnel en 2025 ?
- Dératiseur : comment éviter une infestation durable ?
- Les critères pour évaluer un bon dératiseur en 2025
FAQ : poison souris (questions fréquentes)
Combien de temps met un poison souris à agir ?
La plupart des rodenticides grand public sont des anticoagulants : la souris ne meurt pas immédiatement. Le délai est volontaire, car une mort trop rapide peut rendre les autres individus méfiants. En pratique, on observe souvent des effets en quelques jours, mais la durée dépend de la consommation réelle, de la concurrence alimentaire (miettes, croquettes, réserves), et du bon placement des appâts. Surtout, l’efficacité se mesure au suivi (consommation qui baisse, disparition des crottes, absence de nouveaux dégâts), pas à un “compte à rebours”. (sfmu.org)
Le poison souris est-il dangereux pour un chat ou un chien ?
Oui, potentiellement. Le risque principal est l’ingestion directe de l’appât si celui-ci est accessible. Il existe aussi un risque d’empoisonnement secondaire si un chat mange une souris intoxiquée (selon la substance active et l’exposition). C’est pour cela que l’appât doit être placé dans une boîte d’appâtage sécurisée, correctement positionnée et contrôlée. Au moindre doute (appât mâchouillé, animal qui a pu ingérer), contactez immédiatement un centre antipoison ou un vétérinaire en gardant l’emballage du produit. (usgs.gov)
Puis-je mettre du poison souris dans une cuisine (maison ou restaurant) ?
Dans une cuisine, l’objectif est de protéger l’alimentaire et d’éviter toute contamination. Un appât rodenticide ne doit jamais être posé “en vrac” derrière un appareil ou dans un tiroir : uniquement en station fermée, dans des zones maîtrisées (plinthes techniques, arrière de ligne, local annexe), avec un plan de contrôle et de retrait. En restauration, la gestion doit être compatible avec les exigences d’hygiène et de traçabilité : c’est typiquement un contexte où une dératisation professionnelle est plus sûre et plus durable qu’un produit grand public.
Que faire si une souris meurt dans un mur ou un faux plafond ?
C’est un effet indésirable classique des traitements mal pilotés : odeur forte pendant plusieurs jours, mouches, asticots, et parfois nécessité d’ouvrir une cloison. Pour limiter ce risque, on privilégie une stratégie combinant piégeage (résultat immédiat et contrôlable) + fermeture des accès + appâts sécurisés uniquement si nécessaire. Si l’odeur apparaît, aérez, localisez au mieux la zone (bruit de mouches, concentration d’odeur), et évitez de multiplier les appâts “pour accélérer” : cela peut empirer la situation. Une intervention professionnelle permet souvent d’identifier les points de passage et d’éviter les morts hors d’accès.
Et maintenant ?
Si vous voulez éliminer des souris sans prendre de risques (enfants, animaux, activité alimentaire, copropriété), le plus efficace est d’agir avec une méthode complète : diagnostic, sécurisation, traitement, prévention.
Vous pouvez contacter CLEAN ON (Île-de-France) pour une prise en charge rapide et sur mesure : 06 69 41 07 17 • clean.on3d@gmail.com • 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Ou revenir sur la page d’accueil pour découvrir l’ensemble de nos services.