Anti Nuisibles

Rats et maladies transmissibles : symptômes, risques et prévention

Rat brun (Rattus norvegicus) en ruelle urbaine propre, vue basse en photo réaliste éditoriale, gants nitrile et spray désinfectant à côté, ruban de balisage discret et conteneur fermé en arrière-plan flou, prévention rats maladies.

Les rats peuvent transmettre des maladies.

Sans tomber dans l’alarmisme, il est important de comprendre comment les rongeurs (rats, surmulots, parfois souris) peuvent contaminer un logement, un local professionnel ou une zone de stockage, quels symptômes doivent alerter, et surtout quelles mesures de prévention réduisent réellement le risque. En Île-de-France (caves, parkings, arrière-cours, locaux poubelles, restaurants), les contacts indirects via l’environnement (urines, déjections, surfaces souillées) sont souvent plus fréquents qu’une morsure.

Pourquoi les rats peuvent transmettre des maladies ?

Le rat est un animal très adaptable. Il se déplace dans des environnements où circulent des microbes (égouts, détritus, zones humides), et peut héberger certains agents infectieux sans paraître malade. Les risques sanitaires viennent surtout de :

  • Les urines (souvent impliquées dans la leptospirose), qui peuvent contaminer l’eau douce, la terre humide, les caves, les sols et les objets.
  • Les déjections et poussières : en remuant des crottes sèches ou des nids, on peut aerosoliser des particules (risque surtout décrit pour les hantavirus).
  • Les morsures et griffures (rare, mais potentiellement sérieuse), pouvant transmettre la fièvre par morsure de rat et entraîner une surinfection.
  • La contamination alimentaire : passage sur des plans de travail, souillures de denrées ou d’emballages, surtout en restauration et agroalimentaire.
  • Les parasites (puces, acariens) : plus rares en contexte urbain moderne, mais possibles, notamment dans des lieux très infestés.

En France, les maladies associées aux rongeurs existent, mais leur fréquence varie fortement selon les régions, les saisons, l’intensité d’exposition et les pratiques (nettoyage de caves, jardinage, activités en eau douce, manutention, etc.).

Quelles sont les principales maladies liées aux rats (France) ?

Tableau récapitulatif : rats, maladies, symptômes et signaux d’alerte

Rats : maladies (exemples) Transmission la plus fréquente Symptômes typiques Quand consulter en urgence ? Prévention clé
Leptospirose Contact peau lésée/muqueuses avec eau/terre contaminée par urines (rongeurs) Fièvre élevée, frissons, céphalées, douleurs musculaires, yeux rouges Fièvre + jaunisse, essoufflement, confusion, saignements, aggravation rapide Éviter eaux stagnantes/sols souillés, protéger les plaies, EPI, dératisation
Hantavirus (FHSR) Inhalation de poussières contaminées par urines/déjections (zone à risque surtout Nord-Est) Fièvre, douleurs, atteinte rénale possible Douleurs intenses + baisse urines, malaise, saignements, aggravation Ne pas balayer/aspirer les déjections, désinfecter humide, étanchéité des locaux
Fièvre par morsure de rat Morsure, griffure, contact avec sécrétions; parfois ingestion (aliments contaminés) Fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires Fièvre après morsure/griffure (même si plaie “propre”), douleur articulaire marquée Lavage immédiat, avis médical, maîtrise des rongeurs
Salmonellose (risque alimentaire) Aliments/ustensiles contaminés (hygiène, chaîne alimentaire, environnement) Diarrhée, fièvre, vomissements Sang dans les selles, déshydratation, nourrisson/personne fragile Hygiène alimentaire stricte, protection des denrées, lutte anti-nuisibles
Infections cutanées secondaires Surinfection d’une plaie (morsure/griffure) ou contact surfaces souillées Rougeur, chaleur, douleur, pus Fièvre, extension rapide, traînées rouges, douleur intense Désinfection, surveillance, consultation si aggravation
Allergènes (asthme, rhinite) Exposition répétée aux allergènes (urine, squames) en milieu infesté Éternuements, gêne respiratoire, crises d’asthme Difficulté à respirer, crise d’asthme sévère Assainissement + suppression de la source (infestation)

Leptospirose : la maladie “classique” liée aux urines de rongeurs

La leptospirose est une zoonose bactérienne. En France, elle fait l’objet d’une surveillance renforcée et est devenue maladie à déclaration obligatoire depuis le 24 août 2023 (Santé publique France). Des données de surveillance indiquent 570 cas diagnostiqués en France hexagonale en 2023. Pour situer l’ordre de grandeur au niveau mondial, Santé publique France mentionne environ 1 million de cas par an avec ~6% de décès (estimation globale).

Symptômes fréquents : fièvre élevée, frissons, maux de tête, douleurs musculaires, yeux rouges. L’incubation est souvent de l’ordre de quelques jours (classiquement autour d’1 à 2 semaines). Certaines formes peuvent devenir graves (atteinte multiviscérale).

Risque concret en ville : caves humides, locaux poubelles, arrière-cours, nettoyage après dégât des eaux, contact avec eau/terre potentiellement souillées, ou activité professionnelle exposée (maintenance, nettoyage, restauration).

Pour une information de référence : fiche du Ministère de la Santé sur la leptospirose et données de Santé publique France.

Hantavirus : un risque surtout lié aux poussières de déjections (et très variable selon les zones)

Les hantavirus sont principalement transmis à l’humain par des rongeurs infectés via leurs excrétions. En France hexagonale, la forme surveillée est surtout la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR). Selon les données publiées par Santé publique France (mise à jour au 2 décembre 2025), le Centre national de référence a confirmé 50 cas en 2023 et 75 cas en 2024 (exposition en France hexagonale), avec une concentration historique dans le quart Nord-Est.

Point important : le risque n’est pas uniforme. Il dépend du type de rongeur, de la région, et surtout des gestes lors du nettoyage (balayer/aspirer des crottes sèches augmente le risque d’aérosolisation).

Références utiles : données hantavirus (Santé publique France) et recommandations (Institut Pasteur).

Fièvre par morsure de rat : rare, mais à prendre au sérieux

La fièvre par morsure de rat (rat-bite fever) est une infection décrite après morsure/griffure, mais aussi parfois après contact étroit ou ingestion d’aliments contaminés. Les sources médicales (CDC, MedlinePlus) décrivent des symptômes comme fièvre, éruption cutanée et douleurs articulaires, apparaissant typiquement quelques jours après l’exposition. Non traitée, des complications sont possibles.

À lire : CDC – Clinical overview et MedlinePlus – Rat-bite fever.

Salmonellose et risques alimentaires : le “vrai” danger en restauration, c’est la contamination

Il est délicat d’attribuer une salmonellose à un rat sans enquête. En revanche, en présence de rongeurs, le risque de contamination de l’environnement de cuisine augmente : souillures, contact avec des surfaces, dégradations d’emballages, etc. L’ANSES rappelle que la salmonellose se transmet via des aliments contaminés, en particulier certains produits crus ou insuffisamment cuits, et insiste sur les mesures d’hygiène pour s’en prémunir.

Référence : ANSES – Salmonellose : comment s’en prémunir.

Symptômes après exposition à des rats : quand s’inquiéter (et quoi faire)

La plupart des contacts indirects ne rendent pas malade. Mais certaines situations justifient une vigilance renforcée, notamment si vous avez :

  • nettoyé une cave/placard très souillé sans protection ;
  • touché des déjections/urines (ou des objets contaminés), puis porté les mains au visage ;
  • été mordu ou griffé ;
  • manipulé des denrées ou du matériel en zone infestée (professionnels).

Consultez rapidement (médecin / urgence selon gravité) si vous présentez dans les jours qui suivent : fièvre élevée, frissons, douleurs musculaires intenses, vomissements, diarrhée sévère, éruption cutanée, douleurs articulaires, jaunisse, gêne respiratoire, ou baisse marquée des urines. En France, en cas de signes graves, composez le 15 (SAMU).

Nettoyer des déjections de rats sans se contaminer : protocole simple

Le nettoyage “à sec” est l’erreur la plus fréquente. Les recommandations de santé publique insistent sur un principe : ne pas balayer ni aspirer des déjections/nids avant désinfection, pour éviter de remettre des particules dans l’air.

  1. Aérez la pièce (fenêtres ouvertes) avant de commencer, surtout si c’est un espace fermé (cave, remise, local technique).
  2. Équipez-vous : gants (caoutchouc/plastique). En cas de poussière ou zone confinée, un masque de protection respiratoire (type FFP2/N95) est une précaution pertinente.
  3. Humidifiez et désinfectez : pulvérisez un désinfectant adapté (ou une solution d’eau de Javel diluée, préparée juste avant usage) jusqu’à bien imbiber les zones souillées, puis laissez agir quelques minutes (selon mode d’emploi).
  4. Ramassez avec du papier absorbant, jetez dans un sac fermé / poubelle fermée.
  5. Lavez et désinfectez ensuite les surfaces (sols, plinthes, étagères, poignées) à la serpillière/éponge.
  6. Retirez les gants sans toucher l’extérieur, puis lavez-vous les mains soigneusement.

Référence pratique : CDC – How to Clean Up After Rodents (procédure pas à pas, notamment “Do not vacuum or sweep”).

Prévenir les maladies : la meilleure stratégie, c’est d’empêcher l’infestation

La prévention des rats maladies repose sur une logique simple : moins il y a de rats et moins ils ont accès aux zones de vie et de travail, moins le risque sanitaire existe.

1) Couper la nourriture et l’eau (sans “sur-nettoyer” inutilement)

  • Stocker les denrées dans des contenants fermés et résistants.
  • Sortir les poubelles aux horaires adaptés, bacs fermés, locaux poubelles propres.
  • Réparer les fuites (robinets, siphons, arrières de machines) : l’eau attire durablement.

2) Supprimer les accès : les détails font la différence

  • Reboucher les passages de gaines, fissures, trous en bas de portes.
  • Protéger les ventilations et soupiraux (grilles adaptées).
  • Surveiller caves, vides sanitaires, faux-plafonds, zones de stockage.

3) Mettre en place une routine de contrôle (particuliers & professionnels)

  • Repérer tôt les signes : crottes, traces de gras, odeurs, bruits nocturnes, emballages rongés.
  • Tracer les observations en site pro (utile pour l’hygiène, la qualité et la conformité).
  • Agir dès les premiers indices : une infestation installée augmente vite les risques et les dégâts.

Pourquoi faire intervenir un professionnel en dératisation (surtout en Île-de-France) ?

Quand les indices se répètent (déjections régulières, dégâts, nuisances dans les murs, présence en journée), l’enjeu n’est pas seulement “d’attraper un rat” : il faut sécuriser durablement le site et limiter les recontaminations (points d’entrée, zones attractives, protocoles de nettoyage, etc.). C’est particulièrement vrai en restauration, copropriété, logistique et agroalimentaire.

Chez CLEAN ON, l’approche est issue du terrain : son fondateur, Jean-Xavier Monvoisin, ancien restaurateur à Paris, a construit l’entreprise autour d’exigences d’hygiène et de rigueur adaptées aux environnements sensibles. Pour comprendre ce qu’implique une intervention complète, vous pouvez consulter :

À retenir : sur le plan sanitaire, le plus risqué n’est pas toujours la présence visible du rat, mais l’exposition répétée à un environnement souillé (caves, locaux poubelles, réserves) et un nettoyage inadapté.

FAQ – Rats et maladies : les questions les plus fréquentes

Quels sont les symptômes de la leptospirose et au bout de combien de temps apparaissent-ils ?

La leptospirose peut débuter par une fièvre élevée, des frissons, des maux de tête, des douleurs musculaires et parfois des yeux rouges. Les symptômes peuvent apparaître après une incubation de quelques jours à environ deux semaines (les sources médicales décrivent souvent une fenêtre autour de 5 à 14 jours). Si vous avez été exposé à une eau/terre potentiellement souillée (cave inondée, nettoyage après fortes pluies, eaux douces), il faut consulter rapidement en cas de fièvre, surtout si l’état s’aggrave ou si des signes inhabituels apparaissent.

L’hantavirus est-il un vrai risque en Île-de-France ?

En France, les infections à hantavirus ne sont pas uniformes : les données de surveillance montrent une concentration historique dans le quart Nord-Est (zone d’endémie du virus Puumala), avec des variations importantes selon les années. En Île-de-France, le risque est généralement considéré comme plus faible que dans les zones d’endémie, mais il n’est pas “nul” dans l’absolu : le point critique reste l’exposition aux déjections et surtout un nettoyage à sec (balai/aspirateur) dans un lieu clos. La bonne approche : nettoyage humide + désinfection, et suppression durable de l’infestation.

J’ai trouvé des crottes de rats : comment nettoyer sans danger ?

Évitez le réflexe balai/aspirateur. Le bon protocole est : aérer, mettre des gants, puis désinfecter en humide (pulvériser un désinfectant adapté ou une solution chlorée diluée) avant d’essuyer avec du papier absorbant. Jetez les déchets dans un sac fermé, puis lavez les surfaces. Terminez par un lavage des mains soigneux. Cette méthode limite la remise en suspension de particules dans l’air, ce qui est un point clé dans les recommandations de prévention (notamment pour les hantavirus). Si la zone est très souillée ou récurrente, faites traiter la cause : l’infestation.

Une morsure de rat est-elle dangereuse ? Que faire immédiatement ?

Oui, une morsure peut être à risque d’infection (surinfection locale et, plus rarement, fièvre par morsure de rat). La conduite immédiate : lavage abondant à l’eau et au savon, désinfection, puis avis médical rapide (le professionnel de santé évaluera notamment le risque infectieux, la nécessité d’antibiotiques et la mise à jour de la vaccination tétanos). Surveillez les jours suivants : fièvre, rougeur qui s’étend, douleur importante, écoulement, éruption cutanée ou douleurs articulaires doivent faire reconsulter sans attendre.

Les rats peuvent-ils contaminer un restaurant ou un local alimentaire ?

Oui, surtout par souillures et contamination de l’environnement : passage sur les plans de travail, déjections/urines près des zones de stockage, dégradation d’emballages, etc. Même sans “maladie du rat” directe, le risque majeur est l’hygiène et la sécurité sanitaire des aliments (contaminations croisées, non-conformités, pertes de denrées). La prévention efficace combine : protection des denrées, gestion des déchets, suppression des points d’eau, colmatage des accès, contrôle régulier, et intervention rapide dès les premiers signes. En milieu pro, l’objectif est aussi de prouver la maîtrise du risque.

Et maintenant ?

Si vous suspectez une infestation (traces, odeurs, bruits, déjections) ou si vous voulez sécuriser un site sensible (cuisine, réserve, copropriété, local poubelles), l’enjeu est double : éliminer les rats et réduire durablement le risque sanitaire. CLEAN ON intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), avec des solutions sur mesure et une prise en charge rapide (sous 48h hors week-end). Contact : 06 69 41 07 17clean.on3d@gmail.com28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Pour démarrer, passez par la page d’accueil CLEAN ON et demandez votre devis personnalisé gratuit.

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