Rongeurs nuisibles : comment les identifier et agir efficacement
Pourquoi les rongeurs nuisibles sont un vrai problème aujourd’hui
Les rongeurs indésirables ne sont pas qu’une simple gêne, ils représentent un risque réel pour la santé et les bâtiments. En France, une enquête Ipsos publiée en 2022 indiquait que 62 % des Français avaient été touchés par au moins une infestation de nuisibles au cours des cinq dernières années, avec une progression particulièrement marquée des rats entre 2017 et 2021. Cela concerne aussi bien les logements particuliers que les restaurants, commerces et sites agroalimentaires.
Ces animaux prolifèrent vite, se faufilent dans les moindres interstices et contaminent les denrées alimentaires. Ils peuvent véhiculer des agents pathogènes variés et causer des dégâts coûteux (câbles électriques rongés, faux plafonds dégradés, isolants détruits, stocks rendus impropres à la consommation…). D’où l’importance de savoir les reconnaître, réagir vite et mettre en place une véritable stratégie de dératisation et de prévention.
Basée en Île-de-France, l’entreprise CLEAN ON accompagne particuliers et professionnels pour éliminer durablement les rongeurs nuisibles et sécuriser les locaux en respectant les normes d’hygiène.
Les principaux rongeurs nuisibles en France
Plusieurs espèces peuvent s’installer dans les maisons, immeubles, caves, commerces ou cuisines professionnelles. Voici les plus fréquentes et comment les différencier.
Le rat brun (surmulot) et le rat noir
Rat brun (Rattus norvegicus) : c’est le plus courant en ville. Il fréquente les égouts, sous-sols, caves, locaux poubelles et zones humides. Il mesure en moyenne 40 cm queue comprise, avec un corps trapu, des oreilles courtes et un pelage brun-gris. Il creuse volontiers des galeries.
Rat noir (Rattus rattus) : plus présent dans les étages, greniers, faux plafonds et charpentes. Il est plus fin et plus agile, avec une queue souvent plus longue que le corps, un museau pointu et de grandes oreilles. Il grimpe aisément le long des murs, câbles, tuyaux.
Points communs : dents très puissantes, reproduction rapide (plusieurs portées par an), grande méfiance vis-à-vis des nouveautés (pièges, appâts), et capacité à se faufiler dans des ouvertures de quelques centimètres seulement.
La souris domestique
La souris domestique (Mus musculus) est petite (15 à 20 cm queue comprise), avec un pelage gris à brun clair. Elle est très agile et curieuse, ce qui la rend plus facilement piégeable que le rat, mais elle se reproduit encore plus vite.
On la rencontre dans les logements (cuisines, celliers, placards), bureaux, restaurants, boulangeries, entrepôts… Elle laisse de nombreuses petites crottes (3 à 6 mm), souvent alignées, et produit de petits grattements, surtout la nuit. Une simple ouverture de 5 à 6 mm peut lui suffire pour entrer.
Mulots, campagnols et autres rongeurs de jardins
Les mulots (mulot sylvestre, etc.) et campagnols vivent plutôt dans les jardins, pelouses, abords de bâtiments et zones rurales. Ils peuvent néanmoins pénétrer dans les habitations, notamment au niveau des garages, caves ou rez-de-jardin, surtout lorsque les conditions extérieures se dégradent (froid, travaux, inondations).
Ces rongeurs se caractérisent par de grands yeux, des oreilles bien visibles et une queue plus longue que celle d’une souris chez certains mulots. Ils causent surtout des dégâts sur les plantations, racines, pelouses, voire sur les câbles enterrés.
Tableau récapitulatif : comment identifier les rongeurs nuisibles ?
| Espèce | Taille approximative | Indices typiques | Principaux risques |
|---|---|---|---|
| Rat brun (surmulot) | 35–45 cm (avec la queue) | Galeries, grosses crottes (10–20 mm), traces de gras le long des murs, bruits dans caves et égouts | Transmission de maladies, dégâts sur structures, câbles, denrées alimentaires |
| Rat noir | 30–40 cm | Présence en hauteur (greniers, faux plafonds), bruits de course dans les cloisons, crottes de taille moyenne | Risque sanitaire, nuisances sonores, détérioration de charpentes et isolants |
| Souris domestique | 15–20 cm | Petites crottes (3–6 mm), grattements légers, emballages grignotés, odeur de musc | Contamination alimentaire, câbles rongés, multiplication rapide de la colonie |
| Mulots / campagnols | 10–20 cm | Trous et galeries dans le jardin, plantes et racines attaquées, parfois intrusions dans garages et caves | Dégradations de jardins, risques sur câbles enterrés et isolations en périphérie |
Comment savoir si vous avez une infestation de rongeurs ?
Les rongeurs nuisibles sont discrets, mais laissent toujours des traces. Repérer tôt ces indices permet de limiter l’ampleur de l’infestation et de réduire les risques sanitaires.
Les signes visuels
- Crottes : noires à brun foncé, en forme de petits grains de riz (souris) ou de noyaux d’olive (rats), souvent regroupées le long des murs, derrière les meubles, dans les placards.
- Traces de dents : emballages alimentaires mordillés, sacs de farine troués, câbles électriques dénudés, plinthes rongées.
- Traces grasses : marques sombres le long des passages habituels (rats notamment), dues au frottement de leur pelage.
- Nids : amas de papier, carton, tissus, isolant dans des coins abrités (derrière un frigo, dans un faux plafond, etc.).
Les bruits et odeurs caractéristiques
- Bruits de grattement ou de course, surtout la nuit, dans les cloisons, plafonds, gaines techniques.
- Couinements (surtout en cas de forte infestation ou lors de conflits entre individus).
- Odeur d’urine, plus marquée dans les pièces peu ventilées, les locaux poubelles, les réserves ou les caves.
Particulier, copropriété, restaurant : des contextes à risque
Dans les logements, les rongeurs affectionnent les cuisines, celliers, buanderies, arrière-cuisines, combles et caves. En copropriété, les colonnes techniques, vides sanitaires et locaux poubelles constituent des autoroutes à rongeurs.
Dans les restaurants, boulangeries et commerces alimentaires, la présence constante de denrées, de déchets et de zones chaudes (fours, chambres froides, dessous de meubles) attire particulièrement rats et souris. Dans ce type d’environnement, une dératisation professionnelle régulière est fortement recommandée pour rester conforme aux exigences d’hygiène.
Les risques sanitaires et matériels liés aux rongeurs
Les rongeurs nuisibles ne se contentent pas de faire du bruit et de salir les lieux : ils constituent un véritable vecteur de maladies et peuvent fragiliser un bâtiment.
Maladies transmissibles à l’homme
Les rats sont les principaux réservoirs de la leptospirose, une zoonose causée par des bactéries du genre Leptospira. Selon le ministère de la Santé et Santé publique France, on recense depuis 2014 environ 600 à 700 cas de leptospirose chaque année en France hexagonale, soit une incidence autour de 1 cas pour 100 000 habitants, avec une hausse observée ces dernières années. La maladie se transmet essentiellement par contact avec l’urine de rongeurs ou un environnement humide contaminé (eaux douces, sols boueux).
Des informations détaillées sont disponibles sur le site du ministère de la Santé :
fiche leptospirose,
ainsi que sur le site de Santé publique France :
article sur la leptospirose.
D’autres agents pathogènes peuvent être associés aux rongeurs (selon les contextes : salmonelles via les denrées souillées, hantavirus dans certaines régions du monde, parasites, etc.). L’Anses rappelle plus largement que la faune sauvage constitue un réservoir de nombreux micro-organismes pouvant, à l’occasion, être transmis à l’être humain :
voir la page de l’Anses.
Allergies, qualité de l’air et bien-être
Les excréments, poils, squames et cadavres de rongeurs peuvent provoquer ou aggraver des allergies respiratoires, irriter les voies aériennes et favoriser le développement de moisissures. Dans les pièces peu ventilées (caves, locaux techniques, réserves), l’air peut devenir malsain.
Au-delà de l’aspect médical, la présence de rats ou de souris a un impact psychologique fort : stress, insomnie, sentiment d’insécurité… Dans un contexte professionnel (restaurant, hôtel, crèche, établissement de santé), cela nuit aussi à l’image de marque et à la confiance des clients ou usagers.
Dégâts sur les bâtiments, installations et stocks
Les rongeurs doivent ronger en permanence pour user leurs incisives. Ils s’attaquent ainsi à de nombreux matériaux :
- Câbles électriques et réseaux : risque de court-circuit et départ de feu.
- Isolants et cloisons : perte de performance thermique, affaiblissement des structures, galeries dans le polystyrène.
- Bois et charpentes : notamment avec le rat noir qui circule en hauteur.
- Stocks alimentaires : contamination directe (urine, excréments) ou indirecte (sachets perforés, emballages déchirés), rendant les produits impropres à la consommation.
Dans les environnements professionnels, l’impact financier peut être très important (perte de stocks, interruption d’activité, travaux de remise en état) et engager la responsabilité du gérant en cas de contrôle sanitaire défavorable.
Que faire immédiatement en cas de rongeurs nuisibles ?
Vous avez repéré des crottes, des bruits nocturnes ou des emballages grignotés ? La première réaction doit être rapide mais réfléchie.
Les bons réflexes dès les premiers signes
- Limiter l’accès à la nourriture : rangez les aliments dans des contenants hermétiques, videz les gamelles des animaux la nuit, nettoyez miettes et résidus gras.
- Sécuriser les locaux : fermez les sacs poubelles, évitez de laisser des déchets à même le sol, protégez les réserves alimentaires.
- Repérer les points d’entrée : trous dans les murs, passages autour des tuyaux, défauts de joints sous les portes, grilles d’aération cassées.
- Photographier les indices (crottes, dégâts, nids) pour mieux les décrire à un professionnel et suivre l’évolution.
Ce qu’il vaut mieux éviter
- Disperser des rodenticides (poisons) au hasard, sans protection ni méthode. Un mauvais usage peut être dangereux pour les enfants, animaux domestiques et faune non cible.
- Obstruer immédiatement tous les trous alors que des rongeurs sont peut‑être encore enfermés à l’intérieur, ce qui risque de les pousser vers d’autres pièces.
- Manipuler sans protection des cadavres de rats ou souris : portez des gants, masque, jetez-les dans un sac fermé et désinfectez la zone.
Quand faire appel à un dératiseur professionnel ?
Certains cas nécessitent rapidement l’intervention d’une entreprise spécialisée :
- Infestation répétée ou massive (nombreuses crottes, bruits quotidiens, animaux vus en plein jour).
- Locaux professionnels soumis à des exigences d’hygiène (restaurants, laboratoires, boulangeries, hôtels, crèches, établissements de santé…).
- Copropriétés où les rongeurs circulent entre caves, colonnes techniques, vides sanitaires.
- Présence de personnes fragiles (enfants, personnes âgées, malades) ou d’animaux d’élevage sensibles.
Un dératiseur certifié réalise un diagnostic précis (espèce concernée, voies d’accès, niveau d’infestation), choisit des méthodes adaptées (pièges mécaniques, appâts sécurisés, dispositifs de capture) et propose un suivi. Pour mieux comprendre l’ampleur des prestations possibles, vous pouvez consulter le
guide complet des services proposés par un dératiseur.
En Île-de-France, CLEAN ON intervient sous 48 h (hors week‑end), avec des solutions sur mesure et une équipe formée aux normes en vigueur pour sécuriser durablement appartements, maisons, locaux d’entreprise et établissements recevant du public.
Prévenir le retour des rongeurs : hygiène et entretien des locaux
Éliminer une infestation ne suffit pas. Sans prévention, les rongeurs reviendront tôt ou tard. La clé est de rendre les lieux moins attractifs et moins accessibles.
Supprimer les sources de nourriture et d’eau
- Stocker les denrées dans des contenants hermétiques (boîtes, bacs rigides) et non dans de simples sachets.
- Nettoyer régulièrement les plans de travail, dessous de meubles, espaces difficiles d’accès (sous les frigos, fours, étagères).
- Gérer correctement les déchets : sacs résistants, poubelles fermées, bacs nettoyés, sorties de poubelles organisées.
- Réparer les fuites d’eau (robinets, siphons, chasses d’eau) et éviter les gamelles d’eau en libre-service toute la nuit.
Boucher les accès et entretenir l’enveloppe du bâtiment
- Poser ou réparer les grilles aux entrées d’égouts, bouches d’aération, soupiraux.
- Reboucher les trous et fissures (mousse expansive, mortier, plaques métalliques selon le support).
- Installer des bas de porte et seuils adaptés, notamment pour les portes donnant sur l’extérieur ou les locaux poubelles.
- Entretenir les espaces verts (taille des haies, évacuation des tas de bois et encombrants) pour éviter de créer des refuges.
Un entretien régulier des sols, vitrages, espaces extérieurs et locaux techniques limite aussi le risque d’autres nuisibles (cafards, fourmis, mites…). Pour aller plus loin dans une approche globale de la lutte antiparasitaire, vous pouvez par exemple consulter les guides de CLEAN ON sur les insectes comme les
cafards,
les
fourmis
ou encore les
mites des vêtements.
Mettre en place un suivi professionnel
Dans les structures professionnelles (restauration, hôtellerie, agroalimentaire, gestion d’immeubles), un plan de prévention formalisé est très souvent nécessaire :
- points de contrôle réguliers, relevés des pièges, cartographie des appâts sécurisés ;
- traçabilité des interventions et rapport détaillé pour les contrôles officiels ;
- sensibilisation du personnel aux bons réflexes (gestion des déchets, rangement, signalement rapide des signes de présence).
Les équipes de CLEAN ON peuvent concevoir et suivre ce type de programme en Île-de-France, en coordination avec vos équipes internes (direction, responsables qualité, gérance de copropriété…). Pour comprendre pourquoi le recours à un professionnel est souvent plus sûr et plus durable, vous pouvez lire
pourquoi choisir un dératiseur professionnel.
FAQ : questions fréquentes sur les rongeurs nuisibles
Comment savoir quel type de rongeur j’ai chez moi ?
On peut souvent distinguer rats et souris grâce à la taille, la forme des crottes et le type de bruits entendus. Les crottes de souris sont petites (3–6 mm) et nombreuses, celles de rats sont plus grosses (jusqu’à 2 cm). Les rats laissent aussi des traces graisseuses le long des murs et creusent parfois des galeries près des fondations ou dans les caves. Les souris circulent plus volontiers dans les placards et combles. En cas de doute, des photos des crottes, dégâts et nids aident beaucoup un professionnel à identifier l’espèce et adapter le traitement.
Les produits anti‑rongeurs du commerce sont‑ils suffisants ?
Les produits vendus en grande surface (pièges mécaniques, rodenticides en sachets, ultrasons, etc.) peuvent suffire pour une intrusion isolée et ponctuelle, à condition d’être utilisés avec précaution. En revanche, pour une infestation installée, ces solutions sont souvent insuffisantes : les rongeurs apprennent vite à contourner certains dispositifs, et l’usage imprudent de poison peut exposer les enfants, animaux domestiques ou la faune sauvage. Un dératiseur professionnel choisira des produits homologués, des dosages adaptés et des dispositifs sécurisés, puis contrôlera l’efficacité dans le temps.
Combien de temps faut‑il pour éliminer une infestation de rats ?
La durée dépend du niveau d’infestation, de la configuration des lieux et de la coopération des occupants (hygiène, accès aux locaux, respect des consignes). Dans de nombreux cas, une action professionnelle bien menée permet de retrouver une situation maîtrisée en quelques semaines, avec plusieurs passages successifs pour casser les cycles de reproduction. Cependant, si les sources d’attraction (nourriture disponible, déchets, accès non bouchés) ne sont pas traitées, de nouveaux individus peuvent revenir de l’extérieur. C’est pourquoi un plan d’action efficace combine traitement curatif et mesures préventives.
Comment protéger un restaurant ou un commerce alimentaire des rongeurs ?
Dans la restauration et l’agroalimentaire, la prévention doit être continue. Il est essentiel d’avoir une gestion rigoureuse des déchets (bacs fermés, zone poubelles propre), un nettoyage approfondi des cuisines (surfaces, dessous de meubles, plinthes), un stockage en hauteur sur rayonnages et dans des contenants fermés, ainsi qu’une vérification régulière des accès (portes, joints, grilles, trappes). La mise en place d’un contrat avec un dératiseur, incluant visites programmées, rapport d’intervention et cartographie des dispositifs, est fortement recommandée. Pour trouver un professionnel adapté à votre secteur, vous pouvez consulter le
guide pratique pour trouver un dératiseur autour de vous.
Dois‑je m’inquiéter pour ma santé si je vois un rat occasionnellement ?
Un rat aperçu une seule fois n’implique pas forcément une infestation massive, mais cela signifie qu’il existe au moins un chemin d’accès et des ressources attractives (eau, nourriture, abri). Du point de vue sanitaire, il ne faut jamais manipuler un rat vivant ou mort sans protection, ni nettoyer des surfaces souillées sans gants ni désinfection. Si vous constatez d’autres signes (bruits, crottes, odeurs), il est prudent de demander l’avis d’un professionnel, surtout en présence d’enfants ou de personnes fragiles. Un diagnostic rapide permet de rassurer ou, au contraire, de traiter sans attendre.
Et maintenant, comment passer à l’action ?
Vous suspectez la présence de rats, souris ou autres rongeurs nuisibles chez vous ou dans vos locaux professionnels en Île-de-France ? Ne laissez pas la situation s’installer. L’équipe de CLEAN ON, spécialisée dans la lutte contre les nuisibles, la désinfection et l’entretien des locaux, peut intervenir rapidement pour diagnostiquer, traiter et prévenir durablement les infestations.
Pour un devis personnalisé gratuit ou un conseil, vous pouvez contacter CLEAN ON au 06 69 41 07 17, par email à clean.on3d@gmail.com ou via le site :
https://cleanon-nuisibles.fr/.
Que vous soyez particulier, restaurateur, gérant de copropriété ou responsable de site agroalimentaire, CLEAN ON vous aide à retrouver des espaces sains, sécurisés et conformes aux normes en vigueur.