Rongeurs nuisibles : signes d’infestation, risques sanitaires et solutions efficaces
Les rongeurs nuisibles ne laissent jamais le temps.
Qu’il s’agisse d’un appartement, d’un local commercial ou d’un site agroalimentaire, rats et souris s’installent vite, se reproduisent rapidement et peuvent contaminer les denrées, dégrader les bâtiments et exposer les occupants à des agents pathogènes. Ce guide vous aide à identifier les signes, comprendre les risques et appliquer des solutions efficaces (prévention + traitement), avec un focus sur les bonnes pratiques en Île-de-France.
Quels sont les principaux rongeurs nuisibles (et pourquoi ils entrent dans nos bâtiments) ?
Les espèces les plus rencontrées en milieu urbain
En ville et en zones d’activité, les nuisances sont principalement liées à :
- Le rat brun (surmulot) : très opportuniste, excellent nageur, souvent lié aux réseaux (caves, sous-sols, vides sanitaires, égouts).
- Le rat noir : plus à l’aise en hauteur (combles, faux plafonds, charpentes), plus discret mais tout aussi problématique.
- La souris domestique : petite, agile, capable d’exploiter des ouvertures minuscules et de nicher près des sources de nourriture.
Les 3 raisons qui expliquent presque toutes les infestations
Un rongeur cherche toujours la même chose :
- De la nourriture : miettes, sacs mal fermés, gamelles d’animaux, déchets, réserves.
- De l’eau : fuites, siphons, condensation, zones humides (caves, locaux poubelles).
- Un abri : chaleur, calme, matériaux de nidification (cartons, isolants, réserves textiles).
Comment reconnaître une infestation : les signes qui ne trompent pas
Les indices les plus fréquents (à vérifier de jour comme de nuit)
- Déjections (crottes) : souvent le signe le plus visible le long des murs, derrière les équipements, dans les placards, près des points chauds.
- Bruits : grattements, course dans les cloisons, faux plafonds ou planchers, surtout la nuit.
- Traces et “frottis” : marques sombres/gras sur les plinthes et passages répétitifs (les rongeurs longent les murs).
- Odeurs : odeur d’urine, odeur “musquée” persistante, parfois plus marquée dans les lieux confinés.
- Matériaux grignotés : emballages alimentaires, isolants, cartons, mousses, parfois gaines et plastiques.
- Nids : amas de papier, tissu, isolant, généralement dans une zone chaude et protégée.
Tableau pratique : distinguer rats et souris en un coup d’œil
| Indice | Plutôt souris | Plutôt rat | Ce que vous pouvez faire tout de suite |
|---|---|---|---|
| Taille des déjections | Petites, env. 3 à 6 mm (≈ 1/8″ à 1/4″) (northeastipm.org) | Plus grosses, souvent env. 12 à 19 mm (≈ 1/2″ à 3/4″) (northeastipm.org) | Repérer les zones de passage, retirer toute nourriture accessible, sécuriser les déchets |
| Points d’entrée | Peut passer dans ~6 mm (1/4″) (cdc.gov) | Peut se faufiler dès ~12 mm (1/2″) (extension.missouri.edu) | Inspecter autour des canalisations, portes, gaines, ventilations, soupiraux |
| Comportement | Très proche des réserves, niche “près”, activité nocturne | Plus méfiant, peut créer des galeries/terrains, activité nocturne | Éviter de déplacer brutalement les nids/déjections sans protocole de nettoyage |
| Dégradations | Emballages, recoins, isolants, petits câbles | Perforations, grignotage plus “fort”, dégâts structurels possibles | Programmer une inspection, sécuriser les zones techniques (local électrique, réserve) |
Conseil terrain : si vous voyez un rongeur en plein jour, ou si les déjections apparaissent “du jour au lendemain”, il y a souvent déjà une activité installée. L’objectif est d’agir vite, mais sans gestes à risque (nettoyage inadapté, poison mal utilisé, etc.).
Rongeurs nuisibles : quels risques pour la santé, l’hygiène et le bâtiment ?
1) Risques sanitaires : zoonoses et contaminations
Les rongeurs peuvent transmettre des maladies directement (contact avec urine/déjections/salive, morsure) ou indirectement (air contaminé, aliments souillés, parasites comme puces/acariens). (cdc.gov)
Focus leptospirose (exemple concret et chiffré) : en France hexagonale, on observe depuis 2014 un ordre de grandeur d’environ 600 cas/an, et 570 cas diagnostiqués en 2023. La leptospirose est par ailleurs devenue une maladie à déclaration obligatoire (ajout au dispositif en août 2023). (sante.gouv.fr)
À l’échelle mondiale, une revue systématique estime environ 1,03 million de cas et 58 900 décès par an (estimation publiée en 2015). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
D’autres agents peuvent être impliqués selon les contextes (stockage alimentaire, présence d’animaux, locaux techniques, etc.) : salmonellose, rat-bite fever, hantavirus… Les autorités sanitaires rappellent notamment que l’exposition peut survenir en respirant de l’air contaminé par des particules issues d’urine/déjections, ou via des surfaces/aliments souillés. (cdc.gov)
2) Risques d’hygiène et de conformité (notamment en restauration)
Dans les métiers de bouche, la présence de rongeurs n’est pas seulement un problème de “confort” : c’est un enjeu de sécurité sanitaire des aliments. Le règlement européen “hygiène des denrées” demande de prévenir, dans toute la mesure du possible, la contamination par des organismes nuisibles et de mettre en place des méthodes adéquates de lutte contre ces organismes. (eur-lex.europa.eu)
3) Dégâts matériels : isolation, cloisons, réseaux et risque électrique
Les rongeurs grignotent pour user leurs incisives. Cela peut abîmer des emballages, des matériaux isolants et parfois des gaines. Lorsque l’isolant d’un câble est endommagé, le risque de défaut d’isolement et de court-circuit augmente : deux causes classiques d’incendies d’origine électrique. (inrs.fr)
Que faire tout de suite (et quelles erreurs éviter) ?
Les actions immédiates utiles (sans matériel “pro”)
- Supprimer l’accès à la nourriture : boîtes hermétiques, nettoyage minutieux des graisses, aucune denrée à même le sol (surtout en réserve).
- Sécuriser les déchets : couvercles, sortie régulière, local poubelle propre, pas de sacs éventrés.
- Réduire l’eau disponible : réparer les fuites, assécher les zones humides, vérifier siphons et regards.
- Inspecter les points d’entrée : autour des canalisations, plinthes, aérations, bas de portes.
- Mettre en place un suivi : noter les endroits, prendre des photos, dater les observations (utile pour une intervention ciblée).
Les erreurs fréquentes qui aggravent le problème
- Balancer des appâts “au hasard” : sans diagnostic, on traite mal la cause (accès + ressources), et l’activité peut se déplacer.
- Boucher les trous avec des matériaux inadaptés (mousse seule, carton, plastique) : souvent grignotés.
- Aspirer/balayer des déjections : cela peut remettre des particules en suspension dans l’air.
- Nettoyer sans protection : gants, méthode et désinfectant adapté sont essentiels.
Prévenir durablement : la méthode la plus efficace contre les rongeurs nuisibles
1) Exclusion : rendre le bâtiment “anti-intrusion”
La prévention passe d’abord par l’étanchéité du bâti. Les recommandations de santé publique rappellent que les souris peuvent entrer par un trou d’environ 6 mm. (cdc.gov)
- Sceller les passages : autour des tuyaux, câbles, gaines, ventilations, soupiraux.
- Matériaux robustes : grille métallique, tôle, mortier, “hardware cloth”/grillage adapté, etc. (plutôt que des solutions faciles à ronger). (cdc.gov)
- Bas de porte et joints : vérifier l’absence de jour, surtout portes de cave, local poubelle, réserve.
2) Sanitation : réduire l’attractivité (nourriture + déchets + encombrement)
Un site très propre mais avec un local poubelle mal géré reste attractif. À l’inverse, un site “moyen” peut être relativement protégé si les sources (nourriture/eau/abri) sont supprimées méthodiquement. Pensez aussi aux espaces souvent oubliés : dessous de frigos, arrière-plans, stockage carton, zones de livraison.
3) Surveillance : détecter tôt, intervenir avant l’installation
Contrôler les rongeurs avant qu’ils ne s’installent est plus simple que de “rattraper” une colonie. Les autorités sanitaires conseillent de vérifier régulièrement la présence de déjections et de traces de grignotage. (cdc.gov)
Dératisation professionnelle : quand et pourquoi faire appel à CLEAN ON en Île-de-France
Quand une intervention pro devient la bonne décision
Faire appel à un professionnel est recommandé si :
- l’activité est visible (bruits nocturnes réguliers, déjections récurrentes, dégâts),
- le site est sensible (restaurant, agroalimentaire, crèche, copropriété, bureaux avec cuisine),
- vous suspectez plusieurs points d’entrée,
- les actions “de base” (hygiène, rangement, obturations simples) ne suffisent pas,
- vous avez besoin d’un plan d’action clair (et d’un suivi).
Comment se déroule une dératisation sérieuse (logique “sur mesure”)
Une dératisation efficace ne se résume pas à poser un produit. Elle suit généralement une logique :
- Diagnostic : identification (rat/souris), cartographie des indices, voies d’accès, ressources disponibles.
- Plan de traitement : stratégie adaptée au site (habitation, commerce, restauration, réserves…).
- Mise en œuvre : dispositifs et sécurisation, puis contrôles planifiés.
- Prévention : recommandations concrètes (déchets, stockage, points d’entrée, maintenance).
CLEAN ON intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec des interventions rapides sous 48h (hors week-end) et des solutions adaptées à chaque situation. Pour comprendre ce qu’implique une intervention encadrée, vous pouvez consulter le guide complet des services proposés par un dératiseur ou les raisons de faire appel à un dératiseur professionnel.
Pour choisir le bon prestataire (méthode, traçabilité, suivi), voici aussi des repères utiles : les critères pour évaluer un bon dératiseur. Et si votre objectif est d’éviter les récidives, ce guide est particulièrement pertinent : comment éviter une infestation durable.
Besoin d’un point de départ simple ? La page trouver un dératiseur autour de moi : guide pratique vous aide à structurer votre démarche.
Désinfection et nettoyage après rongeurs : protocole simple et sécurisé
Ne pas balayer, ne pas aspirer : la règle d’or
Lorsqu’il y a des déjections, urines, nids ou rongeur mort, évitez de balayer ou aspirer : cela peut remettre des particules dans l’air. Les recommandations de santé publique détaillent une méthode de nettoyage basée sur la désinfection préalable (surface “très mouillée”), puis l’essuyage. (cdc.gov)
Étapes de nettoyage recommandées (version opérationnelle)
- Protégez-vous : gants (au minimum). (cdc.gov)
- Désinfectez avant de toucher : pulvérisez un désinfectant ménager ou une solution d’eau de Javel (ex. 1 part de Javel pour 9 parts d’eau), jusqu’à bien imbiber. (cdc.gov)
- Temps de contact : laissez agir environ 5 minutes (ou selon l’étiquette du produit). (cdc.gov)
- Essuyez avec de l’essuie-tout, jetez dans un sac fermé.
- Nettoyez et désinfectez à nouveau les surfaces dures (sol, plans, étagères). (cdc.gov)
- Lavez les mains après retrait des gants. (cdc.gov)
En cas de forte infestation (beaucoup de déjections, lieux confinés, locaux vacants), les recommandations évoquent des précautions renforcées (équipements et protocole). (cdc.gov)
Ressources fiables à consulter : données leptospirose (Santé publique France), fiche leptospirose (Ministère de la Santé), fiche leptospirose (Institut Pasteur), prévenir les intrusions (CDC).
FAQ – Rongeurs nuisibles : vos questions fréquentes
Comment savoir s’il s’agit d’un rat ou d’une souris ?
Le plus simple est de croiser 3 indices : taille des déjections, type de dégâts et points d’entrée. Les déjections de souris sont généralement petites (environ 3 à 6 mm), alors que celles de rats sont nettement plus grosses. Les souris exploitent des ouvertures minuscules (autour de 6 mm), tandis que les rats ont besoin d’un passage plus large (autour de 12 mm), mais peuvent agrandir en rongeant. Une inspection des plinthes, dessous d’éviers, arrière d’appareils et zones de stockage permet souvent de trancher. (northeastipm.org)
Est-ce dangereux de nettoyer des crottes de rongeurs ?
Le risque vient surtout des mauvaises pratiques : balayer ou aspirer peut remettre des particules dans l’air, et manipuler sans protection augmente l’exposition. La méthode recommandée consiste à désinfecter avant de toucher (surface bien imbibée), laisser agir quelques minutes, puis essuyer et jeter dans un sac fermé, en portant des gants. Si vous êtes face à une forte infestation, un local très confiné, ou si vous avez un doute, l’idéal est de faire sécuriser la zone et d’appliquer un protocole renforcé. (cdc.gov)
Pourquoi les rongeurs reviennent malgré des pièges ?
Parce que les pièges traitent souvent la conséquence (l’animal visible) sans supprimer les causes : accès (trous, gaines, bas de porte), ressources (nourriture, déchets, eau) et abris (cartons, isolants, encombrement). Une seule ouverture non traitée suffit : les souris peuvent entrer via un trou d’environ 6 mm. La solution durable combine exclusion (obturation solide), hygiène/gestion des déchets et suivi dans le temps. (cdc.gov)
Quelles mesures sont indispensables pour un restaurant en Île-de-France ?
En restauration, la priorité est double : protéger les denrées et prouver la maîtrise du risque. Concrètement : stockage surélevé et hermétique, nettoyage des graisses, sorties de déchets strictes, local poubelle propre, contrôle des points d’entrée (ventilations, siphons, bas de porte, passages de gaines) et traçabilité des actions. Le cadre “hygiène des denrées” insiste sur la mise en place de méthodes pour empêcher les organismes nuisibles de causer des contaminations. Un plan de lutte professionnel avec suivi est souvent la manière la plus fiable d’éviter récidive et non-conformité. (eur-lex.europa.eu)
Et maintenant ?
Si vous suspectez des rongeurs nuisibles (rats ou souris), le bon réflexe est d’agir vite : sécuriser nourriture/déchets, identifier les points d’entrée, puis faire établir un plan de traitement et de prévention. CLEAN ON (Paris & Île-de-France) réalise des interventions de dératisation, ainsi que des prestations complémentaires (désinfection, désinsectisation, entretien des locaux) pour retrouver des espaces sains et conformes. Découvrez l’entreprise sur https://cleanon-nuisibles.fr/ et contactez-nous : 06 69 41 07 17 • clean.on3d@gmail.com • 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Devis personnalisé gratuit sur demande.