Anti Nuisibles

Se débarrasser des mulots : méthodes efficaces et durables

Jardin potager écologique au lever du jour avec brume légère, trous et jeunes plants grignotés, mulot discret près d’un tunnel, piège-cage non létal et grillage anti-rongeurs : se débarrasser des mulots durablement.

Les mulots s’installent vite… et se délogent mieux avec une méthode.

Si vous cherchez à se débarrasser des mulots durablement, la bonne approche n’est ni le “tout poison”, ni le “tout répulsif”, mais une stratégie complète : identifier, supprimer l’accès (passages), réduire l’attractivité (nourriture/abris), capturer (piégeage raisonné) et suivre (prévention). Dans cet article, vous trouverez des méthodes concrètes, adaptées aux maisons, jardins et locaux professionnels, avec un focus sur des solutions efficaces et plus respectueuses de l’environnement.

Mulot ou autre rongeur ? Bien identifier avant d’agir

En pratique, beaucoup de “mulots” signalés dans les habitations sont parfois des souris, des campagnols ou d’autres petits rongeurs. Or, une erreur d’identification mène souvent à une mauvaise réponse (piège mal placé, appât inadapté, récidive).

Le mulot sylvestre : repères utiles

Le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) est un petit rongeur fréquent. Il se distingue des campagnols par ses grandes oreilles, ses gros yeux et sa longue queue. Côté gabarit, un adulte mesure environ 7 à 11 cm (plus 7 à 10 cm pour la queue) et pèse environ 18 à 30 g. (inpn.mnhn.fr)

Son activité est surtout nocturne, et sa reproduction est principalement marquée de mars à octobre (même si l’espèce peut se reproduire sur une grande partie de l’année). (inpn.mnhn.fr)

Tableau d’identification rapide (mulot vs souris vs campagnol)

Critère Mulot (souvent “mulot sylvestre”) Souris domestique Campagnol
Oreilles / yeux Oreilles et yeux assez grands (inpn.mnhn.fr) Plus “uniforme”, yeux moins proéminents (variable) Oreilles plus petites, yeux moins visibles
Queue Longue (7–10 cm en plus du corps) (inpn.mnhn.fr) Longue, souvent fine Plus courte (souvent nettement), aspect trapu
Indices typiques Réserves de graines, déplacements le long des murs, bruits la nuit Présence régulière en cuisine/stockage, traces près des aliments Dégâts racinaires au jardin, galeries en surface (prairies/potager)

À retenir : la lutte anti-rongeurs la plus efficace commence par une inspection : points d’entrée, zones de passage, sources de nourriture, et type de dégâts.

Pourquoi les mulots s’installent ? Les 5 causes les plus fréquentes

  • Accès facile : trous en bas de porte, aérations non grillagées, jours sous les seuils, passages de gaines (caves, garages, locaux techniques).
  • Nourriture disponible : graines pour oiseaux, croquettes, compost accessible, sacs de denrées mal fermés, poubelles non étanches.
  • Abris : débarras encombrés, tas de bois, végétation dense au pied des murs, faux plafonds/canalisations.
  • Eau / humidité : fuites, siphons, zones humides (caves, vide sanitaire).
  • Travaux et saisonnalité : lors de chantiers, débroussaillage, rénovations, les rongeurs se déplacent et cherchent un nouveau refuge.

En Île-de-France, on observe souvent des situations mixtes : bâtiments anciens + caves + locaux poubelles + cours/jardins. Cela crée un “corridor” idéal entre extérieur (abris) et intérieur (chaleur, nourriture).

Quels risques en cas de mulots ? Dégâts, hygiène et santé

Dégâts matériels (souvent sous-estimés)

  • Rongeage : isolants, cartons, stockages, gaines (risque indirect si câbles endommagés).
  • Souillures : urines et déjections dans les zones de passage (caves, plinthes, faux plafonds).
  • Dégradation des denrées : sacs percés, contamination, pertes en stockage.

Risques sanitaires : l’exemple de la leptospirose

Les rongeurs peuvent contribuer à des risques infectieux. La leptospirose, par exemple, se transmet à l’humain lors d’un contact (peau lésée/muqueuses) avec de l’urine d’animaux porteurs ou un environnement contaminé (eau douce, terre humide). (santepubliquefrance.fr)

En France métropolitaine, les autorités sanitaires rapportent un ordre de grandeur d’environ 600 à 700 cas par an depuis 2014, et la leptospirose est maladie à déclaration obligatoire depuis août 2023. (santepubliquefrance.fr)

Cas des professionnels (restauration, agroalimentaire, locaux recevant du public)

Dans les activités alimentaires, l’hygiène impose une maîtrise stricte des dangers (dont les nuisibles), dans le cadre de démarches de type HACCP et plan de maîtrise sanitaire. Le Ministère de l’Agriculture rappelle le cadre réglementaire de l’hygiène des aliments et les exigences de procédures fondées sur l’HACCP. (agriculture.gouv.fr)

Se débarrasser des mulots durablement : la méthode en 5 étapes

1) Diagnostiquer : où passent-ils et pourquoi restent-ils ?

Avant toute action, repérez :

  • Points d’entrée : jour sous porte, trous de ventilation, fentes en cave, passages de tuyaux/câbles.
  • Axes de déplacement : le long des murs, derrière électroménager, sous étagères, dans les combles.
  • Indices : crottes (petites, en “grain de riz”), traces de frottement, bruits nocturnes, matériaux grignotés, réserves de graines.

Conseil pratique : une fine couche de farine (ou talc) près d’un soupçon de passage permet parfois d’observer des traces de pattes, et de confirmer le couloir principal (sans remplacer une inspection professionnelle).

2) Bloquer les accès (c’est la clé anti-récidive)

Si vous capturez sans colmater, vous “gagnez une bataille” mais pas la guerre. Objectif : rendre le bâtiment moins perméable.

  • Bas de porte : brosse/seuil adapté, joints en bon état.
  • Grilles : grillage métallique sur aérations (maille adaptée) et soupiraux.
  • Passages de gaines : rebouchage avec matériaux résistants (éviter les mousses seules, trop faciles à ronger).
  • Gestion des extérieurs : végétation décollée des murs, tas de bois éloigné, compost fermé.

3) Réduire l’attractivité : nourriture, eau, abris

  • Stockage : contenants hermétiques (croquettes, graines, farines, etc.).
  • Déchets : poubelles fermées, sortie régulière, local poubelles propre.
  • Nettoyage ciblé : dessous d’étagères, arrière des appareils, zones de miettes.
  • Humidité : réparer fuites, assécher si possible (caves).

4) Capturer : privilégier le piégeage mécanique bien posé

Pour une approche durable, le piégeage mécanique (tapette/“snap trap”, pièges dans boîtes sécurisées, etc.) est souvent très efficace si le placement est correct : le long des murs, dans les axes de passage, avec une protection contre les captures non ciblées (enfants/animaux domestiques).

Au niveau européen, il existe des travaux visant à évaluer les pièges non chimiques (efficacité et impact bien-être animal), via la démarche NoCheRo (Non-Chemical alternatives of Rodent control). (umweltbundesamt.de)

  • Placement : toujours dans le “couloir” (plinthes, derrière meubles), pas au milieu d’une pièce.
  • Nombre : mieux vaut plusieurs points bien choisis qu’un seul piège isolé.
  • Appâts : variez (beurre de cacahuète, céréales, pâte, etc.) selon ce qui est consommé sur site.
  • Suivi : contrôle régulier, retrait rapide, hygiène et désinfection des zones souillées.

5) Évaluer et prévenir : 15 jours qui font la différence

Après la baisse d’activité, maintenez :

  • Surveillance : contrôle des zones sensibles (cave, cuisine, local poubelles, réserve).
  • Mesures d’exclusion : finaliser les rebouchages “oubliés”.
  • Prévention : hygiène + rangement + gestion des abris extérieurs.

Rodenticides : pourquoi ce n’est pas la solution “par défaut”

Les appâts rodenticides (notamment anticoagulants) peuvent poser des enjeux importants : risque d’empoisonnement primaire/secondaire pour des animaux non ciblés, et nécessité d’un usage strictement encadré (postes sécurisés, stratégie, durée, etc.).

Au niveau de l’UE, les substances anticoagulantes font l’objet d’évaluations et d’encadrements : par exemple, l’ECHA (agence européenne des produits chimiques) a communiqué en mai 2025 des avis de son comité biocides concernant le renouvellement/approval de plusieurs anticoagulants, avec des exceptions selon les usages, et indique notamment ne pas soutenir certains usages (ex. “permanent baiting” dans certains cadres). (echa.europa.eu)

Dans la même logique, une décision de la Commission européenne a reporté au 31 décembre 2026 l’échéance d’approbations de plusieurs anticoagulants, le temps que les renouvellements soient examinés. (eur-lex.europa.eu)

Bon réflexe : si vous hésitez entre pièges et appâts, partez sur une approche “prévention + exclusion + piégeage”, puis faites valider la stratégie par un professionnel en cas de doute ou de contexte sensible (enfants, animaux, restauration, copropriété).

Tableau comparatif : quelles solutions pour se débarrasser des mulots ?

Comparaison des méthodes (efficacité, durabilité, risques)

Méthode Quand c’est pertinent Points forts Limites / risques
Exclusion (rebouchage, grilles, bas de porte) Dès le début, systématiquement Très durable, réduit les récidives Demande une inspection rigoureuse (petits passages)
Hygiène & gestion des déchets Maisons, restaurants, réserves, locaux poubelles Réduit l’attractivité, améliore la conformité Insuffisant seul si accès non traités
Pièges mécaniques (avec usage sécurisé) Infestation faible à modérée, zones de passage identifiées Efficace si bien posé; alternative non chimique (travaux NoCheRo) (umweltbundesamt.de) Placement technique; risques de capture non ciblée sans boîtier
Rodenticides (appâts) Situations complexes (réinfestation, sites à contraintes), sous stratégie maîtrisée Peut être utile en complément Risques pour la faune non ciblée; encadrement fort, usage à éviter “par défaut” (echa.europa.eu)
Répulsifs “miracle” (ultrasons, etc.) Plutôt en appoint (si efficace sur site) Facile à installer Résultats variables; ne traite ni l’accès ni la nourriture

Cas concrets : quoi faire selon votre situation

1) Maison / appartement : bruits la nuit, crottes, placards

  • Priorité : sécuriser cuisine/réserve (contenants hermétiques) + repérer les passages (plinthes, derrière meubles).
  • Action efficace : piégeage mécanique sur les couloirs + rebouchage des entrées.
  • À éviter : poser un appât “au hasard” sans localiser le point d’entrée (risque de récidive).

Exemple : dans une cuisine, les mulots longent souvent le mur derrière le réfrigérateur ou le lave-vaisselle. Un piège bien placé sur ce couloir (et sécurisé) est plus efficace que plusieurs pièges posés au centre de la pièce.

2) Jardin / potager : semis disparus, galeries, racines grignotées

  • Vérifier l’espèce : au potager, les dégâts racinaires et galeries de surface font davantage penser à des campagnols qu’à des mulots.
  • Réduire les abris : débroussailler les bordures, retirer les tas de végétaux collés aux murs.
  • Protéger : grillage fin autour de zones sensibles, rangement des graines et aliments pour animaux.

3) Restaurant / commerce : enjeu hygiène, conformité, réputation

Dans les établissements recevant du public, l’objectif est double : éliminer l’activité et prouver la maîtrise (traçabilité, plan d’actions). Le cadre de l’hygiène alimentaire (HACCP/plan de maîtrise sanitaire) renforce l’importance de la prévention. (agriculture.gouv.fr)

  • Priorité : zones poubelles, réserves, faux plafonds, arrière-cuisine, siphons et points d’eau.
  • Mesure durable : plan de surveillance + étanchéité + hygiène renforcée + interventions ciblées.

Quand faire appel à un dératiseur professionnel ?

Vous gagnez du temps (et évitez les erreurs) si :

  • vous avez une activité récurrente malgré le piégeage,
  • vous êtes en copropriété (sources multiples : caves, local poubelles, gaines),
  • vous êtes un professionnel (restauration, agroalimentaire, bureaux) avec exigences d’hygiène,
  • vous suspectez des accès complexes (combles, doublages, sous-sols).

Pour aller plus loin sur l’accompagnement et le niveau de service attendu, vous pouvez consulter :

FAQ : réponses claires pour se débarrasser des mulots

Comment savoir d’où viennent les mulots dans une maison ?

Commencez par suivre les indices : crottes le long des murs, petits bruits la nuit, emballages grignotés, et traces derrière les appareils. Inspectez ensuite les points d’entrée classiques : bas de porte, soupiraux, aérations, passages de tuyaux/câbles, fissures en cave. La règle est simple : tant que l’accès n’est pas traité, le problème revient. Une inspection structurée (pièces + annexes + extérieur) permet souvent d’identifier 1 à 3 “portes d’entrée” prioritaires à sécuriser.

Quel est le meilleur piège pour attraper un mulot sans danger pour les enfants ou les animaux ?

La solution la plus sûre est un piège mécanique placé dans une boîte sécurisée (boîtier/poste fermé), installé le long des murs et hors zones de passage. Cela limite le risque de contact accidentel, tout en restant efficace si le piège est sur le “couloir” de déplacement. Évitez les pièges à l’air libre si vous avez un chat/chien ou de jeunes enfants. L’efficacité dépend surtout du placement et du suivi (contrôle régulier, hygiène, retrait rapide).

Pourquoi les répulsifs (ultrasons, odeurs) ne suffisent pas à se débarrasser des mulots ?

Parce qu’ils ne traitent pas les causes : accès, nourriture, abris. Même si un répulsif gêne temporairement, un mulot peut s’habituer, ou contourner la zone. De plus, dans une habitation, les rongeurs se déplacent via des zones “invisibles” (plinthes, doublages, faux plafonds), là où l’effet est souvent limité. La méthode durable repose sur l’exclusion (rebouchage/grilles), la réduction de l’attractivité et le piégeage correctement positionné.

Est-ce que les mulots peuvent transmettre des maladies à l’humain ?

Les rongeurs sont associés à des risques sanitaires, surtout via leurs urines et souillures. La leptospirose, par exemple, peut se transmettre à l’humain lors d’un contact avec un environnement contaminé par l’urine d’animaux porteurs (eau douce, terre humide). Les autorités sanitaires indiquent un ordre de grandeur d’environ 600–700 cas par an en France métropolitaine depuis 2014, et la maladie est à déclaration obligatoire depuis août 2023. (santepubliquefrance.fr)

Que faire si les mulots reviennent malgré les pièges ?

Si l’activité revient, c’est généralement qu’un des trois points suivants n’est pas maîtrisé : un accès reste ouvert, une source de nourriture demeure, ou le piégeage n’est pas sur les axes. Reprenez la méthode dans l’ordre : inspection (couloirs + annexes), colmatage, hygiène/stockage, puis piégeage sécurisé et suivi. En copropriété ou en local professionnel, la source peut être “hors de chez vous” (cave, local poubelles, gaine). Dans ce cas, une intervention coordonnée est souvent nécessaire.

Ressources fiables pour aller plus loin

Et maintenant ?

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