Souris dans les combles : causes, signes et solutions
Les souris dans les combles ne sont jamais “juste un petit bruit”.
Un grenier offre chaleur, abri et matériaux de nidification : si une souris y entre, une colonie peut s’installer très vite. L’objectif de cet article est simple : vous aider à comprendre pourquoi elles montent sous toiture, repérer les signes et choisir des solutions efficaces (avec une vraie logique de prévention pour éviter la récidive).
En Île-de-France, les combles (perdus, aménagés, ou vides sanitaires sous toiture) sont particulièrement concernés : passages de gaines, chatières/ventilations, jonctions de tuiles, et parfois isolation ancienne… Autant de points faibles que les rongeurs exploitent.
Pourquoi les souris s’installent dans les combles ? (les causes les plus fréquentes)
1) Un refuge chaud, sec et discret
Les combles sont souvent calmes, peu fréquentés et isolés : c’est l’endroit idéal pour un rongeur qui cherche à éviter les humains et les prédateurs. Dès que la température baisse, l’attrait augmente (sans que ce soit “impossible” en été).
2) Une capacité d’infiltration impressionnante
Une souris peut entrer dans un bâtiment par une ouverture minuscule : environ 6 mm (1/4 inch), la largeur d’un crayon. Cela suffit pour passer par un jour sous une porte de comble, une traversée de câble, une ventilation abîmée ou une fissure en rive de toiture.
3) Des “autoroutes” d’accès vers le haut
Les souris grimpent facilement : gouttières, descentes, gaines techniques, façades rugueuses, treillis, végétation au contact du mur… Une fois en toiture, il ne manque souvent qu’un point d’entrée (tuile déplacée, écran sous-toiture mal jointé, grille d’aération sans protection métallique) pour atteindre les combles.
4) De quoi manger… même sans cuisine au grenier
On pense “nourriture” = cuisine. En réalité, les combles attirent aussi via :
- stockages (cartons, graines, nourriture d’animaux, réserve “au sec”) ;
- déchets (sacs, anciennes denrées oubliées) ;
- accès indirect : si la maison ou l’immeuble offre des sources alimentaires, les combles deviennent le dortoir.
5) Une reproduction rapide : agir tôt change tout
La souris domestique (Mus musculus) a un potentiel de reproduction élevé : gestation d’environ 19–21 jours, et plusieurs portées par an quand les conditions sont favorables. Concrètement, attendre “pour voir” peut transformer une présence ponctuelle en infestation structurée.
Les signes qui ne trompent pas : comment savoir s’il y a des souris dans vos combles ?
Bruits la nuit : grattements, petits pas, courses
Les souris sont surtout actives au crépuscule et la nuit. Dans des combles, on perçoit souvent :
- grattements dans l’isolant,
- bruits de course le long des chevrons,
- petits “tocs” (objets légers déplacés).
Déjections (crottes) : l’indice le plus courant
Les crottes sont fréquemment retrouvées près des zones de passage (le long d’un mur, autour d’une trappe, près d’un stockage). La présence de déjections et de traces de rongement est un signe classique de rongeurs.
Odeur d’urine ammoniacale
Dans un volume fermé (combles perdus, plafond isolé), l’odeur peut devenir marquée, surtout si l’infestation est installée. C’est aussi un signal de contamination potentielle de l’isolant et des surfaces.
Traces de frottement et marques de passage
À force de circuler aux mêmes endroits, les souris laissent des traces sombres/grasses sur les poutres, plinthes, angles, gaines. Dans un grenier poussiéreux, on peut aussi observer des petites empreintes.
Matériaux rongés et nids
Une souris peut ronger :
- cartons et sacs,
- isolants (dégradation + souillure),
- plastiques et gaines,
- et parfois l’enrobage de câbles (risque de dysfonctionnements et de danger électrique).
Les nids sont souvent faits de matériaux effilochés (papier, textile, isolant arraché) et cachés dans les zones calmes.
Animaux domestiques “fixés” sur la trappe ou les plafonds
Un chat ou un chien peut signaler une présence avant que vous ne voyiez la moindre souris : écoute prolongée, agitation, griffades au bas d’une porte ou près d’une trappe.
Tableau de diagnostic rapide : signes, interprétations, actions
| Signe observé | Ce que cela suggère | Action recommandée |
|---|---|---|
| Bruits nocturnes dans l’isolant | Passage/activité en zone de nidification | Inspection (trappe, angles, gaines), pose de pièges et recherche des accès |
| Crottes en petits amas | Itinéraires réguliers + présence active | Nettoyage sécurisé + mise en place d’un plan de capture + obturation |
| Odeur d’urine forte | Contamination potentielle (isolant/surfaces) | Désinfection ciblée, évaluation de l’isolant (souvent à remplacer si souillé) |
| Câbles/emballages rongés | Activité + besoin d’user les dents | Sécuriser les zones à risque, contrôler l’installation, renforcer l’exclusion |
| Traces de frottement | Couloir de circulation répété | Suivre la trace jusqu’au point d’entrée, colmater avec matériaux adaptés |
Quels risques avec des souris dans les combles ?
Risque sanitaire : poussières, déjections, agents pathogènes
Les rongeurs peuvent transmettre des maladies via contact direct ou indirect (urine, salive, déjections, poussières contaminées).
En France, la leptospirose est un exemple important : elle est transmise via l’urine d’animaux porteurs (les rongeurs étant des réservoirs majeurs). En 2023, 570 cas ont été diagnostiqués en France hexagonale, et la leptospirose est devenue une maladie à déclaration obligatoire depuis le 24 août 2023.
Important : cet article ne remplace pas un avis médical. Si vous pensez avoir été exposé (nettoyage sans protection, contact avec urines/déjections) et que vous présentez des symptômes, consultez un professionnel de santé en précisant l’exposition.
Dégradation de l’isolant (et perte de performance)
Au-delà des dégâts “visibles”, l’isolant souillé perd en efficacité : il se tasse, s’humidifie parfois, et la présence de déjections/urines peut imposer un retrait localisé (voire plus large) dans les zones contaminées.
Risque matériel : câbles, gaines, stockages
Les souris rongent pour user leurs incisives. Dans des combles, cela concerne souvent des éléments sensibles : gaines, plastiques, cartons, tuyaux d’évacuation secondaires, etc. Un contrôle est recommandé si vous constatez des traces de rongement près d’installations électriques.
Que faire immédiatement (sans aggraver la situation) ?
1) Éviter les erreurs courantes
- Ne pas “chasser au hasard” : faire du bruit peut déplacer le problème vers d’autres zones (cloisons, faux plafonds).
- Éviter les ultrasons comme solution unique : les recommandations en gestion des souris soulignent que les dispositifs à haute fréquence ne sont pas une méthode fiable.
- Ne pas balayer/aspirer crottes et poussières à sec : cela peut remettre en suspension des particules contaminées.
2) Nettoyer en sécurité (si vous devez intervenir)
Pour limiter le risque lors du nettoyage :
- Aérez si possible (trappe ouverte, fenêtre de toit) avant d’intervenir.
- Mettez des gants (et, en cas de forte suspicion, un masque adapté).
- Imbibez les déjections avec un désinfectant ménager ou une solution d’eau de javel préparée selon les recommandations, laissez agir, puis ramassez avec essuie-tout.
- Jetez en sac fermé, lavez-vous les mains.
Cette approche “humide” (et l’interdiction de balayer/aspirer à sec) est cohérente avec les recommandations de santé publique.
3) Couper l’attractivité : nourriture, désordre, accès
- Retirez/fermez toute source alimentaire stockée (boîtes hermétiques, pas de sacs/cartons).
- Réduisez les “cachettes” (cartons empilés, textiles, vieux isolants accessibles).
- Repérez les passages : autour des gaines, de la trappe, des jonctions toiture/maçonnerie, des ventilations.
Solutions efficaces contre les souris dans les combles
Solution 1 : l’exclusion (le “vrai” anti-récidive)
La méthode la plus durable consiste à empêcher l’entrée : boucher et protéger tous les points faibles. Quelques repères utiles :
- Seuils et jours : une ouverture de ~6 mm peut suffire.
- Matériaux adaptés : grillage métallique, tôle, mortier, laine d’acier + mastic (les matériaux “tendres” seuls sont souvent insuffisants).
- Ventilations : ne jamais les condamner (besoin de ventilation), mais les protéger par une grille métallique fixée solidement.
À noter : les guides de prévention recommandent le colmatage avec laine d’acier et matériaux résistants au rongement.
Solution 2 : le piégeage (capture/élimination) avec stratégie
Le piégeage fonctionne très bien quand il est bien positionné :
- pose le long des murs et des “couloirs” (les souris longent rarement le milieu d’une pièce),
- plusieurs points de capture plutôt qu’un seul,
- contrôle régulier, repositionnement si besoin.
Dans de nombreux cas, une stratégie sans rodenticide est possible et pertinente, notamment en présence d’enfants/animaux. La mise en sécurité reste un point clé si des appâts sont utilisés, car ils sont toxiques pour les non-cibles.
Solution 3 : l’assainissement (désinfection) des zones souillées
Quand l’infestation est installée, traiter uniquement “la souris” ne suffit pas : il faut aussi gérer les zones contaminées (déjections, urine, nids). Une désinfection adaptée limite les risques, réduit les odeurs attractives et remet les combles dans un état sain.
Pourquoi l’infestation revient ? Les 5 causes de récidive
- Colmatage incomplet : un seul point d’entrée oublié relance le problème.
- Matériau inadapté : mousse seule, plastiques, joints trop tendres… facilement rongés.
- Pas de suivi : absence de contrôle après 7–14 jours (très courant).
- Attractivité persistante : stockage alimentaire, désordre, déchets, graines d’oiseaux, nourriture d’animaux.
- Problème “collectif” : combles partagés, gaines communes, caves/locaux poubelles (fréquent en copropriété).
Exemples concrets (Île-de-France) : situations typiques
- Maison avec combles perdus : entrée via une grille d’aération déformée, nid dans l’isolant près de la trappe, crottes en lisière de charpente.
- Dernier étage d’immeuble : circulation par gaine technique, bruit dans faux plafond, activité renforcée en période froide.
- Local pro / réserve : stockages en cartons + accès toiture : les combles servent de zone de repli et de reproduction, puis retour vers les zones alimentaires.
Conseil terrain : une intervention efficace combine presque toujours capture + exclusion + assainissement. Traiter un seul volet (ex. “mettre un piège”) donne souvent un résultat partiel… et temporaire.
Quand faire appel à un professionnel de la dératisation ?
Il est recommandé de faire intervenir un professionnel si :
- les signes sont répétés (bruits + crottes + odeur),
- les combles sont difficiles d’accès ou dangereux (hauteur, isolation irritante, réseaux électriques),
- vous suspectez plusieurs points d’entrée (toiture, gaines, ventilation),
- il y a un enjeu d’hygiène renforcé (enfants en bas âge, personnes fragiles, activité alimentaire).
CLEAN ON intervient à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) avec des solutions sur mesure et des méthodes plus respectueuses de l’environnement quand cela est possible, et une intervention sous 48h (hors week-end).
Pour mieux comprendre ce qu’implique une intervention structurée (diagnostic, traitement, suivi), vous pouvez aussi lire : guide complet des services proposés par un dératiseur et pourquoi choisir un dératiseur professionnel.
Prévenir les souris dans les combles : checklist simple (et réaliste)
- Inspecter la toiture (tuiles, rives, faîtage) après intempéries.
- Protéger les aérations par grilles métalliques fixées solidement (sans bloquer la ventilation).
- Réduire la végétation au contact des façades/toiture (ponts d’accès).
- Stocker “propre” : bacs hermétiques, pas de cartons à même le sol, pas de nourriture d’animaux accessible.
- Calfeutrer les traversées (câbles, tuyaux) avec des matériaux résistants au rongement.
- Surveiller régulièrement (une petite inspection visuelle trimestrielle change beaucoup).
Si vous cherchez une approche orientée “anti-récidive”, cette ressource peut aussi vous aider : dératiseur : comment éviter une infestation durable ? et les critères pour évaluer un bon dératiseur.
Sources utiles (officielles et recommandations)
- Santé publique France – données leptospirose (dont chiffres 2023)
- Ministère de la Santé – leptospirose (repères et prévention)
- Institut Pasteur – fiche leptospirose (mise à jour septembre 2024)
- CDC – calfeutrer et empêcher l’entrée des rongeurs (repère 6 mm)
- CDC – nettoyage après rongeurs (méthode humide, ne pas balayer/aspirer à sec)
- UC IPM – house mouse : prévention, exclusion, limites des ultrasons
FAQ – Souris dans les combles
Combien de temps une souris peut-elle rester dans les combles sans que je la voie ?
Très longtemps. Les souris se déplacent surtout la nuit, longent les parois et utilisent des zones “sûres” (isolant, recoins, derrière une gaine). On détecte souvent leur présence par des indices indirects : crottes, odeur d’urine, bruits nocturnes, matériaux effilochés. Comme elles peuvent entrer par une ouverture d’environ 6 mm, il suffit d’un petit défaut d’étanchéité pour maintenir une présence discrète. Une inspection méthodique des points d’entrée est généralement plus efficace que d’attendre une apparition “en plein jour”.
Est-ce dangereux de nettoyer des crottes de souris dans un grenier ?
Le risque principal vient de la remise en suspension de poussières contaminées. Évitez de balayer ou d’aspirer à sec. Préférez une méthode humide : gants, aération, pulvérisation de désinfectant (ou solution adaptée), temps de contact, puis ramassage avec essuie-tout et élimination en sac fermé. Si l’infestation est importante ou si l’isolant est souillé, il peut être préférable de confier l’assainissement à un professionnel pour limiter l’exposition et traiter correctement les zones contaminées.
Les souris dans les combles peuvent-elles abîmer l’isolation ?
Oui. Elles creusent des galeries, déplacent l’isolant pour nicher, et le souillent avec urine et déjections. Même si l’isolant n’est pas “détruit”, sa performance peut chuter si une zone est tassée ou contaminée. En pratique, on observe souvent des poches d’isolant déplacées près des points chauds (autour des passages de gaines, près de la trappe) et des zones de nidification. Traiter la cause (accès) est indispensable : sinon, l’isolant remplacé ou remis en place sera rapidement re-souillé.
Quelle est la meilleure solution pour ne pas être réinfesté ?
La solution la plus durable est l’exclusion : identifier puis neutraliser tous les points d’entrée. Les recommandations indiquent qu’une souris peut passer par un trou d’environ 6 mm, donc l’exigence de finition est élevée (traversées de câbles, ventilations, jours sous porte, jonctions toiture). La capture seule (pièges) peut réduire la population, mais si l’accès reste ouvert, d’autres individus reviendront. L’idéal est un plan combinant exclusion + capture + assainissement et un contrôle de suivi.
Les appareils à ultrasons fonctionnent-ils contre les souris dans les combles ?
Dans la pratique, c’est rarement une solution fiable, surtout si l’infestation est installée. Les souris s’habituent, les ondes sont bloquées par les matériaux (cloisons, isolant, charpente) et la zone à couvrir est grande. Les recommandations en gestion des souris mettent plutôt l’accent sur la suppression des ressources (nourriture/abris), le piégeage et surtout l’exclusion (boucher les accès). Si vous entendez des bruits dans les combles, il vaut mieux investir l’effort dans l’inspection, le colmatage et une stratégie de capture.
Et maintenant ?
Si vous suspectez des souris dans vos combles, le plus efficace est d’agir vite : confirmer les indices, sécuriser le nettoyage, mettre en place une capture adaptée, puis surtout boucher les points d’entrée pour éviter la récidive. CLEAN ON intervient à Paris et dans toute l’Île-de-France, avec un diagnostic terrain et des solutions sur mesure, sous 48h (hors week-end). Pour en savoir plus sur notre approche, consultez le site CLEAN ON et contactez-nous pour un devis personnalisé gratuit : 06 69 41 07 17 – clean.on3d@gmail.com – 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec.