Anti Nuisibles

Souris dans la cuisine : que faire vite et durablement

Alt text : **Photo réaliste 16:9 d’une souris dans la cuisine moderne et lumineuse, partiellement cachée près d’une plinthe sur un plan de travail clair, avec bocal en verre, contenant hermétique, laine d’acier ou mastic et boîte de capture humane, une main fermant un couvercle pour une action rapide et durable.**

Une souris dans la cuisine ne doit jamais être prise à la légère.

Que vous l’ayez aperçue en plein jour, entendue gratter la nuit ou découvert des crottes derrière le frigo, l’objectif est double : agir tout de suite pour limiter la contamination, puis traiter la cause (points d’entrée, nourriture accessible, nids) pour éviter le retour. Dans cet article, vous trouverez un plan d’action clair, des gestes sûrs pour le nettoyage, et une méthode de prévention durable adaptée aux logements comme aux cuisines professionnelles en Île-de-France.

À retenir : si une souris a trouvé de quoi manger et se cacher, elle peut s’installer vite. Dans de bonnes conditions, la souris domestique peut se reproduire toute l’année, avec des gestations courtes (environ 19–21 jours) et plusieurs portées par an. Il faut donc couper rapidement l’accès à la nourriture + bloquer les entrées + surveiller.

Comment savoir si vous avez vraiment une souris (et pas “juste une visite”)

Les signes les plus fiables dans une cuisine

  • Déjections : petites crottes noires (souvent près des plinthes, derrière les appareils, dans les placards bas).
  • Traces de grignotage : emballages percés, sachets rongés, angles de cartons effilochés.
  • Bruits nocturnes : grattements dans les cloisons, faux plafonds, derrière l’électroménager.
  • Odeurs : une odeur d’urine/ammoniaque dans un placard, un coin peu ventilé, un local poubelle.
  • Nids : matériaux fins (papier, isolant, tissus, mousse) rassemblés dans un endroit chaud et discret.

Pourquoi “une seule souris” est rarement une bonne nouvelle

Dans une cuisine, la nourriture, l’eau et la chaleur (moteur de frigo, lave-vaisselle, fours) créent un environnement idéal. Et la biologie de la souris domestique joue contre vous : la reproduction peut être rapide lorsque les conditions sont favorables (gestation courte, plusieurs portées annuelles). (biokids.umich.edu)

Quels sont les risques : hygiène, santé, image (et obligations en restauration)

Risque sanitaire : contamination des surfaces et des denrées

Une souris peut contaminer une cuisine par ses urines, ses déjections, ses poils et ses passages sur les plans de travail. Au-delà du dégoût, cela augmente le risque microbiologique (surfaces, ustensiles, stocks), ce qui est particulièrement critique en restauration.

Zoom santé publique : maladies et chiffres utiles

  • Leptospirose : en France hexagonale, 570 cas ont été diagnostiqués en 2023 (données de surveillance). Même si les rats sont souvent cités, les rongeurs en général participent au maintien de la bactérie dans l’environnement. (santepubliquefrance.fr)
  • Zoonoses d’origine alimentaire : dans l’UE, la salmonellose comptait 77 486 cas en 2023 (données EFSA/ECDC), rappelant l’importance des bonnes pratiques d’hygiène et de la prévention des contaminations. (efsa.europa.eu)

En restauration : la lutte anti-nuisibles fait partie de la maîtrise sanitaire

Pour les professionnels, la prévention et la gestion des nuisibles s’intègrent aux bonnes pratiques d’hygiène et à la logique “paquet hygiène / HACCP”. Le Ministère de l’Agriculture rappelle le rôle des guides de bonnes pratiques d’hygiène pour aider les opérateurs à respecter les obligations d’hygiène. (agriculture.gouv.fr)

Concrètement, un plan de lutte anti-nuisibles s’appuie sur la prévention, l’auto-contrôle et des actions correctives en cas de détection. (metro.fr)

Que faire immédiatement (les 2 premières heures) : le protocole simple

1) Sécurisez la nourriture (et évitez d’attirer d’autres rongeurs)

  • Transvasez farine, riz, pâtes, céréales, biscuits, chocolat, graines, aliments pour animaux… dans des boîtes hermétiques (verre ou plastique épais).
  • Ne laissez aucune nourriture “à l’air libre” la nuit : corbeille de fruits, pain, gamelle, compost de cuisine.
  • Sortez les poubelles si possible, ou utilisez un bac à couvercle rigide bien fermé.

2) Nettoyez sans mettre les particules en suspension (important)

Quand on découvre des crottes, l’erreur classique est de balayer ou aspirer directement. Les recommandations CDC insistent sur le fait de ne pas aspirer ni balayer les déjections/urines à sec : il faut d’abord désinfecter et humidifier. (cdc.gov)

  1. Mettez des gants.
  2. Imbibez la zone d’un désinfectant (ou solution adaptée) et laissez agir le temps recommandé.
  3. Ramassez avec de l’essuie-tout, jetez dans un sac fermé.
  4. Nettoyez ensuite sols, plinthes, bas de meubles, zones derrière/ sous les appareils.
  5. Lavez-vous les mains après retrait des gants.

3) Installez des pièges de façon stratégique (pas “au hasard”)

  • Placez les pièges le long des murs (les souris longent les plinthes), derrière frigo, lave-vaisselle, four, placards bas.
  • Évitez le milieu de la pièce : c’est souvent inefficace.
  • Ne multipliez pas les appâts alimentaires partout : vous risquez d’augmenter l’attractivité de la cuisine.

4) Repérez les “autoroutes” et les points d’entrée

Inspectez immédiatement :

  • Passages de tuyaux sous évier (eau/évacuation/gaz), arrivées électriques.
  • Plinthes décollées, angles de meubles, bas de portes, soupiraux, ventilation.
  • Derrière les appareils : souvent le point de départ des traces.

Point clé : une souris peut se faufiler par un trou très petit. Le CDC indique qu’elles peuvent passer par un trou d’environ 6 mm (largeur d’un crayon). (cdc.gov)

Le plan durable (7 à 30 jours) : éliminer la cause, pas seulement la souris

Tableau : plan d’action anti-souris (24 h / 7 jours / 30 jours)

Période Objectif Actions concrètes Résultat attendu
24 h Limiter contamination & stopper l’attractivité
  • Stockage hermétique des denrées
  • Nettoyage + désinfection des zones souillées
  • Pièges posés le long des murs
Moins d’activité nocturne, traces mieux localisées
7 jours Comprendre le schéma d’infestation
  • Contrôle quotidien des pièges
  • Inspection complète (plinthes, arrière appareils, dessous d’évier)
  • Début du colmatage des petits passages
Points d’entrée identifiés + baisse nette des indices
30 jours Empêcher la ré-infestation
  • Colmatage durable (matériaux adaptés)
  • Organisation des stocks + gestion des déchets
  • Monitoring (suivi) et ajustements
Cuisine “non accueillante” pour les rongeurs

Étape 1 : l’exclusion (boucher durablement les entrées)

Le traitement le plus “rentable” sur la durée, c’est l’étanchéité. Tant qu’un accès existe, le problème peut revenir (vous, ou vos voisins, ou les caves/combles).

  • Traitez tout trou > 6 mm comme un point d’entrée potentiel. (cdc.gov)
  • Privilégiez des matériaux rongeur-proof : grille métallique, plaques, joints adaptés (évitez les mousses seules si elles sont accessibles, elles peuvent être dégradées).
  • N’oubliez pas le bas des portes, les gaines techniques, les faux plafonds et les réserves.

Étape 2 : la “sanitation” (retirer nourriture, eau, abris)

Une souris reste si elle trouve :

  • À manger : miettes sous les appareils, sacs de croquettes, cartons de réserve.
  • De l’eau : fuite sous évier, condensation, bac de récupération.
  • Un nid : carton, sac, tissu, isolation arrachée, zone encombrée.

Astuce terrain : dans les cuisines, la zone “oubliée” n°1 est sous et derrière le frigo et le lave-vaisselle (graisses + miettes + chaleur).

Étape 3 : le suivi (monitoring) pour valider que c’est terminé

On considère rarement un problème “réglé” après 24 ou 48 h. Il faut confirmer l’absence d’activité (plus de nouvelles déjections, plus de grignotage, pièges non touchés, plus de bruits) sur une durée cohérente.

Faut-il utiliser du poison (raticide/souricide) dans une cuisine ?

Les risques : enfants, animaux, mauvaise utilisation, contamination

En intérieur, et plus encore en cuisine, l’utilisation de biocides doit être très encadrée. L’ANSES rappelle des recommandations de prudence : n’acheter que des produits autorisés, les tenir hors de portée des enfants, suivre les conditions d’emploi, et faire appel à des sociétés spécialisées si les traitements ne fonctionnent pas. (anses.fr)

Pourquoi l’approche “pièges + étanchéité + hygiène” est souvent plus durable

Le poison peut masquer le symptôme sans corriger la cause (entrée + attractivité). De plus, une souris peut mourir dans une cloison, créant odeurs et nuisances secondaires. En contexte alimentaire, l’approche professionnelle consiste généralement à sécuriser, tracer, contrôler et prévenir (logique HACCP).

Cas particuliers : appartement, maison, restaurant… les bons réflexes

En appartement (Paris et petite couronne)

  • Vérifiez les gaines techniques (cuisine/salle de bain), le dessous d’évier, les plinthes.
  • Regardez côté cave/local poubelles : une source d’attractivité collective peut alimenter le problème.
  • Ne colmatez pas “au hasard” si l’activité est forte : il faut éviter d’enfermer des rongeurs à l’intérieur sans stratégie de capture.

En maison (accès extérieurs plus nombreux)

  • Contrôlez bas de portes, garage, cellier, aérations, passage des réseaux.
  • Éloignez les sources de nourriture extérieures (sacs, compost mal fermé, mangeoires).
  • Réduisez les abris contre les murs (bois, encombrants, végétation collée à la façade).

En restauration et agroalimentaire : “tolérance zéro” et traçabilité

Au-delà de l’élimination, il faut pouvoir démontrer une maîtrise : contrôles réguliers, plan d’action, et prévention. Les ressources professionnelles rappellent que le plan de lutte anti-nuisibles doit s’inscrire dans une démarche structurée (prévention, auto-contrôle, actions correctives). (metro.fr)

Quand appeler un professionnel de la dératisation ?

Faites intervenir un spécialiste si :

  • vous voyez la souris en plein jour (souvent signe d’activité importante ou de manque de ressources),
  • les indices reviennent malgré le nettoyage et les pièges,
  • vous identifiez plusieurs points d’entrée et un réseau complexe (caves, faux plafonds, gaines),
  • vous êtes un professionnel de l’alimentaire (risque sanitaire + conformité + réputation).

En Île-de-France, CLEAN ON intervient pour la dératisation (notamment restaurants et agroalimentaire) avec une approche orientée terrain et exigences d’hygiène. L’entreprise a été fondée par Jean-Xavier Monvoisin, ancien restaurateur à Paris, et propose des solutions sur mesure avec des méthodes respectueuses de l’environnement, et des interventions rapides sous 48h (hors week-end).

Pour comprendre ce qu’implique une intervention (diagnostic, plan d’action, sécurisation, suivi), vous pouvez consulter : le guide complet des services d’un dératiseur.

Prévenir le retour : checklist simple (spéciale cuisine)

Hygiène et rangement (à faire chaque semaine)

  • Nettoyer sous les appareils (miettes + graisses).
  • Vider et laver la poubelle, contrôler le local poubelles.
  • Éviter le stockage au sol (cartons) : privilégier étagères et bacs fermés.

Entretien du bâti (à vérifier chaque mois)

  • Bas de portes, joints, plinthes décollées.
  • Passages de tuyaux/câbles (silicone, plaques, grilles adaptées).
  • Aérations : grille intacte et bien fixée.

Surveillance intelligente (sans paranoïa)

Le plus efficace, c’est un petit contrôle régulier plutôt qu’une réaction tardive. Pour aller plus loin sur l’approche prévention, voir aussi : comment éviter une infestation durable et pourquoi faire appel à un dératiseur professionnel.

Et parce qu’une cuisine peut attirer plusieurs nuisibles, gardez en tête que la prévention passe aussi par l’hygiène globale : prévenir les cafards dans la maison (les erreurs d’entretien se ressemblent souvent : déchets, humidité, zones chaudes).

FAQ – Souris dans la cuisine : questions fréquentes

Une souris peut-elle vraiment entrer par un tout petit trou ?

Oui. Une souris n’a pas besoin d’un “grand passage” : si l’ouverture est suffisante pour laisser passer son corps, elle peut entrer et sortir rapidement. Le CDC indique qu’une souris peut passer par un trou d’environ 1/4 inch, soit 6 mm (l’équivalent de la largeur d’un crayon). Cela explique pourquoi des points d’entrée invisibles au premier coup d’œil (passage de tuyaux sous évier, fente derrière une plinthe, angle de porte) suffisent à déclencher une infestation. (cdc.gov)

Que faire si je trouve des crottes de souris sur le plan de travail ?

Ne balayez pas et n’aspirez pas à sec. L’idée est d’éviter de remettre des particules dans l’air. Les recommandations du CDC sont de désinfecter d’abord : mettez des gants, imbibez la zone avec un désinfectant (ou solution adaptée), laissez agir quelques minutes, puis ramassez avec de l’essuie-tout et jetez dans un sac fermé. Ensuite, nettoyez/désinfectez les surfaces autour (plan de travail, crédence, poignée, tiroirs). Terminez par un lavage des mains. (cdc.gov)

Pourquoi j’entends des souris la nuit mais je n’en vois jamais ?

C’est très fréquent. Les souris sont surtout actives la nuit et se déplacent souvent le long des murs, derrière les meubles, ou dans les cloisons. En cuisine, elles profitent des zones chaudes et calmes (derrière frigo, lave-vaisselle, faux plafonds). Le bon réflexe est de rechercher des indices concrets (déjections, emballages rongés, traces au sol), puis de placer des pièges le long des plinthes. En parallèle, inspectez les points d’entrée : une ouverture de quelques millimètres peut suffire. (cdc.gov)

Est-ce que les ultrasons “anti-souris” fonctionnent ?

Dans la pratique, ils donnent souvent des résultats inconstants : une cuisine reste attractive si la nourriture est accessible et si des points d’entrée existent. Même quand un dispositif semble “marcher”, il ne remplace ni l’étanchéité du bâti, ni l’hygiène, ni le suivi. La stratégie la plus fiable reste une combinaison : suppression des ressources (miettes, déchets), colmatage des accès, et capture/monitoring. Si l’activité persiste au-delà de quelques jours ou si vous êtes un professionnel, mieux vaut passer sur une approche structurée et traçable.

En restauration : suis-je obligé d’avoir un plan de lutte contre les nuisibles ?

Oui, en pratique, la lutte anti-nuisibles fait partie des mesures attendues dans une démarche d’hygiène (logique HACCP/paquet hygiène), avec prévention, contrôles et actions correctives. Des ressources professionnelles rappellent qu’un plan de lutte anti-nuisibles doit être mis en place, documenter les moyens par zone, définir des fréquences de contrôle et tracer les actions. C’est un point sensible car la présence de rongeurs peut impacter la sécurité des denrées et la conformité lors d’un contrôle. (metro.fr)

Et maintenant ?

Si vous avez une souris dans la cuisine, l’important est d’agir vite puis de sécuriser durablement (points d’entrée, hygiène, suivi). Pour une intervention en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), vous pouvez contacter CLEAN ON via le site officiel ou demander un devis personnalisé gratuit : 06 69 41 07 17clean.on3d@gmail.com28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec. Pour préparer votre démarche, vous pouvez aussi consulter ce guide pratique pour trouver un dératiseur autour de vous.

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