Souris dans le garage : comment les chasser durablement (méthode efficace et prévention)
Une souris dans le garage n’est jamais un hasard.
Si vous entendez des grattements la nuit, trouvez des petites crottes noires ou voyez des emballages grignotés, l’objectif n’est pas seulement de “tuer la souris”, mais de couper l’accès, supprimer ce qui l’attire et surveiller jusqu’à disparition complète. Dans ce guide, vous trouverez une méthode pas à pas, pensée pour durer, avec des gestes concrets (porte de garage, cartons stockés, voiture, poubelles, etc.).
Pourquoi des souris s’installent dans un garage ?
Le garage coche toutes les cases pour une souris : abri, chaleur relative, cachettes (cartons, isolants, rangements), et souvent nourriture (croquettes, graines pour oiseaux, déchets, réserve). Les entrées sont aussi fréquentes : bas de porte mal ajusté, joints fatigués, passage de câbles, fissures en façade.
Autre facteur : beaucoup d’intrusions se produisent à la saison froide, quand les rongeurs cherchent à se rapprocher des bâtiments.
Comment reconnaître une infestation de souris dans le garage ?
Les signes les plus fiables
- Déjections : petites crottes sombres, souvent le long des murs, près des zones de passage ou d’un “coin nid”.
- Odeurs : une odeur d’ammoniaque peut apparaître en cas de présence régulière (urine).
- Matériaux de nidification : papier, isolant, tissu effiloché, mousse, herbes sèches dans une caisse, un carton, derrière un congélateur, sous une étagère.
- Traces et frottements : marques grasses le long des plinthes/murs, traces dans la poussière.
- Grignotages : sacs, cartons, gaines, mousse d’isolation, parfois câbles (risque matériel et de sécurité).
- Bruits : surtout à la tombée de la nuit et tôt le matin.
Pourquoi agir vite (reproduction et effet “boule de neige”)
La souris domestique (Mus musculus) se reproduit vite : la gestation est d’environ 19 à 21 jours et une portée compte souvent 5 à 6 petits (variable selon les conditions).
En pratique, cela signifie qu’un “petit problème” peut devenir une infestation en quelques semaines si l’accès et les sources de nourriture ne sont pas traités.
Tableau : indices observés dans le garage et actions immédiates
| Indice | Ce que ça indique le plus souvent | Action immédiate utile |
|---|---|---|
| Quelques crottes près de la porte | Passage (entrée/sortie), pas forcément un nid | Inspecter bas de porte + joints, poser 2–4 pièges le long du mur |
| Crottes en “tas”, papier déchiqueté | Zone de nidification / activité régulière | Mettre le rangement en bacs hermétiques, piéger + rechercher l’entrée |
| Sacs (croquettes/graines) grignotés | Source de nourriture identifiée | Transvaser en seaux/bacs à couvercle dur, nettoyer, piéger |
| Odeur d’urine persistante | Présence prolongée ou multiple | Nettoyage/désinfection sécurisé, plan d’exclusion |
| Bruits dans un plafond/isolant | Circulation en hauteur / dans doublage | Contrôle des passages de gaines, grillage fin, pièges près des murs |
Quels risques avec des souris dans le garage ?
Risques sanitaires (même sans contact direct)
Un garage n’est pas une cuisine, mais il peut contenir des objets manipulés au quotidien (vélos, poussette, outils, congélateur, réserve). Les rongeurs peuvent contaminer des surfaces par urine et déjections.
En France, la leptospirose est une zoonose surveillée ; elle est devenue maladie à déclaration obligatoire depuis le 24 août 2023, et 570 cas ont été diagnostiqués en France hexagonale en 2023 (ordre de grandeur : ~1 cas/100 000 habitants/an).
Pour limiter les risques, l’enjeu est d’éviter l’aérosolisation de poussières contaminées et de nettoyer correctement (voir plus bas).
Risques matériels (garage, voiture, stockage)
- Dégradations de stockage : cartons, textiles, isolants, mousses, emballages.
- Contamination de denrées : graines, croquettes, aliments stockés “provisoirement”.
- Dommages sur câbles : certaines souris grignotent des gaines (risque de panne et de danger électrique).
Comment chasser des souris dans le garage durablement : la méthode en 7 étapes
1) Sécuriser la zone et préparer un nettoyage sans risque
Avant de déplacer des cartons ou de balayer :
- Portez des gants (et idéalement un masque si forte poussière).
- N’aspirez pas et ne balayez pas à sec les crottes/urines : cela peut remettre en suspension des particules.
- Humidifiez/imbibez avec un désinfectant (ou solution d’eau de Javel correctement diluée) avant d’essuyer.
Ressource utile (grand public) : les recommandations “clean-up” du CDC expliquent une méthode pas à pas pour nettoyer après présence de rongeurs (nettoyage après rongeurs).
2) Supprimer ce qui attire (nourriture, eau, cachettes)
- Transvaser croquettes, graines, aliments, farines, etc. dans des contenants durs (seaux à couvercle, bacs hermétiques).
- Éviter les sacs “épais” mais souples : une souris peut les percer.
- Réduire les cachettes : cartons au sol, tissus, vieux isolants, amas de matériaux.
- Ranger sur étagères et laisser un espace visible près des murs (utile pour voir les indices et placer les pièges).
3) Trouver et boucher les points d’entrée (l’étape la plus rentable)
Une souris peut entrer par un trou de la largeur d’un crayon : environ 6 mm (1/4 inch).
Dans un garage, les points critiques sont souvent :
- Bas de porte : jour sous la porte basculante/sectionnelle, joint de seuil usé, bords latéraux.
- Passages de gaines : câbles électriques, arrivée d’eau, évacuations.
- Fissures et joints de maçonnerie (angle dalle/mur, pied de façade).
- Aérations : grilles trop larges ou détériorées.
Matériaux efficaces (anti-rongeurs) : grillage métallique à maille fine, tôle/plaques métalliques, mortier, mastic adapté, bas de porte renforcé. La laine d’acier peut servir en complément dans certains cas, à condition d’être bloquée (mastic/recouvrement) pour rester en place. Le CDC propose une check-list “seal up” utile pour repérer les zones à inspecter, y compris garages et dépendances (boucher les points d’entrée).
4) Piéger correctement (efficacité réelle, sans “gadgets”)
Le piégeage est souvent la solution la plus directe dans un garage, surtout si vous agissez tôt.
- Utilisez des pièges mécaniques (type tapette de qualité) ou des pièges multi-captures selon le contexte.
- Placez-les le long des murs (les souris longent les parois), derrière les objets, près des zones de passage identifiées (crottes, traces).
- Multipliez les points : mieux vaut 6 pièges bien placés que 1 au milieu du garage.
- Appâts fréquents : beurre de cacahuète, chocolat, pâte à tartiner (petite quantité, bien fixée).
- Contrôlez quotidiennement, retirez les captures et désinfectez la zone.
5) Se méfier des “répulsifs miracles” (ultrasons, huiles, etc.)
Dans la pratique, beaucoup de dispositifs “ultrasons” ne règlent pas une infestation : ils peuvent donner un faux sentiment de sécurité. Des ressources techniques en lutte intégrée contre les nuisibles indiquent que les appareils électroniques haute fréquence ne sont pas efficaces contre les souris.
Les odeurs (menthe poivrée, naphtaline, etc.) peuvent éventuellement gêner temporairement, mais ne remplacent pas l’exclusion + piégeage.
6) Rodenticides (appâts) : à utiliser avec prudence, et dans un cadre adapté
Les appâts rodenticides peuvent être efficaces, mais ils impliquent des risques (enfants, animaux domestiques, faune non cible, intoxications secondaires). Des autorités sanitaires et réglementaires mettent en avant ces enjeux et le recours à des dispositifs sécurisés (stations d’appâtage inviolables) selon les usages.
- Évitez les appâts “en vrac” ou accessibles.
- Respectez strictement l’étiquetage, la localisation (intérieur/extérieur), et les consignes de récupération des cadavres si applicable.
- En cas de doute (présence d’enfants/animaux, garage ouvert, accès du voisinage), privilégiez le piégeage et l’obturation ou faites intervenir un professionnel.
7) Suivre pendant 2 à 3 semaines (sinon, ça revient)
Une action “durable” se joue dans le suivi :
- Continuez les contrôles (pièges, indices) pendant au moins 14 jours après le dernier signe.
- Rebouchez immédiatement toute nouvelle entrée détectée (un joint qui se décolle, une grille abîmée, etc.).
- Stabilisez le rangement : bacs fermés, moins de cartons, zones dégagées près des murs.
Exemples concrets : 3 situations fréquentes de “souris dans le garage”
Cas n°1 : jour sous la porte basculante + sacs de graines
Scénario classique : un petit jour (quelques millimètres) suffit, et les graines pour oiseaux/croquettes font le reste. Solution durable : joint de seuil + brosse/bas de porte adapté, transvasement en seaux hermétiques, puis piégeage le long des murs pendant 2–3 semaines.
Cas n°2 : garage communicant avec la maison (porte intérieure) + buanderie
Le risque ici est la circulation garage → maison. Solution durable : renforcer l’étanchéité de la porte intérieure (joint périphérique + seuil), obturer les passages de tuyaux, et traiter la source (garage). On place des pièges en “barrière” le long des murs côté garage, sans mettre d’appât accessible près des zones de passage familiales.
Cas n°3 : garage très encombré (cartons au sol, vieux tissus, isolation)
La priorité est de réduire les cachettes : tri, mise en bacs durs, surélévation sur étagères. Ensuite seulement, piégeage et obturation. Dans ce type de garage, un échec est souvent lié à un piégeage “au milieu” et à l’absence d’exclusion (les souris reviennent).
Les erreurs qui font échouer (ou revenir) les souris
- Ne traiter que le symptôme (poser 1 piège) sans boucher les entrées.
- Laisser des sources de nourriture “juste pour quelques jours” (sacs, miettes, poubelles ouvertes).
- Nettoyer à sec (balai/aspirateur) les déjections : risque sanitaire + dispersion.
- Compter sur les ultrasons comme solution principale.
- Utiliser des produits/appâts sans sécurisation (risques enfants/animaux/faune, et mauvaise efficacité si mal posés).
Quand faire appel à un dératiseur professionnel ?
Vous gagnez du temps (et souvent des allers-retours) si :
- Les signes reviennent malgré l’oturation et le piégeage.
- Vous suspectez un nid (activité concentrée, odeur forte, matériaux de nidification).
- Le garage est difficile à sécuriser (portes anciennes, multiples entrées, copropriété).
- Il y a des contraintes sensibles (enfants, animaux, activité alimentaire, local pro, stockage).
Pour comprendre ce qu’implique une intervention sérieuse (diagnostic, plan d’action, suivi), vous pouvez aussi consulter : le guide complet des services proposés par un dératiseur, pourquoi choisir un dératiseur professionnel et les critères pour évaluer un bon dératiseur.
En Île-de-France, CLEAN ON intervient pour la dératisation avec une approche sur mesure : repérage des points d’entrée, plan d’actions (exclusion, piégeage, sécurisation), et recommandations de prévention adaptées à votre garage et à vos usages. L’équipe est formée aux normes en vigueur, utilise des méthodes plus respectueuses de l’environnement quand c’est pertinent, et peut intervenir sous 48h (hors week-end).
Découvrir CLEAN ON : page d’accueil. Pour aller plus loin sur la prévention et éviter une récidive : comment éviter une infestation durable.
FAQ – Souris dans le garage (questions fréquentes)
Comment savoir si c’est une souris ou un rat dans mon garage ?
Les crottes sont un bon indice : celles de souris sont généralement plus petites (type “grain de riz”), tandis que celles de rat sont plus grosses. Les bruits peuvent aussi aider : un rat fait souvent des déplacements plus “lourds”. Enfin, les points d’entrée donnent une idée : une souris peut passer par un très petit trou (environ 6 mm), là où un rat a besoin de plus grand. En cas de doute, évitez de manipuler sans protection et privilégiez un diagnostic professionnel, surtout si vous voyez des dégâts sur câbles ou isolants.
Une souris peut-elle entrer uniquement par la porte de garage ?
Oui, et c’est même très fréquent. Un bas de porte mal ajusté, un joint usé ou un seuil irrégulier suffit. Le point clé est la taille de l’ouverture : une souris peut se faufiler dans un passage de la largeur d’un crayon (environ 6 mm). La solution durable consiste à corriger l’étanchéité (joint de seuil, bas de porte, brosses latérales) puis à vérifier les autres zones (grilles, passages de gaines, fissures). Sans cette étape, le piégeage seul règle rarement le problème à long terme.
Les répulsifs à ultrasons fonctionnent-ils contre les souris dans un garage ?
Dans la majorité des situations, ils ne suffisent pas à résoudre une infestation. Les garages ont des volumes, des recoins et des obstacles qui limitent la propagation des ondes, et les rongeurs peuvent s’habituer ou contourner la zone. Des ressources de référence en gestion des nuisibles indiquent que les dispositifs électroniques haute fréquence ne sont pas efficaces contre les souris. Pour un résultat durable, l’approche la plus fiable reste : suppression des attractifs (nourriture/cachettes), obturation des entrées, puis piégeage bien positionné et suivi sur plusieurs semaines.
Comment désinfecter un garage après des crottes de souris ?
Évitez absolument de balayer ou d’aspirer à sec. Portez des gants, aérez, puis humidifiez largement les déjections avec un désinfectant ménager (ou une solution d’eau de Javel correctement diluée) et laissez agir quelques minutes avant d’essuyer. Jetez les déchets dans un sac fermé, puis nettoyez à nouveau les surfaces (sol, étagères, zones de stockage). L’objectif est de réduire le risque d’inhalation de particules contaminées. Les recommandations “clean-up” du CDC détaillent une méthode pas à pas utile, notamment pour les dépendances et garages.
Au bout de combien de temps une infestation peut-elle “exploser” ?
La souris domestique se reproduit très vite : la gestation est d’environ 19 à 21 jours, avec des portées souvent autour de 5 à 6 petits (variables). Concrètement, si un couple s’installe et trouve nourriture + abri, vous pouvez passer de quelques indices à une présence multiple en quelques semaines. C’est pour cela que l’obturation des entrées et la suppression des attractifs sont aussi importantes que la capture : elles empêchent le garage de redevenir un point d’ancrage.
Et maintenant ?
- boucher
- ranger
- piéger
- suivre . Et si la situation persiste (ou si vous préférez un diagnostic complet), CLEAN ON peut vous accompagner en dératisation à Paris et en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95). Contact : 06 69 41 07 17 – clean.on3d@gmail.com – 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec . Devis personnalisé gratuit sur demande