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Souris dans la maison : que faire pour les chasser (et éviter leur retour)

Souris dans la maison : petite souris grise surprise près d’une plinthe dans une cuisine moderne, avec piège humanitaire discret au sol et main tenant une lampe torche en arrière-plan, éclairage doux et focus net.

Une souris dans la maison n’est jamais anodine.

Si vous en voyez une, l’objectif est double : agir vite pour stopper l’activité (nourriture, nids, passages) et corriger les causes (points d’entrée, accès à l’eau, zones de refuge). Dans cet article, vous trouverez une méthode claire, étape par étape, pour identifier la présence de rongeurs, sécuriser votre logement, choisir les bonnes solutions et savoir quand faire intervenir un professionnel.

Pourquoi des souris entrent-elles dans une maison ?

Les souris recherchent surtout chaleur, nourriture, eau et abri. En pratique, elles entrent souvent :

  • quand les températures baissent (recherche d’un lieu stable) ;
  • quand elles trouvent une source alimentaire facile (croquettes, sacs de farine, miettes, compost, poubelles) ;
  • quand l’accès est simple (micro-fissures, bas de porte, gaines, sorties de câbles, conduits) ;
  • quand l’intérieur offre des cachettes (cellier encombré, faux plafonds, arrière de cuisine, garage).

Une souris peut passer par un trou minuscule

Une souris peut se faufiler par une ouverture d’environ 6 mm (1/4 inch). C’est pourquoi un simple jour sous une porte, une fissure en façade ou un passage de tuyauterie mal jointé peut suffire à déclencher le problème. (ipm.ucanr.edu)

Pourquoi le problème peut s’aggraver très vite

Sans action rapide, une présence isolée peut se transformer en infestation : une femelle peut avoir plusieurs portées par an et les jeunes atteignent la maturité en quelques semaines, ce qui accélère fortement la dynamique. (ipm.ucanr.edu)

Comment savoir s’il y a des souris chez vous ? (signes qui ne trompent pas)

On repère rarement les souris en plein jour. La plupart du temps, ce sont les indices qui parlent.

  • Crottes (déjections) : petites, noires, en forme de grains de riz, souvent le long des murs, derrière les meubles, dans les placards.
  • Bruits nocturnes : grattements dans les cloisons, faux plafond, derrière une cuisine.
  • Odeurs : odeur d’urine/ammoniaque dans un placard, un cellier, un grenier.
  • Traces : petits frottements gras le long des plinthes, empreintes dans la poussière.
  • Dégâts : emballages grignotés, isolants arrachés, fils électriques attaqués (risque de court-circuit).
  • Nids : amas de papier, tissu, laine, isolant, souvent dans une zone calme et chaude.

Tableau : indices de souris et interprétation

Indice observé Ce que cela indique Que faire en priorité
Crottes fraîches (noires, brillantes) Activité récente / en cours Mettre des pièges + supprimer nourriture/eau + repérer le passage
Bruits réguliers dans les murs la nuit Circulation dans cloisons / plafonds Contrôler gaines, trappes, combles + calfeutrer points d’entrée
Emballages alimentaires grignotés Source alimentaire installée Stockage en boîtes hermétiques + nettoyage minutieux + pièges
Odeur d’urine persistante Zone de marquage / nid proche Désinfection adaptée + recherche du nid + traitement complet
Traces de frottement sur plinthes “Autoroutes” de déplacement Piéger sur les trajets + boucher les accès

Les risques : santé, hygiène, sécurité

Au-delà du dégoût, les souris posent de vrais problèmes :

  • Contamination alimentaire : urines, poils, déjections sur plans de travail, denrées, vaisselle.
  • Risques sanitaires : certaines maladies peuvent être transmises par les rongeurs (directement ou via leurs excréments/urines). Par exemple, la leptospirose est une zoonose transmise via des environnements souillés par l’urine d’animaux porteurs (les rats sont des réservoirs majeurs). (pasteur.fr)
  • Risque électrique/incendie : grignotage de câbles, gaines, isolants.
  • Dégradation des locaux : isolation détériorée, odeurs persistantes, matériaux souillés.

Un repère chiffré utile (France)

En France, les données de surveillance indiquent que la leptospirose reste une maladie présente : 570 cas diagnostiqués en 2023 en France hexagonale (ordre de grandeur ~600/an depuis 2014). (santepubliquefrance.fr)

À noter : la leptospirose est devenue maladie à déclaration obligatoire en France depuis le 24 août 2023, ce qui vise notamment à mieux suivre son évolution. (santepubliquefrance.fr)

Que faire tout de suite (plan d’action en 24 heures)

Voici une routine simple et efficace, à appliquer dès les premiers signes.

  1. Protégez les aliments : mettez farine, riz, céréales, chocolat, fruits secs, croquettes, etc. dans des contenants hermétiques (verre/métal/plastique rigide) ; ne laissez rien “en sachet”.
  2. Nettoyez très soigneusement : miettes, dessous d’électroménager, tiroirs, arrière des meubles, local poubelle.
  3. Supprimez l’eau : réparez une fuite, essuyez l’évier la nuit, évitez les gamelles d’eau accessibles en permanence.
  4. Détectez les trajets : inspectez le long des murs, derrière frigo/lave-vaisselle, placards bas, garage/cave ; cherchez crottes et traces.
  5. Posez des pièges (voir section dédiée) sur les “routes” : le long des plinthes, près d’un angle, derrière un meuble, jamais au milieu d’une pièce.
  6. Commencez le calfeutrage : rebouchez les ouvertures suspectes (voir “Prévenir le retour”).

Comment nettoyer des crottes de souris sans danger

Le nettoyage est souvent mal fait, et c’est un point clé. La règle la plus importante : ne pas balayer à sec et ne pas aspirer des déjections/urines/nids, car cela peut remettre en suspension des particules contaminées. (cdc.gov)

Méthode recommandée (pratique et prudente)

  1. Mettez des gants (et idéalement un masque si zone très souillée).
  2. Humidifiez/désinfectez : pulvérisez un désinfectant adapté (ou une solution type eau de Javel diluée selon l’étiquette) jusqu’à bien mouiller.
  3. Laissez agir quelques minutes (temps de contact).
  4. Ramassez avec essuie-tout, jetez dans un sac fermé.
  5. Nettoyez la zone (sol, plinthes, dessous de meuble), puis lavez-vous les mains.

Si la zone est très contaminée (grenier, faux plafond, local technique), une désinfection professionnelle peut être pertinente pour limiter le risque et traiter les odeurs persistantes.

Pièges, répulsifs, solutions : ce qui marche vraiment contre les souris

Les pièges mécaniques (tapettes) : souvent le meilleur point de départ

Les tapettes de qualité, bien placées, sont efficaces. Conseils concrets :

  • Placez-les le long d’un mur, perpendiculaires à la plinthe (les souris longent les parois).
  • Multipliez les points : mieux vaut plusieurs pièges qu’un seul.
  • Appâts utiles : beurre de cacahuète, chocolat, pâte à tartiner (petite quantité, bien fixée).

Les plaques de glu : à éviter

Elles posent des questions de souffrance animale et sont souvent contre-productives (décollement, poussière, animaux non ciblés). Dans un cadre professionnel, on privilégie des méthodes maîtrisées et sécurisées.

Les ultrasons : promesses fréquentes, efficacité limitée

De nombreux dispositifs “ultrason anti-souris” sont vendus au grand public, mais les retours de terrain et certaines ressources techniques indiquent que ces appareils ne sont pas une solution fiable pour résoudre une infestation. (ipm.ucanr.edu)

Les rodenticides (appâts) : attention aux usages

Les appâts rodenticides peuvent être efficaces, mais ils impliquent des risques (enfants, animaux domestiques, mauvaises pratiques de pose, cadavre inaccessible et odeurs, résistances, etc.). En cas de doute, mieux vaut passer par une stratégie encadrée : diagnostic, sécurisation des points d’appâtage, suivi et retrait.

Prévenir le retour : la méthode la plus rentable (et la plus négligée)

1) Calfeutrer et “mouse-proof” (exclusion)

Le traitement ne tient pas si la maison reste “ouverte”. L’exclusion consiste à fermer toutes les entrées potentielles :

  • Bas de porte (jour, porte de garage) : ajout de brosse/seuil adapté.
  • Passages de tuyaux et câbles : comblement durable (matériaux résistants au grignotage).
  • Grilles d’aération : vérification du maillage et de la fixation.
  • Fissures en façade / joints de maçonnerie : reprise des joints.

Repère simple : scellez les ouvertures à partir d’environ 6 mm (et plus), car la souris peut forcer/élargir ensuite. (ipm.ucanr.edu)

2) Hygiène et stockage : couper le “buffet”

  • Denrées et croquettes en contenants hermétiques.
  • Poubelles fermées, sorties régulières.
  • Nettoyage derrière le four, le frigo, le lave-vaisselle.
  • Réduction de l’encombrement (cartons, textiles au sol, zones de stockage).

3) Extérieurs : le sas d’entrée des rongeurs

  • Éloigner le bois et les encombrants des murs.
  • Tailler la végétation qui touche la façade (cachettes + “ponts” vers la maison).
  • Surveiller les points techniques : soupiraux, garages, dépendances.

Cas fréquents : “souris dans les murs”, “souris dans la cuisine”, “souris dans le garage”

Souris dans les murs / plafonds

Le piège “dans la pièce” ne suffit pas toujours : il faut identifier par où elles circulent (combles, gaines, vide sanitaire), puis traiter à la fois l’accès et les zones de passage. Les bruits nocturnes indiquent souvent des trajets récurrents. La priorité : repérage, piégeage sur les routes, et calfeutrage méthodique.

Souris dans la cuisine

La cuisine est un “spot” classique : chaleur, miettes, recoins, accès à l’eau. Sécurisez en priorité les placards bas, l’arrière des appareils, les plinthes techniques et le local poubelle. En environnement sensible (familles, restauration), l’enjeu est aussi de préserver l’hygiène des surfaces et des denrées.

Souris dans le garage / cave

Ces zones servent souvent de point d’entrée : porte mal jointée, stockage en cartons, nourriture pour animaux, graines, etc. Réduisez les refuges, passez au stockage en bacs fermés, et traitez les jours sous porte.

Quand faire appel à un dératiseur professionnel en Île-de-France ?

Vous gagnez du temps (et évitez les rechutes) quand :

  • vous voyez des souris plusieurs jours de suite ou en pleine journée ;
  • les déjections réapparaissent malgré le nettoyage ;
  • vous suspectez un nid dans un mur/plafond inaccessible ;
  • il y a un risque sanitaire (enfants en bas âge, personne fragile, denrées exposées) ;
  • vous êtes un professionnel (restauration, agroalimentaire, bureaux) avec exigences d’hygiène et de traçabilité.

En Île-de-France, CLEAN ON intervient pour la dératisation avec une approche de terrain : diagnostic, plan d’action sur mesure, méthodes plus respectueuses de l’environnement quand cela est pertinent, et sécurisation des zones sensibles. L’entreprise a été fondée par Jean-Xavier Monvoisin, ancien restaurateur à Paris, avec une culture d’hygiène et de rigueur adaptée aux environnements exigeants.

Pour mieux comprendre le déroulé d’une intervention, vous pouvez consulter : le guide complet des services proposés par un dératiseur ou les critères pour évaluer un bon dératiseur.

Si votre objectif est d’éviter que le problème revienne, cette ressource est utile : dératiseur : comment éviter une infestation durable. Et pour comprendre l’intérêt d’une prise en charge structurée : pourquoi choisir un dératiseur professionnel.

Bonnes sources pour aller plus loin (santé & prévention)

Pour des informations fiables sur les risques et les bons gestes :

FAQ – Souris dans la maison

Une seule souris dans la maison, est-ce forcément une infestation ?

Pas forcément, mais il faut partir du principe que la présence est active : si une souris a trouvé un accès et de quoi se nourrir, d’autres peuvent suivre. Une souris “visible” peut aussi indiquer une activité nocturne plus large (passages derrière la cuisine, dans les cloisons, etc.). Le bon réflexe est d’appliquer un plan simple : sécuriser les aliments, poser plusieurs pièges sur les trajets, et surtout repérer puis boucher les points d’entrée. Si les indices (crottes, bruits) persistent au-delà de quelques jours, mieux vaut faire diagnostiquer.

Comment nettoyer des crottes de souris sans prendre de risques ?

Évitez le nettoyage “à sec”. Le plus important est de ne pas balayer ni aspirer directement des déjections, car cela peut remettre des particules en suspension. Humidifiez d’abord avec un désinfectant (ou une solution chlorée préparée selon l’étiquette), laissez agir, ramassez avec essuie-tout et jetez dans un sac fermé. Portez des gants, puis lavez-vous les mains. Pour une zone très souillée (grenier, faux plafond), une désinfection professionnelle peut être plus sûre et plus complète.

Quels pièges sont les plus efficaces contre les souris à la maison ?

Dans la plupart des logements, les pièges mécaniques (tapettes) restent une valeur sûre si la pose est correcte : le long des murs, près des angles, derrière les meubles, et en plusieurs points. La réussite dépend plus de l’emplacement et de la répétition (suivi quotidien) que de l’appât “miracle”. Les plaques de glu sont souvent déconseillées (souffrance, captures non ciblées). Les appâts rodenticides, eux, nécessitent une vraie maîtrise (sécurisation, suivi, risques enfants/animaux) : en cas de doute, faites encadrer la stratégie.

Les répulsifs (menthe poivrée, ultrasons) fonctionnent-ils vraiment ?

Les répulsifs “odeur” peuvent aider ponctuellement, mais ils ne remplacent pas l’essentiel : calfeutrage + suppression des ressources + piégeage. Quant aux appareils à ultrasons, ils sont très populaires, mais ils ne constituent pas une solution fiable pour résoudre une infestation : les souris peuvent s’y habituer, et les zones derrière les meubles/cloisons atténuent l’effet. Utilisez-les au mieux comme un complément, jamais comme stratégie principale. Si l’activité continue, passez à une méthode structurée et mesurable (indices, pièges, exclusion).

J’entends des souris dans les murs : que faire si je ne les vois jamais ?

C’est fréquent. Dans ce cas, la priorité est d’identifier les points de passage (combles, gaines, arrière de cuisine, garage) et de placer les pièges sur les “routes” (plinthes, angles, arrière d’électroménager). En parallèle, lancez un calfeutrage progressif : bas de porte, passages de tuyaux, fissures, grilles. Si les bruits persistent, si vous trouvez des déjections régulièrement ou si le nid est inaccessible, une intervention professionnelle permet de poser un diagnostic complet, de traiter en sécurité et de réduire le risque de récidive.

Et maintenant ?

Si vous suspectez une activité de rongeurs, le plus efficace est d’agir vite et méthodiquement : limiter l’accès à la nourriture, piéger au bon endroit et surtout fermer les points d’entrée. Pour une prise en charge complète en Paris et Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95), vous pouvez contacter CLEAN ON (intervention rapide sous 48h hors week-end, solutions sur mesure, équipe formée). Retrouvez l’entreprise sur le site Clean On ou demandez un devis personnalisé gratuit : 06 69 41 07 17clean.on3d@gmail.com – 28 avenue du Général Leclerc, 93130 Noisy-le-Sec.

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