Signaler une copropriété insalubre à l’ARS : quand agir et comment procéder

Signaler une copropriété insalubre à l’ARS : quand agir et comment procéder

Agissez vite dès les premiers signes d’insalubrité.

Dans une copropriété, le bon réflexe n’est pas d’attendre la prochaine assemblée générale : la fiche Service-Public sur l’habitat insalubre rappelle que le préfet est compétent, tandis que l’ARS ou le SCHS constate la situation et rédige le rapport. (service-public.gouv.fr)

Quand la situation touche aussi les nuisibles, une équipe anti-nuisibles en Île-de-France peut aider à traiter le terrain pendant que le signalement administratif suit son cours.

« Toute personne ayant connaissance de faits révélant une situation d'insalubrité doit le signaler au préfet par tous moyens. » (service-public.gouv.fr)

Cette règle résume l’essentiel : il faut agir tôt, documenter les faits et transmettre le dossier au bon niveau. En copropriété, l’enjeu est souvent collectif, car des parties communes dégradées peuvent aggraver la situation de tout l’immeuble. (service-public.gouv.fr)

Quand faut-il signaler une copropriété insalubre ?

Il faut agir dès qu’un immeuble ou un logement présente un danger ou un risque pour la santé ou la sécurité. Service-Public précise que l’insalubrité peut concerner un logement vacant ou occupé, dès lors que son état, ou les conditions dans lesquelles il est utilisé, créent un risque pour les personnes. (service-public.gouv.fr)

  • Une humidité persistante, des moisissures importantes ou des infiltrations d’eau doivent faire réagir. (service-public.gouv.fr)
  • L’absence d’eau potable, d’évacuation des eaux usées ou d’installations sanitaires est un signal sérieux. (service-public.gouv.fr)
  • Un logement très surpeuplé, sans chauffage ou impropre à l’habitation relève aussi de l’habitat dégradé. (service-public.gouv.fr)
  • La présence de parasites ou de nuisibles fait partie des critères de décence rappelés par Service-Public. (service-public.gouv.fr)
  • Un danger pour la sécurité des occupants justifie un signalement sans attendre. (service-public.gouv.fr)

En pratique, plus les désordres durent, plus le risque sanitaire augmente. L’ANIL recommande d’ailleurs de commencer par une démarche amiable, puis de signaler la situation si la réponse du propriétaire ou du syndic n’est pas satisfaisante. (anil.org)

À qui s’adresser selon la situation ?

On dit souvent « signaler à l’ARS », mais juridiquement, le préfet reste l’autorité compétente. L’ARS ou le service communal d’hygiène et de santé constate la situation, rédige le rapport et alimente la procédure. Pour un logement loué non décent, le service en ligne Signal Logement peut aussi servir de point d’entrée. (service-public.gouv.fr)

Si vous hésitez entre non-décence, insalubrité et simple dégradation, l’ANIL distingue clairement ces procédures et conseille de conserver toutes les preuves après une première tentative amiable. (anil.org)

Quel interlocuteur selon la situation ?

Situation Ce qu’il faut retenir Réflexe utile
Insalubrité avérée ou suspectée Le bien présente un danger ou un risque pour la santé ou la sécurité, et le préfet reste l’autorité compétente. (service-public.gouv.fr) Préparez un signalement écrit et documenté.
Logement loué non décent La logique est différente : on est souvent dans la relation bailleur-locataire, avec un signalement possible via Signal Logement. (service-public.gouv.fr) Ne confondez pas décence et insalubrité.
Parties communes de copropriété Quand les désordres concernent uniquement les parties communes, le rapport est communiqué au syndicat des copropriétaires via le syndic. (service-public.gouv.fr) Prévenez le syndic dès le début du dossier.
Urgence ou danger imminent Le préfet peut agir sans procédure contradictoire préalable si le danger est imminent ou manifeste. (service-public.gouv.fr) Ne laissez pas la situation se dégrader.

Cette lecture aide à éviter un mauvais aiguillage : le bon service n’est pas toujours le même selon qu’on parle d’un logement loué, d’un immeuble en copropriété ou d’un danger immédiat. (anil.org)

Comment constituer un dossier solide ?

L’guide ARS Île-de-France sur les visites d’inspection, publié en 2024, montre qu’un dossier bien préparé facilite l’instruction et la visite sur place. Il cite notamment les échanges préalables, les éléments d’identification du bien, les baux ou quittances quand ils existent, et le règlement de copropriété si les parties communes sont en cause. (iledefrance.ars.sante.fr)

En pratique, une saisine utile peut se construire ainsi :

  1. Décrire précisément les désordres, avec les pièces concernées, les dates et les zones touchées.
  2. Joindre des photos datées, des captures de messages et tout courrier déjà envoyé au syndic ou au propriétaire.
  3. Préciser si le problème concerne un lot privatif, une cage d’escalier, une cave, une cour ou d’autres parties communes.
  4. Ajouter, si vous les avez, le bail, les quittances et le règlement de copropriété pour faciliter la lecture du dossier.

Cette synthèse reprend les pièces que l’ARS cite comme utiles et les conseils de l’ANIL sur la conservation des preuves. (iledefrance.ars.sante.fr)

Après le signalement : que peut faire l’administration ?

Une fois la saisine reçue, le préfet peut faire procéder à des visites pour évaluer les risques d’insalubrité. Dans les lieux à usage d’habitation, ces visites ont lieu entre 6 heures et 21 heures. Si l’occupant s’oppose à la visite, l’autorisation du juge des libertés et de la détention peut être nécessaire. Le directeur de l’ARS ou du SCHS établit ensuite un rapport transmis au préfet. (service-public.gouv.fr)

Le préfet informe aussi les occupants de la procédure par courrier, remise contre signature ou affichage sur la façade de l’immeuble. Dans une copropriété, la procédure contradictoire se fait avec le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic, qui doit informer immédiatement les copropriétaires et les occupants. (service-public.gouv.fr)

En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport de l’ARS ou du SCHS, le préfet peut ordonner sans attendre les mesures indispensables pour faire cesser ce danger. L’arrêté de traitement d’insalubrité peut ensuite imposer des réparations, une démolition partielle ou totale, la cessation de mise à disposition du local ou une interdiction d’habiter temporaire ou définitive. Le délai d’exécution indiqué dans l’arrêté ne peut pas être inférieur à un mois. (service-public.gouv.fr)

Si les mesures ne sont pas exécutées, le préfet peut prévoir une astreinte ou une exécution d’office aux frais de la personne tenue d’agir. Et si l’arrêté entraîne une interdiction temporaire d’habiter, l’hébergement décent des occupants doit être assuré ; si l’interdiction est définitive, le relogement devient obligatoire. (service-public.gouv.fr)

Copropriété : ce qui change pour les parties communes

Quand les désordres concernent uniquement les parties communes, Service-Public précise que l’information sur la mise à disposition du rapport est faite au syndicat des copropriétaires, pris en la personne du syndic. Le syndic transmet immédiatement cette information aux copropriétaires et dispose d’un délai d’observation qui ne peut pas être inférieur à deux mois. (service-public.gouv.fr)

Dans ce contexte, la gestion doit être collective : le dossier administratif, les échanges avec le syndic et la remise en état technique doivent avancer ensemble. Si les nuisibles aggravent l’insalubrité, la page dédiée à la gestion des nuisibles en copropriété peut servir de repère pour organiser une réponse adaptée aux immeubles.

Quand l’immeuble a besoin d’un assainissement plus large, les prestations anti-nuisibles et de désinfection peuvent compléter les démarches administratives en traitant la cause sanitaire concrète, sans se substituer à la procédure d’insalubrité.

FAQ : vos questions sur le signalement à l’ARS

Comment signaler à l’ARS l’insalubrité d’un logement en copropriété et quelles démarches suivre ?

Commencez par écrire un signalement clair et daté, avec photos, localisation des désordres et historique des échanges. En copropriété, prévenez aussi le syndic, surtout si les parties communes sont concernées. Si le bien est loué et que le problème relève surtout de la non-décence, le service Signal Logement peut compléter la démarche. En cas de risque pour la santé ou la sécurité, adressez plutôt le dossier au préfet via le circuit ARS ou SCHS. (service-public.gouv.fr)

Quand l’ARS peut-elle intervenir et rendre un arrêté d’insalubrité pour une copropriété ?

L’ARS intervient pour constater les désordres, faire procéder aux visites et établir un rapport. Le préfet reste l’autorité qui prend l’arrêté. Si le danger est imminent, le préfet peut ordonner immédiatement les mesures indispensables, sans attendre une procédure contradictoire complète. Ensuite, les obligations de travaux, d’interdiction d’habiter, d’hébergement ou de relogement dépendent du contenu de l’arrêté. (service-public.gouv.fr)

Qui peut signaler l’insalubrité d’un immeuble en copropriété et à quel service s’adresser ?

Toute personne ayant connaissance de faits révélant une insalubrité peut la signaler. En pratique, les occupants, un copropriétaire, le syndic, un voisin ou un professionnel peuvent transmettre l’alerte. Le bon interlocuteur varie selon la situation : préfet, ARS, SCHS, mairie ou EPCI. L’important est de ne pas rester bloqué sur le seul syndic si le danger est réel. (service-public.gouv.fr)

Comment obtenir un contrôle ou une visite de l’ARS après un signalement à propos d’un logement insalubre en copropriété ?

Pour obtenir une visite, il faut transmettre un dossier suffisamment précis pour permettre l’instruction. Le guide ARS Île-de-France cite notamment des courriels de saisine, un rapport de visite lorsqu’il existe, des preuves de courriers antérieurs et, pour une copropriété, le règlement de copropriété. Les visites ont lieu entre 6 heures et 21 heures; si l’accès est refusé, une autorisation judiciaire peut être nécessaire. (iledefrance.ars.sante.fr)

Que faire si le propriétaire ou le syndic ne prend pas les mesures après le signalement et l’arrêté d’insalubrité ?

Si le propriétaire ou le syndic n’exécute pas l’arrêté, le préfet peut faire appliquer des astreintes, faire exécuter les travaux d’office et, selon les cas, prendre acte de la réalisation ou lever l’arrêté une fois le danger écarté. Si une interdiction d’habiter est temporaire, l’hébergement doit être assuré; si elle est définitive, le relogement devient obligatoire. Conservez toujours les preuves des échanges. (service-public.gouv.fr)

Et maintenant ?

Si la situation de votre copropriété combine insalubrité, humidité, dégradation ou nuisibles, le plus efficace est d’avancer sur deux fronts : le dossier administratif d’un côté, et la remise en état technique de l’autre. Vous pouvez prendre contact avec l’équipe pour poser votre situation, ou revenir vers la page dédiée aux copropriétés afin de préparer une action coordonnée.

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